Cours 26 - Le circuit keynésien

ECONOMIE POLITIQUE · Semaine 5 : L'analyse keynésienne
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Section 3e, après avoir vu le décryptage du système capitaliste, comment ce système évolue-t-il ? En voulu en vous rapporter le marxisme le plus honnêtement possible comme je l'ai fait avec le libéralisme, je vous dirais que, vu du côté de Mars, le système se trouve condamné par une triple fatalité. Une fatalité économique, la récurrence des crises, une fatalité sociale, le heure entre classe et une fatalité politique, l'effondrement du système et son emplacement par le régime communiste. Je reviens plus ou moins brièvement sur ces trois paragraphs.

Tout d'abord, paragraphes premiers, la fatalité économique ou l'émergence des crises. Je vous demanderai encore si vous me permettez de vous référer à mes notes parce qu'il y a quelques démonstrations, mais je voudrais vous en livrer les résultats. En vous disant que, en théorie marxiste, on distingue de type de système. Le schéma de reproduction simple et le schéma de reproduction élargie, quel un qu'est l'autre. Le schéma de reproduction simple, c'est quand une économie n'investit que pour remplacer le capital arrivé à bout de son flou.

Le capital suze au cours du processus productif. Il faut donc le remplacer. Mais si je le remplace, je permets à l'économie de se perpétuer, mais ni d'accroître, ni au contraire de contracter sa production. C'est un changement à l'identique. C'est le schéma de reproduction simple. Le schéma de reproduction élargie est un schéma qui admet à côté de l'investissement de remplacement un investissement neuf, ce que l'on appelle en terme moderne un investissement de capacité ou un investissement extensif qui dit que cette fois la production va croître.

Elle va s'accroître. Alors la démonstration tient dans le fait de montrer quelles sont les conditions pour que un système économique se trouve en équilibre d'abord dans un système de reproduction ou dans un schéma. C'était le terme marxien. Le schéma de la reproduction simple, ensuite dans un schéma de la reproduction élargie. Et c'est ce que je demande. Je vous demande de voir par vous-même. J'en viens à la conclusion qui est majeure. C'est que Marx avait très bien compris que la condition d'équilibre macroéconomique d'un système tenait dans l'identité de l'épargne et de l'investissement.

Vous vous souvenez que l'on avait vu ça tout à fait au début du cours sous la plume d'un certain Turgo. On l'avait retrouvé chez les préliméraux. On l'avait trouvé chez les libéraux. Bien avec Marx, ce sera encore plus précis. Et finalement, parce que tantôt l'investissement l'emporte sur l'épargne, il y a un mouvement expansif, tantôt l'épargne l'emporte sur l'investissement, vous avez un mouvement récessif. Oui, mais ça y est, j'ai enclenché des cycles économiques. Donc Marx avait tous les ingrédients pour créer une théorie du cycle.

Dans ses écrits, vous trouverez même le terme de cycle et je l'ai dans des textes que je vous élivrais bien reproduits. Mais ça n'intéresse pas. Parce que vous savez un cycle, ça a quatre phases. La phase d'ascension, la phase de repli. Bon, et puis vous avez les points bas et haut. Donc le point haut, c'est la crise. Vous passez de l'ascension à la récession. Et puis le point bas, c'est la reprise. On quitte le phénomène récessionniste pour retrouver une phase ascendante.

Marx était pour des raisons politiques fascinés par une des quatre phases. La phase de la crise. Parce que pour lui, c'était la phase qui devait entretenir l'éclatement du système. Et là encore, vous comprenez que la politique l'emporte sur l'économie. La fatalité sociale. Et c'est mon paragraphe deuxième. Là, vous l'avez déjà comprise. La fatalité sociale, c'est finalement l'interaction, comme Marx le disait, entre la paupérisation et l'accumulation. Vous avez un système accumulateur et qui fait que, je résume, vous vous trouvez en présence de capitalistes qui sont numériquement de moins en moins nombreux, mais percapita de plus en plus riches.

C'est la thèse de la concentration du capital. En regard, vous avez une classe ouvrière qui est numériquement de plus en plus nombreuse et percapita de plus en plus pauvre. Parce que payer au minimum de subsistance, mais aussi parce que jeter en dehors du système productif, ce que Marx appellera le loop on prenait target, passons. Et donc finalement, il montre qu'il y a une synergie de la dynamique sociale. La paupérisation nourrissant l'accumulation, comme si, si vous voulez, les entrepreneurs cuisaient dans le réservoir de main-d'oeuvre, vous trouvez ce terme d'ailleurs chez Marx, cuisaient dans le réservoir de main-d'oeuvre.

À un homme, on besoin de ce qu'ils leur font. Et puis, lorsque les vents tournent, on jette de nouveau cette main-d'oeuvre. Donc, la paupérisation nourrit en effet le phénomène d'accumulation, mais en revanche, l'accumulation aussi nourrit, si j'ose dire, la paupérisation, puisque l'accumulation, en employant de plus en plus deux capitaux fils, ni censis de plus en plus deux capitaux variables, donc, conforte la paupérisation. Vous avez compris maintenant que cette dynamique sociale, cet effet synergique entre la paupérisation et l'accumulation ne peut qu'exacerber l'opposition de forces contradictoires.

Et, voilà, la philosophie. C'est-à-dire que vous le comprenez sur le plan social, il va y avoir friction entre les classes, c'est-à-dire entre l'entité et la classe dominante et son opposé, là où les classes dominées. Et par ces frictions, le système évolue dans un sens que l'on ne jugera pas, mais le système évolue. Par contre, il est condamné. Il est condamné parce qu'arriver à un moment où cette lutte entre les forces ne devient plus tenable, mais c'est le moment de la révolution.

Et dont j'en arrive à mon paragraphe troisième, la fatalité politique, c'est-à-dire la marche au communisme. Marc s'écrivait aussi « La raison dernière de toutes les véritables crises reste toujours la pauvreté et la limite imposée à la consommation des masses, contrairement à la tendance qui pousse d'autre part, la production capitaliste a développé les forces productives comme si la limite de ces dernières résidait dans le pouvoir absolu de la consommation de la société ». Cette bref citation montre combien la crise est le produit des antinomies sociales, puisque finalement, sous consommation ouvrière et sur-production capitaliste ne font qu'accroître les déséquilibres.

Et Marc explique les causes de ce déséquilibre par la loi de paupérisation, par la loi tendanciel de Besse de Taudes-Brophys, par la loi du progrès qui vous oblige à consommer de plus en plus de capital pour être concurrentiel et par la loi du marché qu'il disait être source de désorganisation parce qu'elle montrait une contradiction entre la manifestation collective des unités productives et la détention privée et non plus collective des capitaux. Dans cette condition, dans ces conditions, je le répète, les antinomies vont vers l'explosion.

Marc dira qu'elle est inéductable. Simplement, on ne passe pas du système capitaliste au système communiste d'un seul coup d'un seul, mais il y a une phase transitoire que Marc décrit comme étant la phase de socialisme d'État. Si vous me permettez, quelques remarques sur le socialisme d'État, quelques remarques sur le communisme et nous conclurons sur ce chapitre. Quelques remarques sur le socialisme d'État afin de le définir. Oh, je ne vais pas compliquer les choses. Je vais prendre quatre définitions.

Sur le plan juridique, le socialisme d'État c'est, selon les canaux martiens, l'abolition de la propriété privée des moyens de production. Voilà le côté juridique. Sur le plan politique, la dictature du Pallet-Otaria, c'est-à-dire que la classe jadis dominée devient désormais dominante et exterminent fusses physiquement les nouveaux dominés. Sur le plan économique, c'est l'essor de la technique, c'est l'industrialisation à outrance, c'est la maîtrise d'œuvre de l'État. Plus tard, Lénine dira que finalement, le socialisme, ce sont les soviets plus l'électricité, voulant dire par là qu'il y a toute l'innovation politique, mais aussi le recours au progrès technique.

Et puis enfin sur le plan social, dernier critère, la suppression progressive, progressive de toutes les inégalités. Et pour corromporer mes durs, je vous ai laissé un assez long texte du manifest du parti communiste qui vous décrit plus précisément que je viens de le faire, cette phase socialiste d'État. Quelques mots sur le communisme. Le communisme, c'est vrai et je ne l'en veux absolument pas, car le Marx est très peu décrit par lui, mais est-ce que le paradis est décrit dans le détail, dans la Bible ?

Non, si j'ose dire, dès qu'on vous dit que tout va pour le mieux dans le New York des mondes, j'ai tout résumé. Donc il n'y a pas lieu de trop s'attarder. Je voudrais quand même pour vous retenir trois points. Premier point essentiel, la disparition de l'État. Vous savez, on a vu infrastructure et superstructure entre il y a peu. L'infrastructure s'est formée et formée par l'apprentissage collectif des moyens de production, donc la superstructure ancienne n'a plus de raison d'être, c'est-à-dire qu'on licencie la propriété privée.

C'est la thèse du dépérissement de l'État. Gengels résume ainsi, et je voudrais vous lire ces quelques lignes, donc socialisme utopique et socialisme scientifique. Retenez le titre, il est évocateur. Voilà ce qu'il écrit. Dès qu'il n'y a plus de classe sociale à tenir dans l'oppression. Car sachez que, en théorie marxienne, l'État, c'est l'instrument de la classe au pouvoir pour opprimer les classes dominées. Je referme ma parenthèse, permettez-moi et je reprends la citation. Dès qu'il n'y a plus de classe sociale à tenir dans l'oppression, il n'y a plus rien à réprimer qui rend nécessaire un pouvoir de répression virgule un État.

Le premier acte par lequel l'État apparaît réellement comme représentant de toute société la prise de possession des moyens de production ou non de la société est en même temps son dernier acte propre en tant qu'État. L'intervention d'un pouvoir d'État dans les rapports sociaux devient superflu dans un domaine après l'autre et entre alors naturellement en sommeil. Et méditez cette phrase, le gouvernement des personnes fait place à l'administration des choses et à la direction des opérations de production.

L'État n'est pas aboli de point il s'est pas. Voilà la thèse du dépérissement de l'État qui tombe de lui-même tel infrimure. Deuxièmement dans le régime communiste, il y a une organisation sociale dans laquelle la division du travail, qui est un appendice capitaliste, doit plus exister et dans laquelle les ouvriers doivent s'associer de la façon la plus conviviale, si j'ose dire, sous la forme de coopérative de production. Et là, vous voyez, on retrouve une thématique qui est une thématique proudhonienne alors que Marx avait vilipendé proudhon.

Donc il y a vraiment tout un tas de reprises qui n'ont pas été tout à fait honnêtement avérées ou avouées, pardon. Enfin, troisième caractéristique du système communiste, l'égalité entre l'homme et la femme, la disparition de la religion, la prise en charge des enfants par la collectivité. J'en passe, mais je résume, c'est la maximum à chacun selon ses besoins. Mais là, je dirais, est-ce que le marxisme ne frise pas l'utopie d'autres, décrit d'autres auteurs socialistes pour pourtant s'y décrier, et avec telle, autant vémence, par Marx l'humain.

Concluons sur le marxisme en essayant d'être le plus objectif possible, comme je l'ai été vis-à-vis du libéralisme. La première conclusion sera théorique. Oui, le marxisme est une forme, ou forme pardonnez-moi, une vue radicalement neuve qui tranche d'une part, d'avec les abstractions classiques, et d'autre part avec les loufocris, pardonnez-moi, ou disons les idéalismes socialistes. C'est tout simplement rappelé que le marxisme est d'abord une praxis. Il est bâti sur une théorie qui s'adose fondamentalement à une philosophie et à une conception de l'histoire.

Oui, c'est une théorie cohérente, si cohérente qu'elle a été séduisante et qu'elle a rencontré l'écho que l'on sait dans le monde. Deuxième réflexion, une réflexion non plus théorique mais politique. Est-ce que tous les instruments forgés par Marx, même si parfois ils ont été rabillés comme je vous l'ai dit, est-ce que tous ces instruments ou ces outils d'analyse sont opérationnels, qu'on fait à la valeur travail qui n'a jamais fait le jour ? Et est-ce que on peut dire que les recommandations marxiennes ont été appliquées ou mises en œuvre dans les pays qui se réclament du communisme ?

La réponse vient d'elle-même, elle est négative. Enfin, et je termine là, le socialisme révolutionnaire peut être apprécié sur un plan philosophique et non plus théorique ou politique. Et là, force est de constater que Petita, une société d'abondance promise par le communisme, n'existe pas, force est une société terrestre, elle n'existe pas. Petit B, est-ce que l'analyse marxiste ne s'éclut pas elle-même de sa propre sphère de raisonnement ? Pourquoi ? Parce que le marxisme se contredit lui-même. Il prétend être une dialectique évolutive, mais cette dialectique évolutive arrive converge vers un point terminal de l'histoire.

Alors il n'y a plus d'évolution. Et sur point terminal de l'histoire, on le sait, c'est le communisme. Et puis enfin petit C, et là, il est probablement ma critique la plus virulente. Et que j'adresserais au classique, que j'adresserais au marxiste, c'est que le marxisme porte sur l'homme un regard froid et parfaitement dogmatique et ceci l'a conduit à perpétrer des crimes incardonnables.