Cours 10 - Le rôle des instruments politiques

RELATIONS INTERNATIONALES · Semaine 5 : Le rôle des instruments de règlement pacifique et politique des différends
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Nous avons vu jusqu'à présent les instruments juridiques qui permettent d'endiguer la violence. Regardons à présent les instruments politiques qui sont essentiellement au nombre de trois. Il y a les instruments liés à la notion d'équilibre, la fameuse balance of power. Il y a les instruments que l'on appelle les mesures de sécurité et de confiance. Et puis, il y a la coexistence pacifique et les complexes de sécurité. Bon, considérons tout d'abord la balance of power. Si vous vous souvenez bien, Kissinger, que je vous ai déjà présenté lorsque je vous ai parlé du monde westphalien, disait que la caractéristique du monde westphalien résidait dans la raison d'État, dans la notion d'intérêt national et dans cette fameuse balance of power qui avait pour but de concilier les intérêts antagonistes des États de façon à éviter d'être en danger. guerre permanente.

Or, cette balance of power a été critiquée, notamment par Wilson, qui considère que le vieux jeu discrédité à jamais de la balance of power a été à l'origine de la première guerre mondiale. Cette balance of power, en fait, existe toujours. Mais bien évidemment, les mécanismes anciens de la balance of power qui étaient au nombre de quatre, il y avait les alliances, il y avait la dissuasion, il y avait le principe impérial de diviser pour régner et puis le principe des compensations. je prends cela mais je te donne cela, j'instaure un protectorat sur le Maroc, en échange la France donne à l'Allemagne des territoires au Cameroun.

Or il est clair que le principe impérial de diviser pour régner et le principe des compensations n'a plus lieu d'être. Mais les mécanismes des alliances et de la dissuasion existent toujours et donc la balance of power n'a pas disparu. Et cette balance of power a quatre caractéristiques. C'est un mécanisme conservateur, et elle a pour but de préserver la stabilité territoriale à un moment donné, et de lutter donc contre les prétentions des nations révisionnistes, c'était le terme que l'on utilisait dans l'entre-deux-guerres, donc d'éviter des revendications territoriales qui se traduiraient par un recours à la force.

C'est qu'il y a un mécanisme, deuxième caractéristique, défensif et préventif, à savoir qu'une nation qui mène une politique de balance of power a l'obligation d'avoir suffisamment de force pour être en capacité d'intervenir pour assurer le respect de cet équilibre. Troisième caractéristique, c'est un mécanisme automatique. On intervient au profit de la nation agressée tout simplement parce que si l'agresseur finit par absorber l'agressé, la somme de A plus B va devenir une menace potentielle pour moi. Donc on doit ne pas tenir compte des relations d'amitié ou d'hostilité, on doit intervenir au profit de l'agressé de façon à satisfaire notre intérêt personnel.

Enfin, c'est un mécanisme instable, dernière caractéristique, qui nécessite d'être renégocié en permanence. Et cette balance of power est toujours présente à travers les deux mécanismes de la dissuasion et des alliances. Alors voyons la dissuasion. Il est clair que la dissuasion nucléaire a joué un rôle central dans la pacification du monde. Raymond Aron parlait de la Pax Atomica qu'il qualifiait comme cette ultime ruse de la raison. « La paix naissant de la guerre, disait-il, ce ne serait ni la première ni la pire des ruses de la raison ».

Pour que la dissuasion puisse fonctionner, il faut trois conditions. Il faut déjà accepter une vulnérabilité mutuelle. Il faut accepter d'être exposé aux forces adverses. C'est-à-dire qu'il faut éviter de déployer un bouclier antimissile, il faut accepter d'être à découvert et c'est cette vulnérabilité mutuelle qui crée la stabilité de la dissuasion. C'est parce que les deux parties savent que si elles engagent une guerre, elles disparaîtront automatiquement. Cela a été au centre de la stabilité de la dissuasion. En second lieu, il faut disposer d'une seconde frappe invulnérable.

Donc cela nécessite un niveau technologique avancé. Il faut que tapis au fond des mers, un ultime sous-marin puisse, même au cas où le pays a été rasé, il faut que ce sous-marin soit capable d'infliger à l'agresseur des dommages au moins équivalents à ceux qui l'ont fait. a provoqué. Donc dès lors que l'on a soit des forces sous-marines, soit des missiles mobiles qu'on peut cacher dans des reliefs sous des montagnes, à partir du moment où on est assuré d'avoir cette seconde frappe invulnérable, la dissuasion va fonctionner.

Enfin, pour éviter l'escalade, pour éviter les incompréhensions, il faut une négociation permanente et les États-Unis comme l'Union soviétique l'ont bien ressenti puisque d 1959 alors que la guerre froide n pas encore totalement termin ils comprennent la n de se rapprocher sur la question du nucl mais ils ne savent pas comment faire, et c'est très amusant de constater qu'ils ont commencé par un traité totalement inutile, le traité du 1er décembre 1959, par lequel ils interdisaient de déposer des armes dans l'Antarctique.

Or, personne, mais vraiment personne, n'avait eu l'idée, à cette époque, de mettre des armes dans cette zone. Toujours est-il, ce traité a bien montré la prise de conscience par les États-Unis et l'Union soviétique de la nécessité de dialoguer. Il est caractéristique aussi de voir que le premier texte signé après la crise de Cuba, le premier texte fondateur de la détente, c'est le traité qui va instaurer, qui va créer le téléphone rouge, en fait le télétype rouge en juin 1963, avant même le traité de Moscou qui sera signé en août 1963, traité qui interdira les essais nucléaires dans l'air, dans l'espace extra-atmosphérique et sous l'eau, qui sera en fait le préalable au traité de non-prolifération nucléaire de juillet 1968.

Donc, premier élément qui fonctionne, c'est la dissuasion. Et la dissuasion, finalement, a permis d'éviter que deux empires qui avaient également vocation à la domination du monde, à l'empire du monde, ont appris à vivre en bonne intelligence. On voit qu'entre l'Inde et le Pakistan, de la même manière, ces deux rivaux historiques ont appris à cohabiter en paix, à limiter finalement l'intensité de la guerre qu'ils mènent toujours l'un contre l'autre, tout simplement parce qu'il y a cette menace du nucléaire.

Donc, premier instrument politique de la balance of power, la dissuasion. Le deuxième instrument, ce sont les alliances. Alors les alliances, le phénomène d'alliance est aussi ancien que l'existence de cités qui entretiennent entre elles des relations. Les alliances contemporaines sont quand même très différentes des alliances du passé, ne serait-ce que des alliances du XIXe siècle. On a des alliances qui sont beaucoup plus larges, 28 membres aujourd'hui dans l'Alliance Atlantique, des alliances qui ne sont pas conclues pour une, deux, trois ou quelques années, des alliances qui sont conclues sur le long terme et reconductibles sans limitation de temps.

Donc il faut étudier dans une perspective politique et non pas historique l'existence des alliances aujourd'hui qui sont créées à la fois pour des considérations intérieures et pour des considérations extérieures. Dans les considérations intérieures, il faut bien voir que participer à une alliance, c'est une manière de légitimer un régime et d'obtenir une reconnaissance de ce régime par les autres États. Et les considérations extérieures à l'essence des alliances sont de deux sortes. Il y a tout d'abord ce que l'on appelle la balance of threat, c'est-à-dire l'équilibre des menaces face à la menace venant de l'Est.

La Pologne, les États baltes, considèrent que l'OTAN est leur meilleure garantie. Et puis il y a aussi un phénomène de bandwagoning, un phénomène qui montre qu'à une période donnée, la nation dominante va attirer à elle les nations les plus faibles qui veulent non seulement obtenir sa protection, mais qui naturellement se rangent du côté du plus fort. Alors ces alliances ont un double intérêt, elles ont un intérêt à l'intérieur et à l'extérieur. À l'intérieur, ces alliances permettent de créer une zone de paix étendue, puisqu'en adhérant à l'alliance, il y a cette idée selon laquelle on a des régimes politiques qui sont relativement proches, compatibles.

L'approche constructiviste des relations internationales explique même l'origine des alliances par cette identité ou cette communauté de régimes. La deuxième condition à l'apparition d'une alliance, c'est l'idée selon laquelle on va avoir un bénéfice à participer à l'alliance, ne serait-ce que le bénéfice de faire payer à d'autres sa propre sécurité. C'est l'un des problèmes traditionnels au sein de l'OTAN. Enfin, une dernière caractéristique interne de l'Alliance, c'est le fait que l'on renonce à régler ses différends avec les partenaires au sein de l'Alliance en recourant à la force.

C'est-à-dire que l'Alliance devient une vaste zone de paix. On parle dès lors de communauté de sécurité. Le terme va apparaître dès 1957 avec Karl Deutsch qui travaille sur l'OTAN. Et cette communauté de sécurité peut prendre deux formes, des communautés de sécurité pluralistes, c'est-à-dire l'OTAN, ou une communauté de sécurité plus intégrée. Karl Deutsch parle de communauté de sécurité amalgamée. L'exemple, c'est l'Union européenne. Mais dans un cas comme dans l'autre, on a une vaste zone de paix qui est apparue.

Il est quand même très intéressant de constater qu'en Europe, les pays qui ont été à l'origine des grandes guerres du XXe siècle sont désormais des pays amis puisqu'ils cohabitent au sein de ces communautés de sécurité. et aujourd'hui on imagine très difficilement que la France et l'Allemagne, dans un horizon proche, puissent redevenir adversaires et s dans les conflits de l de ceux que l a connus par le pass Alors l bien s a un co et l quand on cohabite au jour le jour induit bien évidemment des tensions, ce sont les fameux malentendus transatlantiques, des malentendus transatlantiques qui ne sont pas apparus avec le président Trump.

En fait, on parle de malentendus transatlantiques depuis 1965, c'est le titre d'un ouvrage de Kissinger, avec toujours le même lettre motive. Les États-Unis disant aux Européens « Vous ne dépensez pas assez pour votre défense et c'est nous qui assurons l'essentiel de votre défense. » Et inversement, les Européens disant aux États-Unis « Oui, mais s'il devait y avoir une guerre, cette guerre se déroulerait chez nous et donc le territoire européen protège le territoire américain et cela n'a pas de prix. » Donc là, on est dans un dialogue de sourds et ces tensions sont absolument récurrentes.

Mais ces tensions sont finalement le prix à payer pour avoir cette vaste zone de paix que nous connaissons aujourd'hui. Et puis l'Alliance a un autre intérêt, c'est un intérêt de sécurisation externe. L'Alliance sécurise déjà les zones frontières, les zones tampons, ces zones dans lesquelles nombre de guerres ont pu débuter. Le fait qu'en 1956 la Hongrie soit membre du pacte de Varsovie qui a été créé l'année précédente, d'ailleurs en 1955, va éviter l'intervention américaine. Le fait que la Tchécoslovaquie, qui est encore une fois sur la frontière avec l'Ouest, soit membre du pacte de Varsovie, va éviter une intervention extérieure en août 1968.

Tout simplement parce que les États-Unis ont compris qu'ils ne pouvaient pas intervenir dans les affaires de l'autre alliance parce qu'eux-mêmes ne supporteraient pas que l'Union soviétique puisse intervenir pendant la guerre froide sur le territoire de l'Alliance atlantique. Donc il y a cette sécurisation des maillons faibles, des zones tampons et là ça n'a pas de prix puisque un très grand nombre de guerres sont nées du fait d'un conflit dans ces zones tampons qui en général soulèvent les appétits des nations les plus violentes et plus engagées dans des politiques de force.

Donc, sécurisation des zones frontières. En même temps, l'intérêt des alliances, c'est qu'on a rarement une alliance seule. Une alliance suscite quasiment obligatoirement la naissance d'une alliance rivale. Or, le face-à-face des alliances augmente bien évidemment le niveau de tension et cette augmentation du niveau de tension implique la nécessité d'un dialogue. Or, ce dialogue ne fonctionne pas toujours. On l'a vu entre le pacte de Varsovie et l'OTAN. On a engagé à partir de 1973 des négociations sur la stabilisation des forces conventionnelles en Europe, les MBFR, Mutual Balance Force of the Chinooks.

Bien, ces MBFR ont échoué, mais inversement, le fait que les deux alliances soient en contact permanent a permis d'éviter le recours à la force parce que les deux adversaires étaient obligatoirement partenaires dans le cadre de négociations et avaient appris à mieux se connaître. Et les alliances qui, au même titre que la dissuasion, participent à la balance of power, à la notion d'équilibre, les alliances débouchent naturellement sur un deuxième instrument de stabilisation politique, à savoir les mesures de sécurité et de confiance.

Il est clair qu'il n'est pas toujours possible d'engager une négociation qui ait des chances de succès pour réduire les armements et réduire la tension ou trouver des solutions aux problèmes en suspens. Inversement, il est peut-être possible, sans trop s'engager, finalement d'accepter de transmettre des informations à l'autre sur une base réciproque de façon à mieux connaître les intentions de l'autre et à faire baisser l'indécision qui peut être source de danger. Donc apprendre à mieux se connaître à travers les mesures dites de sécurité et de confiance est également un instrument très utile pour faire baisser la tension et éviter le recours à la force.

Alors, en quoi consistent ces mesures ? Ce sont essentiellement des notifications, notifications de manœuvres militaires. Il est clair que pendant la guerre froide, si vous avez un corps d'armée soviétique et allemand qui sort de ses casernes et qui se dirige vers Berlin, légitimement, l'OTAN peut avoir du souci à se faire. si ce corps d'armée est en manœuvre et que la manœuvre a été notifiée et qu'il y a dès lors des observateurs de l'OTAN sur place, le risque de dérapage est contrôlé.

Donc, premier instrument de sécurité et de confiance, c'est la notification et on peut améliorer le processus en réduisant la taille des manœuvres manœuvres qui doivent donner lieu à notifications. Donc au début du processus, on commence par des corps d'armée et puis on va terminer par des manœuvres, peut-être pas au niveau du régiment mais au niveau de la division. On peut améliorer également, renforcer le processus en augmentant la durée de notification, c'est-à-dire à l'origine qu'on ne connaît pas trop le mécanisme, on dit un mois à l'avance on va faire une notification et puis Et quand les deux partenaires ont appris mesurer l de ces notifications il y a un calendrier qui est un an l qui permet v d la venue d pr lors de ces man puisque notification implique en m temps une observation Alors vous avez une autre possibilité pour améliorer la confiance, c'est de transmettre des informations sur votre budget militaire.

Et là, les Nations Unies ont œuvré utilement pour mettre en place un instrument standardisé de présentation des dépenses militaires. Et puis, dans le même temps, il y a un suivi du contrôle, un suivi du commerce international des armes. Le récent traité sur le commerce international des armes va permettre d'avoir une base de données sachant qui achète quoi et de quels armements dispose un pays. Donc, ces mesures de sécurité et de confiance participent, elles aussi, à la stabilisation du monde.

Enfin, dernier instrument politique, et vous voyez toutes ces strates, tous ces instruments que l'on a accumulés, dernier instrument politique, nous avons la coexistence pacifique. Comme le dit Malenkov en 1953, dix jours après la mort de Staline, à l'ère du nucléaire, la confrontation des idées doit être substituée à la lutte armée. Il est clair qu'en 1953, les soviétiques sont encore dans une position ambiguë et au même moment, les soviétiques dénoncent le général Ridgway qui commande les forces de l'ONU en Corée en disant que Ridgway a inoculé la peste dans les tranchées nord-coréennes.

Il est difficile de dire qu'on va négocier en injuriant et en accusant l'autre d'un méfait aussi grave. Mais l'idée est là sur laquelle le nucléaire interdit le recours à la violence. Et finalement, c'est Barry Buzan qui va théoriser la coexistence de ces deux alliances qui ont des intérêts de sécurité communs. L'OTAN a des intérêts de sécurité qui dépendent de la situation au sein du pacte de Varsovie et vice-versa. L'OTAN n'a pas intérêt à menacer le pacte de Varsovie si le pacte de Varsovie ne le menace pas.

Bien sûr, si le pacte de Varsovie menace l'OTAN, l'OTAN, à ce moment-là, va devoir menacer le pacte de Varsovie. Et donc les deux alliances ont des intérêts de sécurité communs et je crois vous avoir déjà dit que la meilleure preuve c'est qu'on parlait à l'époque de conflit périphérique, c'est-à-dire on avait exclu la possibilité d'un recours à la force dans le système stratégique central là où des armes nucléaires pouvaient être utilisées et on a repoussé la violence vers la périphérie.

Donc ces complexes de sécurité s'ajoutent aux mesures de sécurité et de confiance et s'ajoutent aux instruments de la balance of power, que sont la dissuasion et les alliances, pour former un ensemble d'instruments politiques qui viennent s'ajouter à tous les instruments juridiques que je vous ai présentés précédemment et qui expliquent aujourd'hui pourquoi nous vivons cette période de crise. de paix aussi longue et aussi durable. Et dès lors, en conclusion de ce chapitre, il faut bien voir que la représentation des relations inter-étatiques a changé.

Précédemment, en 1959, Kenneth Wall, dans Man, the State and War, considérait que l'origine de la guerre ne devait pas être trouvée dans la nature humaine, ne devait pas être trouvée dans la nature des régimes. Les régimes, les libéraux disant que les régimes démocratiques font moins la guerre que les régimes non démocratique. Pour un réaliste, ça n'a pas de sens. Inversement, la rivalité naturelle, l'anarchie des relations internationales trouvait ses origines dans les structures internationales qui étaient fondées sur la puissance.

Et comme la puissance est un jeu à somme nulle, les structures internationales étaient obligatoirement instables. Alors Raymond Aron avait bien envisagé à la fin de Paix et Guerre entre les Nations une possible transformation du monde, mais il mettait trois conditions. Il disait déjà qu'il fallait que l'idée démocratique progresse ou au moins qu'elle ne soit plus menacée par les totalitaristes. Il fallait que les États acceptent des empiétements, des atteintes à leur souveraineté plus importante que celles qu'ils acceptaient dans les années 60.

Il fallait un développement de la coopération internationale. Et en fait, on constate aujourd'hui avec ces complexes de sécurité que les États ont bien accepté ces trois évolutions. Le nombre de démocraties augmente, la coopération internationale augmente tout simplement parce que la sécurité est devenue le référentiel commun des États sur la scène internationale. Et dès lors que cette sécurité est le plus petit commun dénominateur des États, notre vision du monde est obligatoirement différente, puisque ma sécurité conforte la sécurité de mon voisin, de mon partenaire, qui peut être en même temps mon adversaire.

Et dès lors, comme le dit Charles Glazer, la coopération devient un moyen de satisfaire mes intérêts égoïstes. Et dès lors, on a une vision complètement différente du monde. Un monde où on n'a plus des États qui sont dans une situation de guerre permanente. Bien sûr, le risque de guerre perdure, mais à côté de ce risque de guerre, il y a le développement de coopération. Et comme j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire, il faut envisager désormais le monde avec une vision beaucoup plus nuancée, à savoir que, oui, il y a toujours des relations d'hostilité, mais il peut également y avoir le développement de relations amicales et pacifiques entre les États.

Merci pour votre attention et nous mettons donc un terme à ce premier chapitre consacré à la scène interétatique.