Chapitre 3e, Monnaie est pris. Comme je vous l'avais annoncé, je vous dispense donc, vous pouvez le lire pour prendre connaissance, mais je vous en dispense pour l'examen terminal, du chapitre 2e, consacré à la théorie du capital et de l'intérêt. Donc, chapitre 3e, Monnaie est pris. L'approche analytique néoclassique initiale est classique, mais peu à peu, elle va s'en distancier. Pourquoi affirmer que cette approche est classique ? Eh bien parce que l'approche néoclassique est dichotomique. On l'avait vu ensemble chez les classiques, c'est-à-dire qu'il existe deux mondes, le monde réel et le monde monétaire.
Dans le monde réel, toutes les variables économiques se trouvent évaluées, calculées, tandis que dans le monde monétaire, seule la quantité de monnaie détermine le niveau général des prix, c'est-à-dire que la sphère monétaire sert à faire fonctionner, si j'ose dire, la théorie quantitatif de la monnaie. Et bien chez les néoclassiques, nous aurons donc en effet une approche initiale dichotomique. Alors un mot sur les prix relatifs, un mot sur le volume de production. Les prix relatifs, c'est-à-dire les valeurs d'échange, sont déterminés par le degré final d'utilité, chez Stanley Javinson l'a vu, par l'utilité limite, chez Manger, on l'a vu, bien comme je vous l'ai cité, par la rarité relative, chez Valras.
En tout cas, chez ces trois auteurs, il est évident que le volume des transactions n'est absolument pas déterminé par des facteurs de cause monétaire. Donc il y a bien six siens entre la sphère réelle et la sphère monétaire, nul doute pour les échanges. Et quand, en second lieu, quand au volume de production, le volume de production dépend de la conjonction de facteurs. La quantité de capital qui est une grandeur qui est fonction de l'état de développement de la société, et puis la quantité de travail qui fluctue en raison du salaire réel, c'est-à-dire du pouvoir d'achat, c'est le salaire réel en termes théoriques.
Donc par suite, vous voyez que le volume de production n'est pas dépendant lui non plus de facteurs monétaires et donc que les prémices néo-classiques sont parfaitement classiques, c'est-à-dire entitativistes et dichotomistes. Regardons dans ce chapitre, tout d'abord, les constructions originales et voyons dans une section seconde qu'elles ont été les prolongements. Section première, les constructions originales. Jean-Distan Grédeux, la construction qui est due à Léon Valra, c'est la construction qui était due à l'Américain Irving Fischer. La conception Valracienne est d'abord fondée sur une distinction.
Distinction entre le numéraire, c'est-à-dire si vous voulez une sorte d'unité de compte en laquelle les prix des biens alternatifs sont libérés, la monnaie de circulation qui est aux yeux de Valras, celle qui permet la transformation du revenu en unité de bien consommable, et puis enfin la monnaie des parnes qui permet la transformation du revenu non consommé, c'est-à-dire épargner, bien sûr, en bien de capital. Bref, sous toutes ces formes, la monnaie n'est que considérée que sous son aspect transactionnel, elle n'est considérée que sous son aspect transactionnel.
Cela posé, il est possible de réfléchir sur la façon dont s'établit la demande de ce que Valras appelait le service monnaie. Et donc dans mes notes, vous verrez selon quelle est la démonstration que utilise Valras pour se faire et qui suppose un artifices mathématiques évident. Mais par-delà cette démonstration qui a une importance seconde, je voudrais simplement vous énoncer sa conclusion qui est majeure et que voici. Valras d'écrire dans ses éléments d'économie pure, il est donc certain que toute augmentation ou toute diminution de la quantité de marchandises monnaies a pour effet une augmentation ou une diminution sensiblement proportionnelle dans les prix.
Vous voyez que cette citation est sans appel, Valras épouse l'option entitativiste, voulant que je le répète, la quantité de monnaie circulante détermine le niveau général des prix. Pour conclure sur la porte de Lyon-Valras, je vous dirais deux choses. La première, c'est qu'il démontre, et de façon incontestable, que la valeur du bien monnaie n'est autre que l'inverse du niveau général des prix. Et d'autre part, on lui doit la porte d'un nouveau terme, la notion d'enquête désirée, c'est-à-dire le désir de détention monétaire.
En paragraphe deuxième, quelques mots sur la formulation Dirving-Fischer. Je serai là, c'est bref, vous vous souvenez qu'avec les libéraux, et vous avez vu l'équation projetée à côté de moi, MV également pété à l'époque. Eh bien, avec Irving-Fischer, nous aurons une extension de cette équation en ayant MV plus N'v''', égal pété. Dans le fond, que représente ces grandeurs, eh bien, M, c'est la masse monétaire qui englobe désormais le volume des dépôts bancaires, donc M, c'est la monnaie fiduciaire, si vous voulez, les billets, et N'v' c'est le volume des dépôts bancaires.
V, éprime, ce sont les vitesses respectives de circulation de chacun de ces signes monétaires, monnaie fiduciaire, monnaie scripturale, et pété, rien de nouveau sous le soleil, c'est le niveau général des prix, et le volume global des transactions. À partir de cette équation, Fischer va s'interroger et va se dire, avec une méthode très augureuse, que se passe-t-il lorsque la quantité de monnaie varie, et t'entendu qu'N et M' primes sont liées de façon rigide ? La réponse, je vais droit au but, est de dire que les prix se modifieront de semblable manière.
On voit bien le quantitativeisme fichérien. Il poussera son analyse en se posant la question, et si jamais, le rapport entre N et M' primes venait à varier, et bien il conclura que là aussi, il faudrait en attendre probablement une dérive haussière des prix. Il s'interrogera sur l'éventualité d'une instabilité des vitesses de circulation V et V primes, et là encore il aura une conclusion convergente. Simplement, lorsqu'il se posera la question de savoir, et si, T, le volume des transactions vient à fluctuer, alors là il sera beaucoup plus prudent, parce qu'il dira que comme T est déterminé, bien entendu dans la sphère réelle, et bien la quantité de monnaies en circulation, citée s'accroît violemment, la quantité de monnaies en circulation devient rapidement insuffisante pour financer les transactions, et donc par voie de conséquences, ce sont les prix qui vont s'affacer.
Mais pour des raisons autres, c'est-à-dire ne sachant pas très bien comment les autres variables de l'équation joueront en ce cas, alors il conclut que l'effet global sur les prix ne peut pas être sermé avec certitude. Par contre, et c'est là encore que je veux vous livrer une citation de Fischer qui est des plus clairs. La voici, notre conclusion sera donc la suivante, écrite-il dans son livre « Pouvoir d'achat de la monnaie 1911 ». Nous ne voyons aucun obstacle qui s'oppose à l'affirmation de la loi quantitative.
Des variations dans la quantité de monnaies en circulation entraînent, normalement, des modifications proportionnelles dans les prix. Donc vous voyez que les contributeurs d'initiaux que furent Lionvalra et Servine Fischer restèrent très fidèles aux principes antithévistes et très fidèles aux principes dichotomistes. Sections secondes, quels furent les transformations ultérieures ? Les transformations ultérieures ont été dues à des contributions britanniques, notamment à l'école de Cambridge et aussi américaine avec l'école de Chicago et son fondateur Milton Friedman, donc dans l'après seconde guerre mondiale.
Disons un mot de ces différentes contributions et tout d'abord au paragraphe premier les inférences anglaises. Les grands auteurs de l'école anglaise que je vais vous mentionner, Alfred Marshall, Arthur Sessil Pigou, Dennis Robertson et John Menard Keynes, sont adeptes d'un raisonnement en termes réels. Donc, productions et taux d'échange des marchandises sont bien déterminés dans le secteur réel. En d'autres termes, la dichotomie de l'économie est clairement affichée. En revanche, sur le plan monétaire, une analyse en termes d'enquête se fait jour.
Je vous dis quelques mots de chacun de ces auteurs et je commence par Alfred Marshall dans Money, Credit and Commerce 1922. Je lis ceci. Il y a une relation directe entre le volume de la circulation monétaire et le niveau des prix. De point, si le premier augmente de 10%, le second augmente aussi de 10%. Vous voyez bien que le lien est concomitant mécanique et proportionnel. Donc, la théorie quantitative demeure la référence même si, à l'instar Dierving Fischer, il cite quelques facteurs capables de troubler cette relation à l'instar de la démographie, de l'implantation et de l'évolution dans le temps des systèmes bancaires, voire d'une production excessive de papier monnaie inconvertible.
Arthur Cecil Pigou, dans un article célèbre de 1917 édité par la revue Corel and Journal of Economics, Arthur Cecil Pigou aboutit à une conclusion sensiblement analogue, même si le cheminement a légèrement différé. En effet, l'analyse qui est proposée par Pigou est une analyse en termes de monnaie désirée et non plus en termes de monnaie nécessaire. Le résultat sur le quantitativisme sera le même. Mais si vous voulez, autant chez les classiques, la quantité de monnaie est nécessaire sous-entendue, elle était nécessaire pour financer les échanges.
Autant avec les auteurs britanniques du début du XXe siècle, nous allons avoir une approche en termes de monnaie voulu, en termes de monnaie nécessaire, eux pardon, en termes de monnaie voulu, en termes de monnaie désirée. Arthur Cecil Pigou conclut dans le sens d'Hirving Fischer. En effet, dans la formulation de Pigou, on résonne en termes de monnaie exprimé en fonction des biens, alors que chez Fischer, on résonnait en termes de biens exprimés sous forme de monnaie. Mais dans les deux, la théorie tentative de la monnaie est parfaitement préservée.
Troisième auteur que je voulais citer, Dennis avec deux aines, Robertson, qui expose son approche dans un ouvrage appelé monnaie 1922. Robertson approfondit la théorie avancée par Pigou et la diversifie parce qu'il va considérer la monnaie comme étant tantôt un stock existant à un moment donné, tantôt un flu se produisant dans une unité de temps arrêtée. Et donc il va opérer un distingot entre une valeur revenu et une valeur transaction. Outre les petites différences, voire les perfectionnements mathématiques, j'attire votre attention sur le raisonnement de Robertson dans la mesure où ce dernier nous dit que les phénomènes qualitatifs sont importants et ils sont aptes à amoindrir la vigueur de la relation de proportionnalité entre les fluctuations de la monnaie et les variations de prix.
En effet, pour lui, comportement et anticipation comptent. Dans son esprit et sous certaines conditions, les mouvements monétaires, et là j'insiste pesamment, les mouvements monétaires seraient susceptibles d'affecter les soeurs de la population et le rythme des échanges. C'est là quelque chose de très important puisque vous voyez qu'il y a une première distanciation d'avec le principe dichotomiste. Dans la mesure où, comme je viens de le dire, vous voyez que la monnaie peut avoir une morsure sur les phénomènes réels, ce que n'y est classique et néoclassique jusque là.
Enfin, John Menard Keynes, dans A Tract on Monetary Reform de 1923, adhère sans réserve au vu qu'en bridgienne. Donc, si j'ose dire, il sera un néoclassique bon temps. Ce n'est que plus tard, en 1930, dans son treaties on monnet et encore mieux, en 1936, dans sa General Theory on Employment in Stress on Monet, donc cette théorie générale, qu'il va s'en départir radicalement. En effet, là aussi, je vous ai donné une formule qui vous montre comment Keynes aborde les choses, mais par-delà la formulation mathématique, le résultat est le même.
C'est-à-dire que Keynes est quantitativiste dans un premier temps, édicotomiste. Par contre, vite, le Keynes kénésien va l'emporter sur le Keynes néoclassique et il y aura une démarche qui va s'écarté des principes néoclassiques. À la question de savoir si la quantité de monnaie détermine le niveau général des prix, Keynes va répondre en demi-teinte et non sans humour. Voilà ce qu'il écrit, cela, sous-entendait la théorie quantitative, cela est probablement vrai à la longue. Mais cette manière d'envisager les choses est une mauvaise méthode, d'étudier les événements actuels.
À la longue, et voici le trait d'humour, nous serons tous morts. Les économistes se donnent une tâche trop facile et trop inutile si, dans une période orageuse, ils se contentent de nous dire que lorsque la tempête est passée, l'océan redevient calme. On a bien compris que, d'assouplissement en assouplissement, les recherches entreprise à l'école de Cambridge vont non seulement supprimer le principe d'icotomiste et contester la théorie quantitatif de la monnaie, mais également frayer un chemin ou théorie monétaire contemporaine.
Et c'est mon paragraphe deuxième, celui consacré aux inférences américaines. Milton Friedman, fondateur du monétarisme, a écrit plusieurs ouvrages et je retiens simplement les ouvrages dans lesquels il est question de monnaie. The Quantity Theory of Monet, a a restatement de 1956, c'est-à-dire une grand formulation de la théorie quantitatif de la monnaie. The Law of Prices to Economic Stability and Growth, 1958, donc la relation des prix à la stabilité économique et à la croissance. Et puis enfin, the Demand for Monet, some theoretical and empirical results, donc de 1959, la demande pour le monnaie, quelques résultats théoriques et empiriques.
Notre économiste n'aborde pas ces questions théoriques en cherchant à établir un lien mécanique entre l'évolution du stock de monnaie et l'évolution des prix. Mais il essaye, et il faut bien le comprendre, d'échafauder un modèle explicatif de la détention d'enquête. Alors certains ont appelé les travaux friemaniens néo-quantitativistes postérieurement. Pour ma part, je n'aime pas trop cet appellation parce que, dans la pensée friemanienne, la quantité de monnaie en circulation détermine le niveau du revenu national nominal. Et ce revenu national nominal est le produit de deux composantes.
Le revenu national réel, c'est-à-dire votre production au volume, est les prix. Donc vous voyez que si la monnaie détermine le revenu national nominal, bien sûr qu'elle a une incidence sur les prix, mais elle a aussi une incidence sur la production réelle. Et cette fois, il est clair que la monnaie a une influence sur les phénomènes réels exitent par voie de conséquence le principe d'icotomique. Bien sûr, si maintenant vous inversez ce que je viens de vous dire, en vous focalisant uniquement sur les prix, on voit bien que si les prix varient, c'est parce que la quantité de monnaie a varié.
D'où ce principe néo-quantitativiste, en disant que les prix ne varient que si et seulement si la quantité de monnaie a bougé. Voilà ce que je voulais vous dire et dans mes notes, vous verrez quelques explicitations supplémentaires, s'agissant de la théorie friemannienne. Mais vous avez bien compris que avec le renouveau néo-classique, l'adicotomie est rejetée progressivement et définitivement et que le principe tantitativiste est plus qu'écorné s'il existe encore.