Alors puisque ce modèle finalement du loup solitaire est introuvable, on s'est intéressé à un rôle rempli par un autre dispositif, c'est la question des réseaux sociaux ou l'usage d'internet. Alors on dispose d'un ensemble d'études de cas en France, à l'étranger aussi, et à nouveau de données statistiques. Premier constat à partir du cas français, l'internet joue un rôle significatif significative dans le processus de radicalisation. Donc l'internet paese, c'est d'abord un outil d'acquisition de connaissances sur la réalité du combat djihadiste, donc le combat défensif en terre d'islam, la guerre en Syrie pendant plusieurs années, l'actualité d'un califat, la répression, les lectures géopolitiques.
C'est aussi une boîte à outils qui permet d'obtenir des informations cette fois-ci sur les moyens d'action. Comment on fabrique des explosifs ? Comment on peut obtenir des armes à feu ? Le réseau est aussi un très fort vecteur d'inclusion dans ce que d'aucuns ont appelé une communauté émotionnelle. C l d souffrance partag et que l voit la souffrance subie par des populations dans des territoires au Moyen Et puis les réseaux sociaux permettent d'établir un contact pour encourager au passage à l'acte.
Dans le cas français, sur un corpus d'un peu plus de 100 auteurs d'attentats, ceux qui ont été déjoués ou effectifs, on voit que l'usage d'Internet est bien un des vecteurs de socialisation à la violence le plus partagé. On le retrouve, en majorité relative, dans le plus grand nombre de cas. Et on le voit très bien dans les travaux de la fondation Jean Jaurès, Sciences Po Saint-Germain, que j'ai déjà cités. Mais pour autant, c'est une seconde idée extrêmement importante, ce qui ressort des données récoltées, c'est que ce dispositif est rarement isolé.
Et donc il est toujours couplé à d'autres processus du passage à l'acte. On dispose ainsi d'une revue de littérature sur des articles universitaires et de recherche qui traitent du terrorisme. Des collègues français et canadiens ont établi un corpus de plus de 4000 articles référents sur le terrorisme. Parmi ces 4000 articles 600 traitent du lien entre internet et radicalisation dans diff pays cadres occidentaux Or ce qu constate c que le r est tr net il n nous disent ces auteurs, aucune preuve tangible que l'influence des médias sociaux puisse agir indépendamment d'autres facteurs qui seraient des facteurs hors ligne.
On peut alors s'appuyer sur les travaux de la fondation américaine de la Round Corporation qui dans sa branche du Royaume-Uni relève ainsi trois processus classiques. L'information en ligne va pouvoir d'abord conduire à la rencontre de membres radicalisés et donc on peut citer un cas au Royaume-Uni où un auteur d'attentat s'est d'abord déplacé à une conférence islamiste. Une radicalisation appuyée par internet peut aussi être collective. C'est le cas qu'on a retrouvé dans le cas de radicaliser en couple.
Dernière trajectoire notée par la fondation, elle concerne les voyages à l'étranger, voyage en Bosnie en Tchétchénie et ce fut le cas des deux frères qui ont réalisé l'attentat de Boston. Que conclure ici ? Eh bien quoi qu en soit il ressort que l radicalisation nouveau est essentiellement un mythe On voit tr bien comment le djihadisme est avant tout un ph collectif Dernier facteur d lors qu faut retenir il tient l de la socialisation politique. On peut qualifier la socialisation politique comme un processus par lequel des individus acquièrent et intériorisent des valeurs, des normes politiques.
On peut alors observer des processus de socialisation à la violence politique. Or plusieurs processus apparaissent comme centraux. On citera le rôle de la famille, l'incarcération, autrement dit le passage en prison, et surtout le déplacement en zone de combat dans la période récente qui a été un élément crucial. Les études évoquent une radicalisation par une expérience en zone de conflit et donc selon les données fournies par l'enquête citée près d'un auteur sur deux d'attentats sur le sol français a été en zone de conflit en Syrie ou en Irak, quasiment un sur deux.