Le deuxième caractéristique de la mondialisation c'est son cadre géographique, un cadre géographique qui est centré prioritairement sur la région. Alors la région c'est une notion ambiguë qu'on regarde les cartes de l'Europe depuis le Moyen Âge, on s'aperçoit que les frontières de l'Europe ont pu toucher à certaines périodes l'Iran ou à d'autres périodes l'Europe a pu se rétracter. La région comme nous le dit Karl-deutsch n'existe pas d'un point de vue géographique, la région est avant tout une construction politique.
Mais l'économie joue un rôle central dans la construction de la région, on l'a vu avec la création de l'Allemagne à partir du sol ferraille, on le voit avec la création de l'Europe qui part d'accords commerciaux qui part prioritairement du marché commun et la caractéristique de la mondialisation aujourd'hui c'est la multiplication des accords commerciaux régionaux puisque nous avons en 95 58 accords régionaux qui sont recensés et aujourd'hui en 2016 nous en avons quelques 460, 459 plus précisément.
Alors pourquoi est-ce que malgré les contraintes et nous voyons que nos voisins anglais ont eu le désir de rejeter ces contraintes ? Pourquoi malgré ces contraintes multiples que le fait de vivre dans un cadre avec des règles supranationales peu imposées ? Pourquoi la région s'impostelle ? Il y a deux raisons centrales tout d'abord parce qu'elle permet de mieux coordonner les économies et dans le même temps elle réduit le risque de retour en arrière. Les entreprises n'aiment pas l'incertitude et le cadre régional qui est un cadre obligatoirement coordonné qui est un cadre encadré où les décisions unilatérales ne sont pas les bienvenus favorisent donc une vision à long terme et favorisent la coordination des économies en réduisant l'incertitude politique.
Dans le même temps la région nous dit Paul Krugman a un rôle éducatif pour les entreprises. La région permet aux entreprises de découvrir des horizons plus larges que le simple marché national permet de découvrir de nouvelles formes de concurrentes et très clairement ils vont mieux passer par le sas régional pour devenir une entreprise à taille mondiale plutôt que de vouloir du jour au lendemain se lancer dans le grand vin de la mondialisation. Alors comment la région se développe telle on a en fait un parcours que l'on peut assez facilement établir.
A l'origine de la région nous avons la zone de libre-échange c'est à dire on définit une zone à l'intérieur de laquelle les produits circuleront plus facilement avec des droits de douane qui ont baissé. Les contraintes sont relativement faibles à savoir il faut dans cette zone favoriser une économie de marché c'est à dire que les seules contraintes qui apparaissent sont des contraintes pour lutter contre la politique anti dumping des entreprises pour lutter contre la cartelisation pour lutter contre les ententes mais c'est un système assez rudimentaire dans lequel les marchandises circulent librement c'était ce que les anglaises en fait c'était l'ambition de l'angleterre pour l'euro puisque à la fin des années 50 on se croise en précisément l'angleterre qui ne participe pas au marché commun lance l'association européenne de libre-échange et c'est le système qui prévaut en amérique du nord avec l'alena qui unit les états unis le canada et le méxy au niveau supérieur d'obligations on a la la zone de l'union douanière alors l'union douanière c'est bien sûr une zone de libre-échange mais en plus on a ajouté un tarif extérieur commun sur sur les frontières c'est à dire que le ce marché cette union douanière protège en même temps la production locale avec l'idée sous-jacente d'une préférence communautaire il est suggéré que les consommateurs consomment achètent des produits de la zone plutôt que des produits de l'extérieur qui sont plus chers par le tarif extérieur commun en l'exemple historique du non douanière qui a eu une influence politique majeure c'est le sol ferrein en allemagne au 19e siècle qui précède la création qui précède l'unité allemande et aujourd'hui le modèle si vous voulez c'est le mercausseur au niveau supérieur encore vous avez un marché commun alors un marché commun c'est bien sûr une zone de libre-échange à laquelle on a ajouté une union douanière donc un tarif extérieur commun et à l'intérieur de ce marché commun nous avons des politiques communes des politiques sectoriaires communes c'est à dire que là on voit un volontarisme politique qui va prendre en charge le développement régional ou secteur qui vont bénéficier du soutien des instances communautaires l'exemple bien évidemment c'est le marché commun des traités de robes qui va se transformer en marché unique puis en grand marché c'est la dynamique finalement la plus amoutie de l'intégration par l'intégration politique par l'économie puisque au dernier étage nous avons l'union économique et monétaire telle qu'elle apparaît en Europe à partir de Maastricht et pour avoir une union économique et monétaire il faut une monnaie commune il faut transformer le marché commun par l'apparition d'une monnaie commune monnaie commune qui répond aussi bien à des considérations économiques qu'à des considérations politiques puisque l'euro est apparu à la demande de la France c'est la France qui a voulu arriver définitivement l'Allemagne réunifiée à l'Europe en lui faisant abandonner le Deuxmart et en en soudant définitivement le destin de l'Allemagne au reste des autres nations européennes et là c'était une décision éminemment politique du président Mitterrand qui avait été accepté par le chancelier de l'école aujourd'hui la caractéristique du monde contemporain c'est la multiplication donc de ses accords régionaux de ces zones qui prennent des formes différentes et l'interconnexion de ces zones on le voit avec l'Europe qui entretient aussi bien des rapports avec la vie avec avec la Mitterrandie et très clairement se mettre à l'écart de ces de ces regroupements économiques et plus un handicap canatou et on l'a vu récemment lorsque les états unis se sont retirés du TPP de l'accord transpacifique finalement la Chine a bénéficié de ce retrait américain pour supplanter dans la zone l'influence américaine donc le cadre de la mondialisation ce sont bien sûr des vecteurs matériels mais c'est aussi un cadre géographie et encore une fois il n'y a pas de marché global puisqu'il n'y a pas de produit global si ce n'est peut-être la pizza mais qui n'est pas un produit industriel il n'y a que des marchés régionaux qui s'interconnectent les uns avec les autres donc c'est la première caractéristique de la mondialisation actuelle deuxième caractéristique deuxième point à étudier c'est le rôle des acteurs et l'acteur central de la mondialisation c'est bien évidemment l'entreprise mais une entreprise qui n'a plus rien à voir avec l'entreprise du 19e siècle alors l'entreprise pour comprendre l'entreprise contemporaine pourquoi les entreprises sont ouvertes au monde nous avons un auteur japonais Kenishi Omae qui était en fait un simple consultant et qui était intrigué par le fait que les sociétés qu'ils qu'il auditaient avaient l'envie de se projeter à l'extérieur alors même que les marchés n'étaient pas toujours aussi florissants que le marché japonais des années 80 et du début des années 90 et Kenishi Omae a trouvé trois raisons pour lesquelles les entreprises étaient amenées à créer des supersales dans des pays tiers essentiellement en amérique du nord et en europe la première des raisons c'était la rapidité des évolutions technologiques il fallait être au contact finalement des différents des différentes cultures pour savoir ce qui se passait dans la recherche et pour justement être en mesure de créer de rassembler ces technologies pour créer un produit nouveau donc une veille technologique était la première raison qui justifiait cette implantation à l'étranger la deuxième raison était l'évolution rapide des goûts des consommateurs la production qui était précédemment une production standardisée doit désormais s'adapter au goût des consommateurs qui évoluent très vite et surtout sur les bases nationales la ménagère de moins de 50 ans portugaises ne réagit pas obligatoirement de la même manière que la ménagère de moins de 50 ans s'lédouage et d'où la nécessité d'être au contact des clients enfin la dernière raison c'était malgré tout la peur du protectionnisme d'un protectionnisme qui ressurgir régulièrement chaque fois qu'il y a des tensions politiques et sociales dès lors on n'achète pas une Toyota voiture japonaise on achète une voiture produite à valenciennes on n'achète pas une voiture de général moteur produite aux états unis on achète une voiture produite en france une voiture qui a donné des emplois à des français et le paradoxe c'est la crainte finalement d'un protectionnisme toujours présent qui a incité à l'ouverture des des entreprises pour cette entreprise mondialisée ensuite était théorisé par Robert Reich qui est un professeur université de Harvard qui a été qui a une expérience politique dans le cabinet de Clinton puisqu'il a été ministre du travail et Robert Reich dans l'économie mondialisée explique finalement pourquoi les entreprises ont eu tendance à à s'ouvrir à transformer les filiales non plus simplement en simple relais mais en filiales autonomes ce qu'il appelle des filiales ateliers alors pour lui bien évidemment il est américain tout part des états unis tout part des grandes entreprises américaines qui avaient passé un deal avec les pouvoirs un deal implicite avec les pouvoirs publics c'était ce qui l'appelle le compromis national les entreprises américaines avaient l'obligation d'augmenter le niveau de vie de la population américaine et en échange la diplomatie économique américaine était mise au service de ces entreprises c'est l'adage célèbre tout ce qui est bon pour général motors est bon en même temps pour les états unis et vice versa or cette situation est compromise au détour des années 60 quand justement l'europe et le japon sont reconstruits et commencent à devenir des concurrents sérieux pour les entreprises américaines lesquelles on le choix en trois possibilités quoi finalement face à la concurrence elle se replie sur le marché américain qui est encore largement suffisant mais le problème c'est que ces entreprises auraient laissé la voie libre aux entreprises concurrentes qui d'elle horreur et grossi et serait devenu à terme une menace plus importante la deuxième possibilité c'était de s'adapter à la concurrence en baissant les salaires américains là c'était rompre le compromis national et c'était absolument impensable alors en fait la dernière possibilité qui s'offrait à ces entreprises c'était d'ouvrir des supersales ailleurs dans le monde ce qui était facilité par le fait que le dollar était en même temps une monnaie de circulation et une monnaie de réserve donc ces entreprises ne prenaient pas de risques de change et donc la mondialisation économique sous l'influence des entreprises part d'un père Robert Reich des états unis et l'entreprise d'elle horreur s'est transformé on a comme chez kanishi omae une production qui est personnalisée une production qui est au plus proche du consommateur on a une production qui est devenue nomade à savoir que l'on transfert les produits en voie de fabrication d'un site un autre en fonction des spécificités et en fait dernière caractéristique on a des entreprises qui sont intégrées à l'échelle mondiale puisqu'elles intégrent aussi bien la recherche de ressources que l'innovation technologique la fabrication et les services d'assurance ou de transport qui vont avec donc voici le schéma de l'entreprise mondialisée telle qu'elle était décrite par kenishi omae entreprise qui est au coeur de la mondialisation alors d'elle horre il faut s'intéresser à ces entreprises transnationales qu'elle est leur influence réelle alors on ne parle plus aujourd'hui d'entreprise multinationale on parle d'entreprise transnationale et assémentique est intéressante puisque derrière la multinationale nous voyons dessiner les noirs des seins de la united foot en amérique centrale dans les années dans les années 50 ou du lion carbide à bo pal avec un mépris pour les populations un mépris pour l'environnement un mépris pour l'autonomie politique et bien évidemment lorsqu'on parle d'entreprise transnationale on est dans un état d'esprit différent un état d'esprit dans lesquels finalement l'entreprise devient un vecteur de diffusion de la richesse sur la à l'échelle mondiale en définir une entreprise transnationale c'est extrêmement difficile puisque est-ce que les boulangeries pôle qui sont présentes aussi bien à tokyo que aux états unis ou à mon pelier est-ce que c'est une entreprise multinationale strict au sensu oui mais ce qu'il faut voir c'est que ces entreprises doivent bien évidemment développer un tissu de filial autonomes avec une production et un emploi important et finalement la CNU-SAID la conférence des nations unies pour le commerce et le développement retient le chiffre de 80 000 multinationales au milieu des années 2010 qui ont créé 800 000 filiales dans le monde lesquels emploient 75 millions de personnes alors ces entreprises et ces intéressantes sont installées pour profiter des disparités finalement et c'est intéressant pour étudier la mondialisation la mondialisation ce n'est pas l'uniformisation sous-influente du marché c'est au contraire des disparités régionales aussi bien en matière de production en matière de taxation en matière de droits les travailleurs ce qui permet justement de nourrir l'échange ce sont les les disparités enfin dernière caractéristique de ces entreprises c'est une tendance à la concentration même si cette tendance dans les années 2010 est moindre que la tendance que l'on avait pu observer dans les années 2000 puisque le plus grand tout les plus grands de fusion ont eu lieu au milieu des années 2006 quand le total des fusions acquisitions atteignait le chiffre extraordinaire de 3600 milliards de dollars pour la seule année 2006 aujourd'hui ce mouvement est derrière nous mais nous assistons toujours même s'il en pleurait moindre à cette tendance à la concentration alors quelle est l'influence de ces entreprises il faut le voir à deux échelles déjà avec le pays d'origine et dans les pays où où elle s'installe alors avec les pays d'origine les relations sont complexes puisque très clairement une nation peut se norgueillir de compter des grandes multinationales dans ces entreprises nationales on est fier d'avoir des entreprises du cac 40 qui sont de grandes entreprises multinationales donc il y a des relations de dépendance d'autant plus étroite que les dirigeants de ces entreprises sortent en général des mêmes écoles ont la même formation à même culture que les dirigeants politiques ceci étant les intérêts économiques de ces entreprises sur le court terme ne sont pas obligatoirement convergents avec les intérêts nationaux prenons l'exemple du pétrole il est clair que pour rendre rend câble des exploitations à grande profondeur comme le gisement de nicosa au large du du congou brasaville ou pour exploiter les chismes bitumeux il faut que le pétrole soit cher inversement il n'est pas intéressant pour un pays d'avoir un pétrole cher c'est plutôt contre productif donc c'est en court terme il peut y avoir bien évidemment des tensions mais sur le long terme on voit plutôt une convergence puisque ces entreprises conservent malgré tout un drapeau on ne voit jamais une maison mère financer les plans sociaux dans ses filiales alors que l'on voit toujours les filiales participer aux plans sociaux des maisons mère donc ces entreprises conservent une nationalité et on le voit d'autant plus dans les périodes de crise de tensions internationales quand ces entreprises vont demander la protection que les autorités nationales est en mesure de leur apporter donc des relations ambivalentes qui peuvent aller jusqu'à la collusion c'est-à-dire cas des chevaux en corée du sud par exemple mais des relations qui restent des relations de mutuelle dépendance vis-à-vis des pays d'implantation ces firmes ont un rôle plus ambivalent alors pendant les années 50 en les années 60 au moment où les pays du tiers monde cherchent un modèle autonome de développement on est plutôt dans une phase de défiance et une phase de nationalisation on recense entre les années 60 le début des années 60 et le milieu des années 70 quelques 1600 grandes procédures de nationalisation qui sont possibles en droit international depuis une résolution de 1952 des nations unies sur le droit des pays à être maître de leurs ressources naturelles donc on était dans une période de défiance aujourd'hui la situation a changé depuis finalement les quatre modernisations de deng-siaoping l'idée sont à quelle il est nécessaire d'attirer ces entreprises d'attirer des capitaux étrangers qui vont participer au développement du pays s'impos et si on ne peut pas interdire la libre circulation des capitaux dans le fameux triomph de mondel c'est justement parce que les pays ont besoin de ces capitaux venant de l'extérieur pour se développer alors les idéaux les investissements directs à l'étranger reste bien sûr plus important de pays du nord à pays du nord mais les pays du sud voient leur la part des idéaux augmentés puisqu'on est aujourd'hui à peu près au cas de l'ensemble des investissements internationaux on a on est à peu près à 650 milliards de dollars placés dans des pays du sud en 2017 donc pour les pays du sud cette man ces investissements sont absolument indispensables ils sont d'autant plus indispensable que ces investissements désormais remplacent et sont plus efficaces que l'aide publique au développement les idéaux désormais sont quatre fois supérieurs à l'aide publique au développement puisqu'il faut remporter ces 653 milliards de dollars en 2017 aux 146 milliards de dollars réunis au titre de l'apd l'aide publique au développement par les pays de l'océdéreux donc on voit que la relation avec ces entreprises a fondamentalement changé on est passé d'une période de défiance dans les années de guerre froide à une période actuelle où l'on est amené à attirer ces capitaux qui sont nécessaires pour le développement donc la relation entre l'entreprise et l'état a fondamentalement changé sa deuxième caractéristique de la mondialisation merci pour votre attention