Cours 30 - Le modèle IS-LM, partie 1

ECONOMIE POLITIQUE · Semaine 6 : Les prolongements de l'analyse keynésienne (1)
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Bonjour à tous et bienvenue à ce cours sur le modèle IESLM en économie fermée. Nous sommes toujours dans le chapitre 3 et nous abordons en section 2, partie 1, le modèle IESLM en économie fermée. Dès 1937, soit un an après la publication de la théorie générale de Kels, John X, 1984-1989, un économiste britannique, publie un article qui contribue à reformuler l'analyse kénézienne dans un cadre néoclassique. Cet article s'intiste du Mr. Kans, un de Kels, a suggéré une interprétation.

Et cet article constitue une des études maîtresses de l'école de la synthèse classico-kénézienne auquel appartient John X. L'originalité de cette étude est de montrer qu'il est possible de réunir dans une même analyse l'étude macro-économique kénézienne avec les études micro-économiques néoclassiques. Chef de fil de l'école de la synthèse avec Paul Samuelson, 1915-2009, John X est anobli en 1964 et obtient le prix Nobel d'économie en 1972. Il figure ainsi parmi les économistes les plus influents du 20e siècle.

Nous allons étudier ici ce modèle que l'on appelle le modèle ISLM. Ce modèle est-elle borré dans le cadre d'une économie fermée, c'est-à-dire que l'on considère un pays qui n'aurait aucun échange avec l'extérieur. Ce modèle donne des outils simples pour évaluer l'incidence des politiques budgétaires et monétaires. Et ce modèle est bien s'est devenu le modèle standard qui étudie par tous les étudiants de première année d'économie. En grand temps, nous allons décrire le modèle ISLM, puis en grandeur nous allons montrer comment s'en servir pour évaluer l'incidence des politiques budgétaires et monétaires.

Grandin donc la description du modèle ISLM. Tout d'abord, que signifie les abréviations IS et LM ? IS est l'abréviation d'investments and savings. Avec IS, on regarde ce qui se passe sur le marché des biens et services. Représente IS par une courbe dans un plan où l'on porte en abscise Y le revenu national et en ordonnée Y le taux d'intérêt. La courbe IS représente l'ensemble des points d'équilibre sur le marché des biens et services. Elle peut se dessiner aisément et se représenter par une courbe décroissante.

Mais souvent, pour simplifier, on la représente par une droite décroissante. La construction de IS est le résultat de nombreux calculs que nous n'allons pas détailler ici. LM est l'abréviation de liquidity preference and money supply. Avec LM, on regarde en fait ce qui se passe sur le marché de la monnaie. Dans un graphique, on peut porter en abscise le revenu national et en ordonnée le taux d'intérêt. On peut alors représenter la courbe LM. Cette courbe représente l'ensemble des points d'équilibre sur le marché de la monnaie.

C'est une courbe croissante mais souvent pour simplifier, on la représente par une droite croissante dans le plan YR. Nous ne détaillerons pas non plus tous les calculs qui permettent la construction de cette courbe LM. En résumé, ce que l'on peut apportenir ici, c'est que le modèle ISLM est une modélisation macro-économique qui représente une économie nationale où seuls deux marchés sont représentés et sont en équilibre simultanément. Le marché des biens et services que l'on voit avec la courbe IS et puis le marché de la monnaie que l'on peut voir avec la courbe LM.

En mettant sur un même graphique, la droite IS, c'est la droite LM. On peut établir le taux d'intérêt et le niveau de production d'équilibre de l'économie. C'est le point d'intersection entre les deux droits. L'analyse ISLM se situe entre l'analyse néoclassique et l'analyse kénézienne. Elle emprunte à l'analyse néoclassique les notions d'équilibre. Cependant, le niveau de production d'équilibre peut être insuffisant pour employer toute la main d'oeuvre et peut engendrer du chômage. C'est pourquoi on revient ici à une analyse kénézienne avec la possibilité d'équilibre de sous-emploi.

Et pour résorber le chômage, l'état doit intervenir. Grand 2. L'effet des politiques budgétaire et molétaire. Le modèle ISLM permet d'évaluer facilement l'impact de ces politiques qui vont donc avoir pour objet de résorber le chômage en augmentant le revenu national. Nous présenterons ici seulement les graphiques et non pas toutes les équations à l'origine de ces graphiques. On va tout d'abord étudier en petitain l'incidence d'une politique budgétaire. L'état peut d'abord intervenir sur le marché des biens et services via ce que l'on appelle une politique budgétaire de relance.

Comme on l'a vu, cette politique consiste dans une réduction des impôts ou une augmentation des dépenses publiques. On admettra que cette politique de relance engendre un déplacement de la droite IS vers la droite, qui est plus ou moins important en fonction de l'importance de la relance. On passe donc du premier point d'équilibre de coordonnée R1Y1 au deuxième point d'équilibre, lorsque la droite IS est allée vers la droite, ce deuxième point d'équilibre a pour coordonnée R2Y2. Ici on voit clairement sur le graphique que la politique de relance budgétaire augmente le revenu national et donc la production nationale et augmente également le taux d'intérêt.

On avait déjà vu ces incidences de façon littéraire précédemment et grâce à ISLM, on peut voir véritablement sur un graphique et mesurer exactement l'impact de cette politique budgétaire de relance. Petit 2, incidence maintenant d'une politique monétaire. Considérons à présent une politique monétaire expensive qui se traduit par une augmentation de la masse monétaire. Graphiquement, une telle politique conduit un déplacement de la courbe LM cette fois-ci vers la droite. On va passer donc du premier point d'équilibre de coordonnée R1Y1 au point d'équilibre R3Y3.

Sur le graphique, on voit donc qu'une politique monétaire expensive se traduit par une baisse du taux d'intérêt et une augmentation du revenu national. En somme, la modélisation ISLM consiste dans un compromis entre les analyses libérales néoclassiques et l'interventionnisme kénésien. Elle montre qu'à court terme, l'état peut temporairement avoir recours à des politiques de relance qui peuvent augmenter le revenu national. Cependant, les faits n'est pas durables et, à long terme, une des conclusions de l'analyse de X qui n'apparaît pas dans ces chemins, c'est que l'analyse néoclassique domine sur le long terme.

Cette analyse précise ce pendant des limites. Ainsi, l'analyse ne tient pas compte d'un des apports centrales de l'analyse kénésienne, le climat d'incertitude dans lequel les agents doivent prendre leurs décisions. Le marché de la monnaie est par ailleurs très simplifié. C'est néanmoins cette analyse qui domine pendant toute la période des 30 glorieuses. Elle va donner lieu aux politiques de stabilisation conjointe durelle qui accompagnent le mouvement de croissance que connaît la période. Ainsi, en France, pendant les rares périodes où la demande s'est faite un peu moins soutenue, des politiques de régulation kénésiennes par la demande se sont mises en place.

Cela a permis d'éviter, jusque dans les années 70, toute crise dépressionniste avec chute de la production. Mais comme on le verra ultérieurement, cela a progressivement contribué à générer de l'inflation. Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org