Nous avons laissé la Gaule, les Gaules, avec cette mise en place des différentes provinces, avec ses cités et avec le Conseil des Trois Gaules. La Gaule va être prise, comme toutes les autres provinces, dans les réformes du Bas-Empire. C'est la deuxième phase. Nous sommes alors à partir du IIIe siècle. Pourquoi tout d'abord ces réfats ? Et bien tout simplement parce qu'à partir cette fois-ci de la fin du IIe siècle et surtout du IIIe siècle, l'Empire connaît une triple crise économique, religieuse, politique.
Sur le plan politique, les empereurs sont faits et défaits à un rythme infernal par l'armée. L'autorité impériale s'affaiblissant, la défense se fragilise. Les frontières de l'Empire se désorganisent et cèdent sous les pressions extérieures. Alors attention, il ne s'agit pas d'un effondrement, mais les peuples germaniques, allemands, francs ou encore gauches, franchissent plus souvent les frontières. Face à cette crise du IIIe siècle, les empereurs, et notamment d'Ioclétien, entreprennent une série de réformes pour préserver ce que les Romains appellent la Rès. c'est-à-dire l'État romain dans son ensemble.
Un État garant de l'ordre, de la paix et de l'unité de l'Empire. Voilà ce qu'est la Respublica. Ces réformes aboutissent à une vaste réorganisation administrative de l'Empire. Et toutes poursuivent un objectif commun. Lutter contre les périls qui menacent donc l'état romain, la République C'est tout d'abord l'explosion du nombre de provinces Dioclétien décide d'augmenter le nombre de provinces Et ses successeurs prolongeront d'ailleurs au passage cette politique Le nombre total de provinces augmente considérablement de 48 en 284 au d du r de Diocl elles seront au nombre de 104 au cours de son r Alors c un chiffre classique mais discutez Surtout que la r est progressive Donc parfois on donne une plage, retenons le nombre de 104 qui fait quand même un peu unanimité.
Cette multiplication est obtenue d'une part en réduisant l'étendue des provinces qui existaient jusqu'alors. On pense que pour les gouverneurs, il sera plus facile de gérer une circonscription plus restreinte, mais aussi d'autre part en plaçant sous statut provincial des territoires qui bénéficiaient jusqu'alors d'un régime particulier, comme l'Égypte ou encore l'Italie. Alors l'Égypte était déjà une province, mais avait un statut exceptionnel. Sous Dioclétien, elle est divisée en plusieurs provinces. L'Italie devient, elle, un territoire provincialisé et subdivisé en douze provinces.
L'Italie n'est ainsi plus juridiquement privilégiée. Angoule, quid Angoule ? on passe de nos fameuses quatre provinces à quinze, puis à dix-sept au début du Ve siècle. Exemple, sous Dioclétien, l'Aquitaine est divisée en trois provinces. Cette nouvelle organisation entraîne, et c'est notre second point, de nouveaux rapports entre civils et militaires. Toutes les provinces sont désormais impériales. Elles relèvent ainsi directement de l'empereur. Les gouverneurs perdent leurs compétences militaires. Désormais, le commandement de l'armée est confié à des ducs, eux-mêmes subordonnés à des comptes militaires qui exercent, eux, leur autorité sur un groupe de province.
Alors cette structure est importante pour la période qui va suivre le Moyen-Âge. Mais l'organisation de la province ne s'arrête plus. et justement là. Nous avons donc la province, institution qui existe avant le bas-empire, mais désormais l'organisation administrative de l'empire à un autre échelon. Au des provinces Diocl en 297 cr des dioc Toute province appartient un dioc Dioclétien établit douze diocèses. Chaque diocèse regroupe en moyenne huit provinces. En Gaule, il existe deux diocèses. Au nord, le diocèse des Gaules avec pour capitale Trèves, qui aura d'ailleurs une importance réelle. et qui comprend sept provinces au sud le diocèse de vienne qui comprend lui cinq provinces à la tête de chaque diocèse un vicaire il s'agit d'un haut fonctionnaire dépendant directement de l'empereur l'objectif ici poursuivi par diophlétien lors de la création de ces diocèses est double D'une part, compenser le morcellement des provinces par une structure de coordination plus large.
Mais aussi, d'autre part, réduire l'influence du préfet du prétoire dont l'autorité était auparavant très étendue. Il faut ainsi étudier ce que sont ces préfectures du prétoire. Les préfectures du prétoire, et c'est notre quatrième point, regroupent ainsi des diocèses. À la tête de chaque préfecture, un préfet du prétoire. Cette magistrature des préfets du prétoire existait déjà à l'époque de Constantin, soit avant Dioclétien. Mais jusqu'alors, ce préfet du prétoire était considéré comme une sorte de premier ministre, de vice-empereur Son rôle avait déjà, au passage, évolué en profondeur Sous le haut empire, le préfet du prétoire était ainsi le chef de la garde prétorienne Sous les sévères, il devient le personnage politique majeur que nous venons de citer Parfois donc conseiller du empereur à partir de l'époque qui nous intéresse ce préfet du prétoire devient à haut fonctionnaire régional il est chargé de superviser plusieurs diocèses mais il perd également ce qui faisait jusqu'alors sa singularité il est écarté du gouvernement central il devient l d grand pr territorial pivot de l du Bas Enfin, toujours dans cette réorganisation administrative, c'est l'évolution vers une distinction Orient-Occident.
Au cours du IIIe siècle commence à se dessiner une séparation administrative entre l'Occident et l'Orient. Avec la trétarchie, chaque empereur, Auguste ou César, exerce l'imperium sur une partie déterminée de l'Empire. Mais il faut ici insister sur le fait que nous ne sommes pas face à deux États indépendants. Toutefois, si l'unité au profit d'un seul empereur est de temps en temps rétablie, le partage de l'Empire à la fin du IVe siècle devient effectif. Et là encore, j'insiste, l'unité sera formellement et officiellement maintenue jusqu'à ce qui est traditionnellement retenu comme la disparition du dernier empereur d'Occident, la déposition de Romulus Augustule par Odoacre, nous serons en 476.
Mais il y a bien cette distinction, au moins administrative, entre l'Orient et l'Occident, même si l'État romain est censé n'être qu'un. Et cet État romain sera maintenu jusqu'à 476 et la déposition de Romulus Augustule par Odoacre. Avec le Bas-Empire, l'organisation administrative romaine se transforme donc en profondeur. division du territoire, hiérarchisation des niveaux administratifs, séparation des pouvoirs civils et militaires. Tout émerge progressivement vers un empire d'Orient et un empire d'Occident. Mais il y a autre chose qui est alors en train de se mettre en place au sein de cette Rome.
C'est une Rome qui devient, elle l'a toujours été, religieuse, oui, mais c'est une Rome qui connaît alors un christianisme important. Et nous allons voir quel est le relègue religieux de la Rome sur la Gaule.