Cours 22 - Les défaillances du marché

ECONOMIE POLITIQUE · Semaine 4 : L'analyse néoclassique (2)
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Bonjour à tous et bienvenue à ce cours sur les défaillances du marché. Nous sommes toujours dans le chapitre 1, l'école néoclassique. Nous allons étudier à présent en section 8 les défaillances du marché. Les modèles néoclassiques que nous avons étudiés jusqu'à présent, celui de Marshall en équilibre partiel, celui de Valras en équilibre général, montrent que des marchés en concurrence pur et parfait s'équilibre parfaitement sans intervention de l'État. Plusieurs économistes néoclassiques, dont notamment encore Valras ainsi que Marshall, mais également Arthur Cécile Pigou qui fut l'élève de Marshall, s'intéressent à mettre en évidence des situations de défaillance du marché.

Ça signifie quoi ? Eh bien ce sont des situations où le marché ne peut plus réguler efficacement l'activité économique et du coup eh bien il va être important que l'État fasse quelque chose. Ces économistes repèrent trois configurations bien précises qui obligent l'État à intervenir. En présence d'un bien collectif, en présence d'externalité et en présence de rendement d'échelle croissant. Nous allons étudier ces trois situations. Grandin les biens collectifs. Les biens collectifs ou les biens publics sont des biens qui sont consommables par tous.

On dit aujourd'hui qu'il vérifie deux propriétés, la non-rivalité et la non-exclusion. En raison de la non-rivalité, la consommation par un agent d'un bien n'en exclut pas la consommation par d'autres individus. En vertu de la non-exclusion, on ne peut pas empêcher un individu de consommer ce bien. Voici quelques exemples de biens publics. On a par exemple toutes les infrastructures publiques, les routes, les ponts, l'éclairage public. On a aussi tout un certain nombre d'instances comme par exemple la justice.

Chacun en consomme la quantité souhaitée sans qu'il soit possible d'évaluer cette consommation et donc d'en établir le prix à payer par les utilisateurs. La particularité de ces biens, c'est qu'elles ne suscitent aucune demande personnelle. Personne ne souhaite les financer à titre individuel parce que ces biens profitent à tout le monde. Personne ne va vouloir payer tout seul l'éclairage devant chez lui parce que tout le monde passe devant chez lui et tout le monde va en profiter.

Mais pourtant, cet éclairage rend un service extrêmement important à toute la collectivité. Quelle est donc la solution ? Il revient à l'état de prélever des impouves pour financer les biens publics. Nous allons à présent nous intéresser à une deuxième situation où l'état doit intervenir. C'est le cas des externalités, grand de les externalités. Une externalité désigne une situation particulière où l'activité d'un agent a des répercussions sur l'utilité ou le profit d'un autre agent sans qu'aucune contrepartie monétaire ou sans aucune transaction sur un marché ne s'est faite.

Il existe différents types d'externalité. On a ainsi les externalités positives qui augmentent la satisfaction des tiers de personnes. L'exemple type c'est par exemple la recherche et développement. Certaines entreprises peuvent bénéficier des résultats de la recherche et développement d'autres entreprises sans subir le moindre coût de recherche. Un autre exemple qui est souvent utilisé pour bien comprendre cette notion d'externalité positive, c'est l'exemple de l'apiculteur et de ses abeilles. Les abeilles polliniscent gratuitement l'échang à l'entour ce qui crée une externalité positive.

A l'inverse des externalités positives, il existe des externalités négatives qui elles peuvent nuire au tiers ce personne. L'exemple type c'est bien sûr la pollution. L'état a dès lors un rôle extrêmement important et il doit intervenir à travers différentes modalités d'action. Dans le cas d'externalité négative, l'état a plusieurs alternatives. Il peut ainsi obliger les entreprises à réduire volorteurement leurs externalités négatives par un principe de labellisation. Il peut également interdire ou réglementer la production d'externalité négative en introduisant des normes de qualité ou en limitant les seuils d'émission.

Il peut aussi créer des mécanismes pour faire payer les externalités à ceux qui les produisent. Cela revient alors à internaliser l'externalité. Ce principe est rentré dans la constitution depuis 2005 et s'appelle le principe du pollueur-payer. Cette internalisation peut s'effectuer en taxant l'activité d'origine ou en créant par exemple la mise aux enchères de ce que l'on va appeler par exemple des droits à polluer qui vont permettre un développement durable. Et c'est ainsi dans ce cadre et bien que la bourse BlueNext a été la première bourse mondiale de l'environnement.

Elle est apparue en 2007 mais elle a cessé ses activités en 2012. Dans le cas d'externalité positive maintenant, eh bien l'état peut réglementer ou instaurer des aides monétaires. Prenons l'exemple de la recherche et développement. La recherche profite rapidement aux entreprises qui n'en ont pas fait, ce qui pourrait alors décourager les entreprises qui font de la recherche. Afin de les protéger, l'état a plusieurs possibilités. Il peut par exemple renforcer les droits de propriété et subventionner l'activité économique.

Cela peut consister dans le renforcement de la législation en matière de brevet et de secret commercial. Il peut aussi faire supporter l'effort de recherche à une institution hors marché qu'il financerait par exemple CNRS en France. On va s'intéresser en grand trois à la situation de rendement d'échelle croissant. Une technologie édite à rendement d'échelle croissant, si pour augmenter le volume de la production, il faut augmenter dans tes proportions moindres le volume des facteurs de production. Par exemple, eh bien j'ai multiplié par deux le travail et le capital que j'utilise dans une entreprise et cela va multiplier par trois la quantité produite.

Les rendements d'échelle croissant s'expliquent souvent par des situations où les coûts fixes sont très importants. C'est le cas d'entreprises dont l'installation nécessite d'importantes infrastructures. Par exemple les transports ferrohyuaires ou aériens, les services publics, postos, les télécommunications, les services énergétiques. Pourquoi ces différentes activités sont considérées comme ayant des rendements d'échelle croissant ? Prenons l'exemple de la poste. Eh bien une fois que le réseau est mis en place, ce qui nécessite un coût véritablement important, eh bien on peut facilement augmenter la production sans accroître le coût en capital et en travail.

En effet envoyer dix lettres n'augmente pas beaucoup les coûts par rapport à l'envoi d'une seule lettre. Les rendements d'échelle croissant posent le problème de favoriser les monopoles. Plus une entreprise produit, plus elle devient efficace et alors susceptible d'évincer toutes les autres entreprises présentes sur le marché jusqu'à l'apparition d'un monopole dit naturel. Or en situation de monopole, une entreprise a intérêt à diminuer les quantités produites et augmenter ses prix, ce qui est défavorable aux consommateurs. C'est pourquoi l'État a souvent intérêt à réguler les monopoles ou à les éviter.

Il revient donc à l'État, garant de l'intérêt collectif d'intervenir. Il a toute une palette d'options qui sont possibles. Tout d'abord, l'État peut réguler le monopole en lui imposant des contraintes de prix et d'efficacité qui sont comparables à celles que lui imposerait la concurrence, baisse des prix et augmentation de la production. L'État peut également mettre en place des politiques de concurrence qui vise à lutter activement contre les monopoles ainsi qu'un droit de la concurrence. Cela conduit à des politiques visant à interdire les pratiques de dumping, c'est-à-dire la vente à perte.

Par exemple, en 2016, le dumping chinois sur l'acier chinois engendrait que l'acier chinois devait se vendre à très bas prix sur le marché européen. Et bien en réponse, les autorités et douanières européennes ont surtaxé ces produits. L'État peut également interdire les ententes entre les entreprises. Cela a conduit par exemple en 2005 à une sanction exemplaire sur le marché de la téléphonie mobile des trois opérateurs, Orange, SFR et Buig, qui ont dû payer une très forte amende pour avoir conclu des accords entre 1997 et 2003.

L'État peut également sanctionner les abus de position de buignons, ainsi de lourdes amendes ont dû être payées par Google en 2017, par Intel en 2009 et par Microsoft en 2004. L'État peut enfin chercher à déréglementer les marchés pour favoriser la concurrence. Cela a conduit par exemple à l'importante déréglementation des marchés financiers dans les années 80. Pour conclure, c'est que section, ce qu'il faut retenir, c'est que pour les néoclassiques, l'État doit intervenir le moins possible dans la vie économique, sauf dans trois, quatre récits, en présence de biens collectifs, en présence d'heurtéin-vélité et enfin en présence de rendement d'échelle croissant.

Ces trois situations peuvent conduire l'État à légiférer et à mettre en place les mesures nécessaires.