Bonjour à tous et bienvenue à ce cours sur l'emploi et la demande chez Kance. Nous sommes toujours dans le chapitre de l'analyse kénédienne. Nous abordons la section 2, partie 1, emploi et demande chez Kance. L'ouvrage central de Kance, la théorie générale, publiée en 1936, est particulièrement novateur. Car il met au premier plan deux concepts fondamentaux que sont l'emploi et la demande. Nous allons étudier successivement ces deux concepts. Tout d'abord, grandint l'emploi. La théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie est d'abord une théorie de l'emploi, comme son nom l'indique.
Son objectif est de montrer que livrer à elle-même les économies capitalistes ne s'autorégulent pas, comme le pensait les néoclassiques, mais peuvent engendrer des situations de sous-emploi des facteurs de production, avec en particulier un chômage involontaire important. Comment est-ce possible ? En fait, pour Kance, le marché du travail ne fonctionnerait pas comme un véritable marché, au sens classique du terme, avec rencontre entre l'offre de travail et la demande de travail. Car ce sont les entrepreneurs et eux seuls qui déterminent le niveau de production et d'emploi en fonction de leurs anticipations de déboucher.
Les entrepreneurs déterminent leur niveau de production et d'emploi en fonction de leur espoir de profit lié à la demande de bien à laquelle ils pensent répondre. S'ils estiment qu'ils n'arriveront pas avant leur production, parce qu'ils n'auront pas une demande suffisante, ils ne produisent pas et n'embauchent pas. Une situation de chômage involontaire est alors possible, même si les salaires sont parfaitement flexibles. Par la même, Kance en revient à réfuter la fameuse loi de Jean-Baptiste C, concernant la loi des débouchés, selon laquelle l'offre fait sa propre demande.
Pour Kance, c'est la demande qui fait l'offre et non l'inverse. En s'intéressant au problème de l'emploi, Kance place au coeur de son analyse la demande. Mais qu'est-ce qu'exactement la demande pour Kance ? Nous allons approfondir cette notion dans les deux paragraphes suivants, en distinguant la notion de « demande globale » et la notion de « demande effective ». Grande 2, la demande globale. La demande globale regroupe l'ensemble des biens et services qui sont demandés pour la consommation et l'investissement.
Qu'est-ce que la consommation ? Qu'est-ce que l'investissement ? Commençons par une définition de la consommation. La consommation est une opération économique, consistant à acquérir des biens destinés à être détruit immédiatement ou progressivement à travers leur utilisation et permettant la satisfaction directe des besoins humains. On a vu que dans l'analyse néoclassique, la consommation était un résidu par rapport à l'épargne. En d'autres termes, cela signifiait que les individus décidaient d'abord de leur niveau d'épargne en fonction du niveau du taux d'intérêt, puis ils décidaient ceux qui allaient consommer et la consommation était un reste, un résidu.
Qu'est-ce à une vision totalement différente et extrêmement novatrice de la consommation ? Ils pensent que les individus touchent un revenu et c'est avec ce revenu qu'ils décident d'abord de consommer. Ils vont en consommer une partie de ce revenu selon une loi psychologique fondamentale. Selon cette loi, les hommes tendent à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croit, mais non d'une quantité aussi grande que l'approissement du revenu. Fin de citation. On peut représenter cela graphiquement. Si l'on appelle « Granser la consommation », si l'on appelle « Grandi grec le revenu », on peut représenter cette loi sur un graphique.
On porte en abscisse le revenu national en ordonnée la consommation nationale. Granser. Une représentation communément admise de la loi de Keynes, eh bien représente la fonction de consommation comme une droite affine croissante. C'est égal à Y plus B. A, c'est la pente de la droite. Elle s'interprète comme ce qu'on appelle la « Propension marginale à consommer ». Elle est constante quel que soit le revenu. A est compris entre 0 et 1. Propension marginale à consommer, c'est la signif, c'est quoi ?
Eh bien cela permet de mesurer la variation de consommation qui est provoquée par une augmentation du revenu. C'est ce qui explique que, mathématiquement, pour ceux qui comprendront mathématiquement ce que cela veut dire, mais il n'y aura pas de question là-dessus, eh bien, petit A, c'est le rapport entre la variation, la consommation et la variation du revenu. Quand à petit B, B est la consommation incompressible. Cela signifie quoi ? Consommation incompressible. Cela signifie que, si le revenu est nul, les individus consomment quand même un montant incompressible, et c'est pour soi que petit B va être strictement positif.
Même si les individus n'ont absolument aucun revenu, il faut bien qu'ils consomment quelque chose, ce que trabuit ce petit B strictement positif. À cela, il y a une dernière notion que l'on peut ajouter qui s'appelle la propension moagienne à consommer, que l'on va appeler PMC. Qu'est-ce que ça ? C'est la part du revenu qui est consacrée à la consommation. Et donc, cette propension moyenne à consommer, c'est le rapport entre C divisé par Y. Si on applique cette propension moyenne à consommer à la formule qu'on a vu tout au-dessus, eh bien la propension moyenne à consommer sera égale à Ptita plus Ptibé sur Y.
Qu'est-ce que l'on voit ? Eh bien, l'on voit ici que plus le revenu est important, plus la propension moyenne à consommer diminue. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que plus les revenus sont importants, plus la part de la consommation dans le revenu est faible, car une part croissante du revenu est consacrée à l'épargne. Donc, cela veut dire quoi ? Cela veut dire que les individus les plus riches, eh bien, consomment une part relativement importante, moins importante de ce revenu par rapport à l'épargne, il préfère épargner, au contraire, les individus les moins aisés consacrent une part plus importante de leur revenu en la consommation.
Tout cela, eh bien, c'est ce que montre la fonction de consommation qu'il n'est-il. La relation qu'est habiquence entre consommation et revenu est fondamentale, et c'est d'ailleurs la relation la plus stable de son revenu. Et comme on va le voir, une grande partie de ces raisonnements reposent dessus. De la consommation, qu'elle ne se déduit l'épargne ? Qu'est-ce que c'est que l'épargne ? Eh bien, l'épargne, c'est la partie du revenu qui n'est pas consommée. L'épargne, eh bien, c'est un résil dû par rapport à la consommation.
Si on appelle Y le revenu, grand C, la consommation, est gratesse l'épargne, bah l'épargne, cela va s'écrire, grand S, égal Y, moins C. L'épargne, c'est le revenu, moins la consommation. Ainsi, pour qu'est-ce que l'épargne dépend directement du revenu national et quelque chose de très novateur par rapport à ce que faisaient les néo-classiques, eh bien, cela ne dépend pas du tout du taux d'intérêt. L'épargne devient alors un acte économique secondaire qui apparaît une fois la décision de consommation prise.
Étudions à présent l'investissement. Petit 2, l'investissement. Qu'est-ce qu'un investissement ? On va commencer par une définition de l'investissement. Un investissement, c'est un bien de production durable, qui en étant acheté par une entreprise, modifie chaque année le stop de capital existant. Il existe différents types d'investissements. Les investissements matérieaux, qui correspondent à des acquisitions de biens physiques, machines, bâtiments. Et puis on a les investissements immatériels, comme la publicité, ou les frais de recherche et développement. Alors, attention. En économie, l'investissement peut être envisagé sous deux angles différents.
L'investissement, c'est d'abord un facteur de production. Plus une entreprise investie, plus elle peut produire. Et ça, c'est l'optique que l'on utilise souvent en micro-économie. En macro-économie, on utilise une autre optique. On considère que l'investissement est un emploi de la production. C'est la signif, quoi. Eh bien, cela signifie que l'investissement fait l'objet d'une demande par les entreprises qui souhaitent acheter des biens, d'investissement, pour accroître leur production. Et c'est cela, l'optique que l'on utilise en macro-économie, et c'est cela, l'optique qui est utilisée par Keynes.
C'est pourquoi, eh bien, l'investissement constitue une partie importante de la demande globale. Pour Keynes, l'investissement dépend négativement du taux d'intérêt. En d'autres termes, c'est une fonction décroissante du taux d'intérêt. Pourquoi ? Eh bien, Keynes explique cette relation à partir de la notion d'efficacité marginale du capital. L'efficacité marginale du capital, c'est en quelque sorte le taux de rendement d'un investissement. Un entrepreneur qui a le choix entre plusieurs investissements choisit celui dont le taux de rendement est le plus important.
À tout moment, un entrepreneur a le choix entre réaliser un investissement ou placer son argent sur le marché des capitaux. Et donc, pour effectuer le meilleur choix, eh bien, il compare le taux de rendement de son investissement avec le taux d'intérêt des marchés de capitaux. Et du coup, plus le taux d'intérêt du marché du capital est élevé, par rapport au taux de rendement de son investissement, moins il investit réciproquement. C'est pour cette raison que l'investissement est une fonction décroissante du taux d'intérêt du marché.
Qui investit ? Principalement, ce sont les entreprises qui investissent. Cependant, les ménages investissent également. Par exemple, lorsqu'ils achètent leur logement, ou parlent d'investissement-logement, mais l'État investit également. Et il le fait lorsqu'il réalise d'importants investissements menant des politiques interventionnistes qui se traduisent par d'importantes dépenses publiques. Au final, de quoi est constitué la demande globale ? Eh bien, c'est l'ensemble des biens et services qui sont destinés à la consommation des ménages, à l'investissement privé des entreprises et des ménages, mais également à l'investissement public de l'État.
On peut traduire cela par une petite équation. Si l'on appelle dégé la demande globale, grand c'est la consommation, grand i, l'investissement privé, et grand g, l'investissement public, on peut donc écrire que dégé la demande globale, eh bien c'est égal à c plus i plus g. Pour finir, on va s'intéresser en grand trois au concept de demandes effectifs. Pour Cannes, ce qui est central, ce n'est pas seulement la demande globale à la période courante, mais surtout les anticipations des entrepreneurs concernant leur vente à la période suivante.
Les décisions de production et d'embauche des entrepreneurs dépendent de ce qu'ils pensent vendre demain. Ce nomin est bien sûr plus ou moins long en fonction de la longueur du processus de production. Pour un boulanger qui produit du pain, eh bien il lui importe de savoir combien de pas il va le vendre demain. Au contraire, pour l'entreprise Citroën, il faut anticiper les ventes de voitures dans une année. Cannes s'introduit alors une notion extrêmement nouvelle, la notion de demande effective.
Qu'est-ce que la demande effective ? C'est d'abord la traduction de l'anglais effective « demand » qui signifie la demande qui se réalise effectivement. En d'autres termes, la demande effective c'est le niveau de la demande auquel les entrepreneurs décident de répondre compte tenu de leur prévision de vente pour demain et des coûts en termes de main d'œuvre ainsi que des profits qu'ils espèrent en m'attendre. Les anticipations des entrepreneurs jouent alors un rôle fondamental sur leurs décisions. Elles se font bien sûr sur la demande globale d'aujourd'hui mais elles intègrent également l'état d'esprit d'entrepreneurs, leur pessimisme, ou leur optimisme, leur capacité à prendre des risques.
Cannes désigne, par l'expression, « esprit, animal » l'ensemble des émotions qui guide le comportement des entrepreneurs en dehors de tout calcul rationnel. Le contexte dans lequel ils prennent leurs décisions est également fondamental. Ainsi, en période de forte incertitude, les entrepreneurs deviennent prudents. Ils hésitent à produire davantage et embaucher. En conclusion de cette section, Cannes en utilisant le concept de demande effective montre pourquoi les entreprises peuvent restreindre leurs embauches de salariés et comment du chômage à volontaires peuvent alors apparaître.
Nous allons, dans la section suivante, montrer l'importance dans l'analyse canésienne de deux autres concepts, la monnaie et le taux d'intérêt.