Cours 27 - Les politiques de régulation keynésiennes

ECONOMIE POLITIQUE · Semaine 5 : L'analyse keynésienne
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Chapitre 3. Après avoir vu les réfutations socialistes, la réfutation marxiste, voyons maintenant les réfutations thématiques. Comme annoncé, je vous ai dit référence ou réfutation par don thématique tout simplement parce qu'il eut des courants au 19e siècle qui ne se réclamaient pas du socialisme et qui quelquefois le disaient ouvertement, mais qui n'en étaient pas pour autant convaincus par les idées libérales. Alors il a fallu rassembler ces courants et essayer d'être le plus cohérent dans ma présentation. Voici pourquoi je retiendrai cinq sections qui vont relater les réactions au libéralisme, la réaction protectionniste, la réaction étatiste, la réaction sociologique, la réaction historique, enfin la réaction scientifique.

D'abord, section première, la réaction protectionniste. Dans l'angle d'attaque et manifeste, c'est contre le libre échange classique, mais encore une fois, n'y voyait pas forcément des émanations socialistes. Les réactions protectionnistes furent triples. En Allemagne, protectionnisme de conquête. Aux États-Unis, protectionnisme de richesse. En France, protectionnisme de frilosité. D'abord, en Allemagne. Le protectionnisme allemand est ce que l'on appelle un protectionnisme éducateur. Il a été dû à Friedrich List, attention à l'orthographe, L-I-S-T, qui n'est pas la même orthographe évidemment que celle du musicien, bien qu'il vécut à peu près à la même époque.

Donc Friedrich List 1789-1846. L'homme est un patriote, industrialiste, progressiste et favorable au Tzollferheim. Le Tzollferheim, c'est l'union douanière. L'union douanière, c'était créée en 1834, c'était une association d'un certain nombre d'états allemands sous l'égide trussienne. L'auteur nous laisse en 1842 un système national d'économie politique, le national d'itou. J'ai dit que l'auteur était un patriote, oui, mais n'oublions pas qu'il a vécu à une période où le patriotisme allemand est montant. C'est l'époque de Goethe, de Schiller, de Fischte, ou encore de Kante.

En fait, il fut très impressionné par le frein au développement qu'imposa à l'économie américaine l'impérialisme britannique. Et donc, il s'efforça d'alerté ses propres autorités sur les dangers de cette nature. Et voilà pourquoi il mit au point une authentique théorie des forces productives. Sa paise est simple et tient en ceci. Puisque le libre échange se fonde sur des différences de puissance, l'État a pour mission de protéger les industries nationales. Et ce, fusse au détriment des préférences individuelles, tant qu'elles n'ont pas atteint le stade manufacturier suffisant pour défendre leurs droits dans le concert des nations.

En deux termes, l'idée de liste et de promouvoir un protectionnisme que je t'allie effirerai d'uniquement industrielle, donc de touchant pas le secteur agricole, des provisoires. Pourquoi ? Parce que, si tout que les industries ont atteint le stade de développement suffisant pour affronter la concurrence internationale, alors mes barrières douanières doivent éclater. Et ce niveau de développement, c'est ce que liste appelle le stade normal de développement. Ce stade normal de développement, je vous ai donné un texte dans mon livre qui vous explique sur quoi il consiste.

En vérité, ce stade normal de développement, c'est le stade obtenu par l'économie britannique. Donc il y a là une sorte un peu de jeu de mots en disant provisoires, oui mais avant que d'atteindre le stade de développement britannique, vous voyez que la route était longue. Bon, voilà pour ce protectionnisme à forme éducatrice. Le protectionnisme maintenant américain. Le protectionnisme américain fut enseigné par Henri Carray, C-A-R-E-Y, 1793-1879. L'auteur développe une étude de l'histoire économique de son pays, les États-Unis d'Amérique.

Et alors qu'il était plutôt en train aux idées libérales, réceptifs aux idées libérales, eh bien le gouvernement américain a décidé un bruit de relèvement des barrières douanières en 1842. Carray a dit que c'était une erreur. Et puis le temps passant, Carray fit une étude comparative des États-Unis d'avant le relèvement des barrières et d'après le relèvement des barrières. Et constata que le relèvement des barrières avait été bénéfique aux États-Unis d'Amérique. Et par voie de conséquence, notre auteur devint protectionniste.

Mais son protectionnisme est plus radical que le protectionnisme allemand. En effet, il n'est pas qu'industriel, mais aussi agricole, il n'est pas que provisoire, mais il est permanent. Il est durable. Pour terminer sur ce protectionnisme américain, j'aimerais faire une petite digression. C'est que nous sommes à une époque, comme vous le savez, où les États-Unis d'Amérique sont une puissance montante, et ce sont constitués. Il y a les États, enfin il y a l'union des États nordistes et puis la confédération des États du Sud.

Et vous savez, le point de divorce entre les deux coalitions, c'était l'esclavage. Les États du Sud étant favorables à l'esclavage, les États du Nord n'étant pas favorables. C'est cette fameuse guerre de sécession. Donc américain ou américaine qui va se faire heurter les deux forces, ou nord commandé par les généraux Brent et Sherman, et au Sud par les généraux Lys et De Beau-Regard, qui était un général napoléonien convaincu. Par-delà l'épisode, enfin l'épisode effroyable que je mentionne, qui comme vous le savez, a commencé au large sur une petite île en face de Charlotte, Caroline du Sud, et qui s'achève en 1865 grâce à Lincoln, mais qui a connu revirement à la bataille du Tethysburg en 1863, où les forces du Sud étaient tout près de l'ancorter, et puis finalement, devant le contraire si j'ose irons souffler, et le Nord a plus difficilement de l'emporter.

Bon, j'ai fait là une petite insiste historique, mais qui n'est pas neutre au regard de ce qui nous intéresse. En effet, le Nord était de tradition, était développé, donc industriel, et voulait se protéger, se protéger de qui de la conventage. Donc les États du Nord étaient industrielles, ou industrielles, on voit de s'industrialiser, pardon, et à caractère protectionniste. Tandis que le Sud était foncièrement agréable, agricole, et au contraire très libre-échangiste, parce qu'il voulait notamment exporter à Tuba sa production cotonière qui était à Bakou en raison du maintien de l'esclavage et donc de la réunération misère qui était octroyée aux populations noires, largement importées, entre guillemets, des pays d'Afrique.

La France a eu une position pas très très nette, entre guillemets, et s'il fallait être clair, je dirais que la France était plutôt en faveur du Sud, non pas pour des raisons évidemment pro-esclavagistes, puisque la France mit un terme à l'esclavage en 1848, mais alors que les États-Unis font d'un rapport de 1865, donc le Terre l'avait fait dans les années 30 déjà, mais simplement parce que la France était notamment sous l'époque napoléonienne, Napoléon III bien sûr, était en cline au libre-échange, donc elle avait plutôt une tendance à souhaiter la victoire du Sud.

Bon, enfin la troisième forme de protectionnisme, ça a été le protectionnisme de Jules Méline, un grand ministre de l'agriculture français, 1838, pardon 1925, avec la promulgation des lois qui ont porté son nom, les lois Méline, en 1885, qui ont été des lois frilleuses, à destination de haute protection de nos activités agricoles. C'était un protectionnisme que l'on peut qualifier, je l'ai dit frilleux, mais ton conservateur. Nous hum également des théoriciens du protectionnisme en les personnes de Paul Coes et de Lucien Brocar.

On le voit, les tests protectionnistes sont plutôt des tentatives d'adaptation du libéralisme au monde moderne que des attaques radicales contre ce même libéralisme. Section 2, la réaction étatiste. L'angle d'attaque est visible. Les libéraux prononcent non pas l'absence d'État en la vue ensemble, mais l'État minimal et bien d'aucun par réaction préconisaires l'annoncule par un État maximal comme chez Max, mais un État relativement intervenant, relativement important. Et là, c'est l'économiste franco-américain Charles Brooke du Pont White, 1807-1878, qui nous faut appeler.

Ces aises sont incluses dans un ouvrage publié en 1846 qui s'intitule « Essai sur les relations du travail avec le capital ». On voit là déjà une émanation socialiste. Quand on lit son ouvrage, il y a plus qu'une émanation parce que voilà en effet un auteur qui flotte avec les idées socialistes sans l'être. Il dit tout de bon qu'il y a une oppression de la classe ouvrière qui est due à une injuste répartition du revenu national.

Quelle est l'argumentation ? Quelle est la conclusion ? Quelle est la préconisation ? L'argumentation. L'argumentation tient en ces quelques développements. D'abord, dans un premier temps, il nous dit qu'il y a un antagonisme salaire profit qui tourne à l'oppression salariale. Influence des classiques. Il nous dit que, comme la théorie quantitative de la monnaie détermine le niveau général des prix, les salaires qui sont une proposante du prix ne peuvent pas oser parce que si les entrepreneurs sont obligés de concluer leur profit, au nom de quoi ?

Et les entrepreneurs, au contraire, pour dégager le profit maximum, sont poussés à comprimer la rémunération salariale à son minimum. Donc l'antagonisme salaire profit est des punettes. Toujours dans cette argumentation générale, l'auteur insiste sur le fait que le salaire courant de la main d'œuvre a tendance à passer en dessous de son niveau naturel, du salaire naturel, et ce de façon plus ou moins durable, c'est neuf comme thèse. Quelles sont les arguments qui sont apportés pour expliquer la chose ?

Plusieurs. Primo, il nous dit que le contrat de travail est inégal. Oh, il n'en est pas l'inventeur. Vous vous rappelez même qu'un libéral, Adam Smith, avait relevé que le contrat de travail était asymétrique et qu'il était en faveur de l'employeur en défaveur de l'employeur, en défaveur de l'employé. Du Pont-Waïk ne dira pas autre chose et même insistera en disant finalement le travail, c'est une d'enrêt périssable. Parce que tout heure, qui n'est pas travaillé, est perdue, mais est perdue à jamais.

Donc il y a bien un côté périssable. Et tandis que le patron peut attendre qu'une grève s'apèse, l'ouvrier, lui et surtout à l'époque, bien sûr ne peut pas attendre longtemps le fait d'être en grève parce que personne ne le réunirait et que évidemment le foyer réclamait ses gains. Ne serait-ce que pour vivre. Donc inégalité du contrat de travail. Secondo, l'extension du machinisme diminue par définition la demande de bras. On l'a vu chez Marx, on retrouve cet argument et surtout que le machinisme détresse la qualité en mécanisant par trop le travail.

Troisième version, la périodicité des crises économiques. Comme les entrepreneurs sont myopes parce qu'ils sont incapables de prédire demain, pourquoi leur frêtront confiance pour obtenir l'équilibre sur le marché du travail. Enfin, quarto, il y a une tendance naturelle de la population à s'accroître et que cet accroissement pèse à la baisse sur les salaires courants. Il y a donc là l'influence du malthusianisme. Voilà pour l'argumentation, on la voit elle est pas loin de la lisière socialiste. Quelle est la conclusion ?

La conclusion est presque violemment socialiste. Parce qu'elle tue la classe ouvrière, la libre concurrence est tout simplement indigne. Edupon White ira jusqu'à préconiser, je le cite, la lutte nécessaire entre le travail et le capital. Comment de telle condition ne passons Gérard Marx ? Aussi, condamnent-ils avec la plus grande fermeté, les doctrines libérales, tant celles de malthus, qui se fait le défenseur des propriétaires fonciers, que celles de Ricardo, qui fait l'éloge de la classe dirigeante capitaliste. Bonjoise.

Troisièmement, quelle est la solution ? La solution, c'est l'hétatisme. D'où l'intitulé de cette section ? C'est l'hétatisme. Pour trois raisons. D'abord parce que l'État est un être politique supérieur, affirme Dupont White, et qu'il est synonyme de puissance et de liberté. Je le cite, l'humanité est meilleure dans l'État que dans les individus, elle s'est pure, parce qu'elle s'élève dans cet être collectif. Donc sur le plan politique, l'État doit être mis sur le devant de la scène. Deuxièmement, l'État doit être mis sur le devant de la scène, sur le plan économique.

C'est-à-dire qu'il doit revêtir les fonctions d'un agent économique pour promouvoir le progrès, pour endiguer les crises, pour protéger les industries nationales, notamment naissantes, par l'érection de barrières douanières. Enfin, troisième allégation, il revient à l'État d'être un partenaire au plan social. C'est relativement neuf et l'État doit promouvoir la démocratisation de l'enseignement, autant dire qu'il n'y aurait beaucoup à faire à l'époque puisque l'enseignement n'était que privé et ne touchait que quelques privilégiés, et puis aussi que l'État se devait de développer, d'assurer l'essor de la protection sociale.

Voilà encore qu'il y est neuf et qui pourrait s'analyser comme des embryons de sécurité sociale. Et à l'automne de sa vie, du pont White entamera un combat philosophique des plus vifs à l'encontre de la doctrine libérale anglaise. Donc vous voyez un auteur plus épidermique, plus radical. Section 3ème, la réaction sociologique. La réaction sociologique est française, nous y trouvons deux auteurs, mais j'insisterai surtout sur le second. Le premier, c'est Auguste Comte que vous connaissez en tant que philosophe, 1798-1857 et qui nous laisse en 1842 son fameux cours de philosophie positive.

Nous nous souvoulons également que Comte avait été un disciple, enfin un secrétaire, mais aussi peut-être un disciple de Saint Simon. Saint Simon l'a influencé, mais il a aussi influencé Saint Simon, je l'ai dit dans des séances antérieures. Simplement, retenons d' Auguste Comte qu'il va dénoncer le perpétualisme des doctrines classiques et soutenir, c'est là la quintessence du positivisme, que l'expérience constitue la matière première de la physique sociale. A voie de conséquence, l'économie ne peut pas se départir de la sociologie.

Le second auteur est Frédéric Le Plais et est là Y, 1886-1882. Voilà un homme éminemment doué qui était fils d'un employé d'Édouane qui a compris de très brillantes études polytechniques qui avaient été créées par Napoléon Bonaparte, dont il sort à 19 ans, puis l'Émine. C'est un grand voyageur qui est très attentif au développement technique et à la condition sociale. Il a donc consacré la majeure partie de son œuvre à la paix sociale. C'est vrai qu'il avait connu trois secousses qu'il avait beaucoup marqués, la Révolution 1830, la parenthèse de 1848 et la commune de 1871.

À partir de 1848, l'économiste va primer l'ingénieur. Connaissant cinq langues vivantes, il a pu beaucoup se promener, entre guillemets, errer sur les routes d'Europe et je vais vous expliquer comment il travaillait. Il était très apprécié de Napoléon III qu'il a d'ailleurs l'avait nomné au Conseil d'État. D'abord les livres qui nous allégaient, les ouvriers européens, la Réforme sociale en France, l'École de la paix sociale, son histoire, sa méthode, sa doctrine. Son procédé d'investigation favori est le procédé dit de la monographie.

De quoi s'agit-il ? Il s'agit de faire un ensemble d'observation et notamment sur le budget des familles. Et donc le plaid de s'inviter dans des familles européennes de conditions sociales différentes, de traditions différentes, grâce à sa connaissance des langues, et donc de dire qu'elle est votre budget mensuel annuel et comment l'avez-vous partissé et éclairé cet écartement budgétaire, cette ventilation budgétaire par des considérants sociologiques comme par exemple la taille de la famille, comme l'opinion par rapport au mariage, comme la religion.

Bref, donc toutes les passions, entre guillemets, qui animent les individus. A lui tout seul, il interrogera sous cette forme monographique plus de 300 familles, ce qui à l'époque était quand même relativement considérable. Et donc dans les notes, je vous ai laissé quelques remarques plus ou moins amusantes ou plus ou moins attristantes d'ailleurs de la condition de l'époque où il vous a dit entre autres qu'un débardeur de la famille, d'une famille, enfin le débardeur de la Bon lieu de Paris, consacre 12% de sa recette totale à la boisson et 0% à l'éducation de ses enfants.

Après avoir fait cette étude ou ces études, le plaid rencontrait les politiques en l'occurrence d'Apollion 3 et lui disait, lui écoutez-sir, j'ai fait mon travail d'économiste et de sociologue à vous en tant politique de prendre les décisions que vous jeuriez opportunes. La morale qui a imprégné le plaid était une morale profondément religieuse. Vous souvenez de ce socialiste anglais Robert Bowen que nous avions mentionné, qui était tout à fait hâté, et bien là nous aurons l'opposé avec Frédéric le plaid.

Frédéric le plaid demande la pleine affirmation de l'autorité du paterre familias, mais le code civil, vous autres juristes, vous le savez consacre dans sa période napoléonienne, l'autorité du paire de famille. Et puis il demandera également le respect du décalobre, c'est-à-dire dédicamentement. Deux brefs, Frédéric le plaid a fait avancer les travaux de quantification économique et a éclairé les budgets familiaux en les faisant apparaître comme des poups de la vie sociale.