Cours 38 - La nouvelle microéconomie

ECONOMIE POLITIQUE · Semaine 9 : Nouvelle microéconomie, nouvelle macroéconomie keynésienne et autres courants
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La troisième thématique que je voulais évoquer est sur laquelle je serai relativement bref et la thématique de la croissance puisque vous l'avez compris et je l'ai dit et redit, la théorie générale est une théorie de courte période donc Keynes ne s'était pas penché sur les phénomènes de dynamique économique, longue de type croissance. L'accumulation de capital compte parmi les déterminants les plus actifs de la croissance. Le fondateur de l'économie politique, Adam Swift, ne s'y trompait pas en le consignant dès 1776 dans la richesse des nations.

Marqué par l'instabilité de l'économie d'après-guerre, des auteurs se sont efforcés donc à étendre les présupposés canésiens à la longue période et ils insisterent sur l'irregularité de la macro dynamique et par suite sur l'obligation des pouvoirs publics à lisser les tendances voire à contrer les excès. Vous voyez bien qu'il y a une transposition dans le domaine de la dynamique des présupposés statiques c'est-à-dire que l'économie connaît plutôt le déséquilibre et que l'intervention de l'État doit y être quasi permanente.

Deux économistes, Arrod et Domar, achats de Zérod et Domar d'OMAR, ont livré une version dynamique de longue période de la pensée canésienne. On a souvent unis leurs deux modèles et ce modèle qui découle de cette unification établit que la condition de l'équilibre dynamique réside dans l'égalité du taux naturel de croissance, lequel est approximable par le taux de croissance démographique, petit n, et du taux justifié. Ce taux justifié que l'on appelle en général G, Guaranteed Rate dans la théorie économique, qui est égal au rapport de la propension marginale à l'épargne aux coefficients de capital, donc mathématiquement petit S sur petit V, peu importe.

Cette égalité entre n et G, telle que définie, cette égalité constitue l'équation fondamentale de la croissance, elle porte ce nom, et dans la théorie économique vous verrez donc n égal G égal S sur V, voilà, vous pouvez l'encadrer, c'est l'équation fondamentale de la croissance. Vu qu'elle n'a guère de chance de se réaliser, l'instabilité prédomine, en d'autres termes, cette conjecture que John Robinson qualifiait de l'âge d'or reste d'une probabilité plus qu'incertaine. Alors je voudrais très simplement dire deux mots quant à l'architecture du modèle et quant à sa portée.

En paragraphe premier, l'architecture du modèle, l'architecture du modèle est très simple et repose sur l'existence et l'analyse de trois variables, le revenu réel, la quantité de travail et le stock de capital. D'autre part, ce modèle infère la réalisation d'un double équilibre, l'investissement est l'épanne sur le marché des marchandises et l'offre est la demande de main-d'œuvre sur le marché du travail. Ces deux équilibres sont postulés. Et puis enfin, ce modèle est élaboré en termes réels, c'est-à-dire que sa construction fait totalement abstraction du marché monétaire et de plus le raisonnement se situe en économie fermée.

Vous verrez dans mes notes la présentation mathématique, finalement assez simple et qui vous donne le résultat préalablement annoncé. Et j'y reviens, ce résultat c'est-à-dire g ou n, pardon, égal g égal s sur v, cette égalité caractérise la condition d'une économie en croissance équilibrée, c'est-à-dire d'une croissance qui garantit à la fois l'équilibre sur le marché des biens et des services et sur le marché du travail, donc pas chômage. Les anticipations des entrepreneurs se trouvent alors justifiés ou encore garanties, garanties, selon la terminologie, en sacré.

En d'autres termes, les investissements sont intégralement financés par les parnes effectives, sous-entendues, vous le voyez, égal est en dynamique, et vu qu'ils sont unis par le lien que l'on sait, c'est-à-dire le coefficient de capital petit v qui est égal à grand cas sur y, égal, stock de capital y le revenu, donc et vu qu'ils sont unis par le lien que l'on sait, rigide par construction, les valeurs du capital et du revenu évoluent de paires au rythme garantie g égal à s sur v.

En clair, l'économie donc connaît une croissance équilibrée si le taux de croissance naturelle est égal aux taux de croissance garantie, alors la croissance économique, la croissance du facteur travail, la croissance du facteur capital se feront à un rythme identique et donc aucune raison pour qu'un déséquilibre ne voie le jour, mais c'est évidemment une condition qui relève de l'âge d'or encore une fois. En paragraphe deuxième, quelle a été la portée du modèle ? La portée du modèle appelle plusieurs commentaires.

D'abord, d'un point de vue théorique, la croissance régulière suggère à tout le moins deux critiques. L'exogénité d'abord des paramètres NS et V qui rend la réalisation de l'équation fondamentale très improbable, hautement improbable. Les auteurs du modèle en étaient conscients et même si j'ose dire heureux, il s'y référait pour expliquer la forte instabilité des économies d'avant-guerre. Un second reproche touche l'existence de stabilisateurs automatiques. En visageant si vous le voulez bien un instant une supériorité du taux justifié sur le taux naturel.

Qu'est-ce que ça veut dire ? L'économie ne tarde pas à buter sur une limite physique puisque la production ne peut croître à un rythme qui excède celui de l'offre de madeur. Les projets d'investissement avortent, la croissance ralentit et avec accélération, la formation de capital subit une spirale baissière. La récession s'installe, creusant l'écart d'avec le sentier d'équilibre. Si en effet le taux naturel l'emporte sur le taux justifié, aucun butoir cette fois n'intervient, mais simplement produit et capital augmentent moins vite que l'offre de travail, c'est-à-dire le chômage ne peut que s'étendre.

Donc vous voyez que même si la signification change, l'instabilité s'installe, elle est dominante et on voit bien que l'essence est bien kénésienne. La conclusion est donc pas tante, le modèle à rôtes de domarne n'est pas stable. Toute déviation si petite soit-elle, ça grave, au lieu que se résorber. Il n'y a donc pas de stabilisateurs automatiques. Mais en pratique, ce schéma évidemment n'existe pas, tout au plus peut-il servir de référence. Quelques faits suffisent à s'en convaincre. Alors il y a eu des tentatives de vérification du modèle d'arrot de domarne et qui dans l'ensemble ont mené à des échecs.

Alors je voudrais simplement pour Clore sur le plan pyrique vous dire que l'on a tenté de sauver le modèle en disant qu'il n'était pas si irréel ou si irréaliste qu'on peut le croire. Et pour tenter de le sauver, certains auteurs ont intégré un progrès technique affectant la seule main d'oeuvre. En d'autres termes, vous n'aviez plus uniquement n égalgé, n étant je le répète apprécié par le taux de croissance démographique, mais n plus m égalgé et m étant le taux de croissance de la productivité du travail.

Alors évidemment la compatibilité des paramètres sont retrouvés améliorés et la plausibilité du modèle a fermé. Mais simplement et concluant le modèle à rôtes de domar, et bien un prolongement de la vision kénésienne dans la mesure où en longue période on voit que l'instabilité domine. Et si jamais il y a stabilité, elle dérape vite en instabilité qui s'étend et d'autre part je le répète l'instabilité a très peu de chance d'être corrigé en totalité. Merci de votre attention, merci donc d'avoir suivi ce cours d'histoire de l'analyse économique qui s'est étendue sur plusieurs semaines.

J'aimerais tout simplement en conclusion rappeler quelque chose et vous dire quelque chose. Rappeler quelque chose c'est que lors de l'examen je n'exigerais pas de vous des explications mathématiques. Si vous désirez vous en servir pour telle ou telle réponse, si jamais les mathématiques étaient applicable dans la réponse, eh bien faites-le. Mais encore une fois vous ne serez en aucune façon pénalisé si vous n'y recourrez pas. Par contre s'agissant des graphiques, je crois qu'il y en a et vous le comprenez certains qui se trouvent essentiels et qu'il faut connaître notamment il n'y en a pas beaucoup mais notamment dans la partie qui concerne les libéraux.

Beaucoup moins dans la dernière partie ou l'avant dernière partie qui sont plus techniques. Et puis la chose que j'aimerais vous apprendre c'est que l'examen terminal donc se déroulera selon un CANVA établi d'après une dizaine de questions qui seront extrêmement claires. Ce seront la plupart du temps des libéraux et les deux cours qui ne permettront pas ou donneront pas lieu à l'interprétation de votre part. Soit vous reconnaîtrez un passage, un paragraphe, le titre d'un paragraphe par exemple d'un cours, soit alors qu'encore une fois la question sera posée de façon suffisamment claire pour que vous n'ayez aucun doute quand à sa signification et je l'espère pour vous à votre réponse.

Au revoir.