Cours 15 - La féodalité

HISTOIRE DU DROIT ET DES INSTITUTIONS · Semaine 6 : La féodalité (I)
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Nous avons donc fini notre livre premier, livre premier consacré justement aux apports de Rome, puis ensuite au monde mérovingien et au monde carolingien. Ouvrons notre livre 2, livre 2 consacré à la féodalité. Le livre 2 de ce cours porte donc sur la féodalité. Cette période, la féodalité, est une des plus riches de notre histoire institutionnelle et juridique. Elle montre comment un État peut parvenir, après avoir été réduit au néant, à presque rien, à se reconstruire. Ce seront nos deux grandes parties Dans un premier temps, nous mettrons en évidence les diverses raisons qui ont entraîné la dislocation des institutions en place Puis dans un second temps nous verrons comment un peut parvenir se reconstruire Nous avions termin le livre premier de ce cours avec la dynastie carolingienne Reprenons à la fin de cette époque.

Nous sommes plus exactement en 987. Hugues Capet, duc d'Effrand, est élu roi. Ce n'est pas la première fois qu'un roi est choisi en dehors de la dynastie carolingienne. La première fois que la lignée carolingienne n'avait pas été respectée, c'était à l'époque de Charles le Gros. Ce dernier est considéré par les rangs comme incapable et le dépose peu avant sa mort en 888. Mais ils élisent un des leurs, le comte de Paris, Eudes, fils de Romère le Fort.

Cependant, l'héritier légitime, le carolingien Charles III, le V, succède à Eudes en 888, par un accord intervenu entre les deux. Pendant un si on va assister une sorte de va entre les carolingiens et les grands lignages princiers notamment ceux de Eudes Apr Hugues Capet plus aucun Carolingien n au pouvoir C'est l'avènement de la dynastie capétienne. Le problème, c'est qu'alors qu'il vient d'être élu roi, Hugues Capet comprend que son titre n'est qu'une sorte de distinction honorifique, une coquille vidée de toute substance.

Un exemple, parmi d'autres, lui donne la mesure de la réalité de son pouvoir. UKP souhaite en effet asseoir son autorité vis-à-vis des grands. L'occasion lui est offerte de faire un exemple avec le comte de Périgord. Alors, précisons que nous sommes dans un récit rapporté non pas par des contemporains, mais par des chroniqueurs ultérieurs. Mais ce récit est intéressant. Ce comte vient de s'emparer de la ville royale de Tours. Nous sommes vers 990. Le roi lui demande de lever le siège.

C'est une ville royale. Ucap lui envoie un courrier o il interroge notamment ce comte sur l de son pouvoir Qui t fait comte Une interrogation à laquelle le comte répond immédiatement par une autre interrogation. Qui t'a fait roi ? Une réponse sous la forme d'une question qui traduit parfaitement la situation à laquelle ce nouveau roi est confronté. Nous sommes en présence d'un roi dépendant des grands du royaume. La féodalité, c'est ça. La féodalité se caractérise par un déplacement d'abord au niveau des princes territoriaux, puis au niveau des seigneurs, des prérogatives royales.

Dans ce système, le roi n'est plus qu'un seigneur parmi d'autres. toute la question est dès lors de savoir comment nous en sommes arrivés là ce sera l'objet de cette première partie de ce livre 2 dans une seconde partie nous verrons comment la royauté va reconquérir toute son autorité