Cours 13 - Le socialisme

ECONOMIE POLITIQUE · Semaine 2 : L'école classique et le socialisme/marxisme
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En section 2e, j'aimerais voir à présent la position de David Ricardo. David Ricardo, rappelez-vous, est le théoricien de l'économie politique classique. On a donc une force de pensée beaucoup plus toïrote. Ricardo reprendra à son compte la théorie de la valeur travail incorporée et s'y tiendra. Contrairement à Smith, je veux dire par là qu'il l'observe dans les sociétés primitives mais la concerne dans les sociétés modernes. Je m'explique. Vous verrez là encore dans un texte qu'il cite lui-même à Adam Smith en disant que même lorsqu'à Adam Smith disait que dans les sociétés primitives, l'État de Troc se faisait grâce aux quantités de travail nécessaires pour tuer un casteur ou pour tuer un dain, il reprend le même exemple.

Il dit qu'il n'est quand même pas suffisamment précis parce que finalement il a bien fallu peut-être une massue pour assommer le casteur et un arc et des flèches pour tuer le dain. Et bien cela, même si c'était peu, c'est du capital. Donc il le précise, même à Adam Smith dans les sociétés primitives, ne tient pas en compte le fait que le capital existe. Alors évidemment, combien même dans les sociétés modernes ? Et Ricardo dit que dans les sociétés modernes, l'immission du capital dans le processus productif, qu'on ne peut dire presque sa prépondérance, ne le trouble pas.

Et je vais vous expliquer en quoi. D'abord, soyons très clairs. Ainsi que Ricardo l'a été dans cette principe d'économie politique et de l'impôt de 1817. Il nous dit voilà, il y a deux catégories de bien. Il y a les biens non reproductibles et les biens non reproductibles. Les biens non reproductibles, ce sont des biens uniques. Par exemple, une toile de mètre. Par exemple, une oeuvre littéraire. Par exemple, il prend l'exemple lui-même un vin fin. Bref, quelque chose que vous ne pouvez pas reproduire par le biais de l'industrie.

Alors, dira-t-il pour ces biens, nul d'autre qu'ils tirent leur valeur de leur rarité. Il est évident qu'un ruban, un soubien, un devin si ou que sais-je, ont une valeur inouïe non seulement par la qualité de la peinture, mais aussi par sa rarité puisque par définition, ce sont des oeuvres non reproductibles. Les biens non reproductibles sont une infime partie des biens existants. La plupart des biens économiques sont en effet du bien tout court, sont reproductibles et reproductibles grâce à la manufacture.

Et pour ces biens, ce n'est pas la rarité qui détermine leur valeur, mais c'est simplement la quantité de travail qui se trouve incorporée en eux. Voilà pourquoi Ricardo est en effet le père, même s'il ne l'a pas inventé, mais en tout cas celui qui a le mieux travaillé, la théorie de la valeur travail incorporée. Donc, je le cite, si c'est la quantité de travail fixée dans une chose qui règle sa valeur échangeable, il s'ensuit que toute augmentation de la quantité de ce travail doit nécessairement augmenter la valeur de l'objet en quelle il a été employé, de même que toute diminution de ce travail doit diminuer le prix.

C'est donc clair. Et par voie conséquence, nous allons ainsi qu'on l'a fait avec Adam Smith lui poser la question de savoir qu'est-ce qui explique les variations de la valeur dont le temps est dans l'espace. Ricardo sera là encore plus précis qu'Adam Smith. Le premier facteur qu'il va retenir, c'est la qualité du travail. En effet, raisonnons un instant ensemble et disons-nous que voilà un ouvrier qui est paraisseux et qui donc fabrique un ouvrier, un objet durant dix heures, et voilà un ouvrier qui est extrêmement productif et qui fabrique le même objet durant cinq heures.

Si je dis que la valeur des choses est due à la quantité de travail incorporée en eux, alors je vois bien que l'objet fabriqué par le travailleur paraisseux vaut deux fois l'objet qui est le même, fabriqué par le travailleur productif. Ce n'est donc pas tenable comme raisonnement. Et là, nous touchons du doigt la qualité du travail. Ricardo sentira mais de façon insuffisante à mes yeux. En effet, il dira, je note que la qualité du travail peut avoir une importance et surtout que la qualité d'une heure de travail n'est pas forcément la même.

Je m'explique, vous pouvez avoir une heure de travail non spécialisée, une heure de travail spécialisée. C'est toujours une heure, mais ça n'a pas la même valeur. Donc Ricardo d'inventer sur le plan intellectuel ce qu'il appelait une échelle de dextérité comparative. Sur le plan intellectuel, c'est très probablement satisfaisant puisqu'on permettait ainsi des taux de conversion des heures de travail spécialisés en or de travail spécialisés. Mais enfin, vous imaginez, au égard de la complexité des sociétés et au nombre de métiers, le nombre de calcul qu'il fallait faire.

En intellectuelment parlant, il y a en effet une échappatoire qui est correcte, mais sur le plan pratique, ceci n'est pas satisfaisant. Le deuxième facteur qui pour lui est capable d'influer sur la valeur des choses, c'est le coût de la monnaie. En effet, n'oublions pas qu'à l'époque, c'était essentiellement de l'or et que l'or c'est aussi une marchandise. Donc l'or a aussi un coût en travail. Et parfois de conséquences, Ricardo de nous dire si le coût de travail en or est connu, alors la valeur de la chose ou son prix naturel ne varie qu'en proportion avec la quantité de travail, le coût en travail de l'asile de chose.

Inversement, si ce coût de travail de l'asile de chose est connu, alors le prix varie en fonction des fluctuations du cours de la monnaie. Et même d'ajouter ce qui est assez critiquable, le fait que si l'on résonne dans une économie qui n'est plus uniquement à base d'or, mais aussi une économie fiduciarisée, donc à base de billets, eh bien comme la quantité de billets selon Ricardo doit être gagée par la quantité d'or circulante, eh bien le raisonnement est extensible.

En d'autres termes, ce qu'il voit pour l'or, il l'étend également au billet. La troisième cause de fluctuation de la valeur est probablement la plus intéressante. En effet, Ricardo va mettre le doigt sur ce problème fondamental du travail direct et du travail indirect. En termes clairs, on a vu ensemble que les physiocrates avaient insisté sur la notion d'avance. Ricardo insistera également, mais en distinguant les capitaux fixes des capitaux circulants. Les capitaux fixes portent bien leur nom. Ils sont fixés durant le processus de production et il s'agit des bâtiments et des machines.

Par contre, les capitaux circulants portent également bien leur nom. Ils tournent à mesure que le processus de production évolue et donc on y trouvera les matières premières et les salaires. Le problème que vous aurez à voir par vous-même parce qu'il nécessite un tableau explicatif chiffré. C'est ce que l'on appelle au regard de la théorie économique l'effet Ricardo. Bien sûr, c'est par Ricardo qui baptisait sa démonstration « effet Ricardo », mais on l'a retenu sous ce nom postérieurement.

Je vous en donne immédiatement le résultat. Le résultat est le suivant. C'est que si jamais pour une raison totalement extérieure à notre raisonnement, le prix du travail, le salaire donc, le salaire nominal, vient à bouger par exemple une augmentation de 45% du salaire, cette augmentation n'aura pas le même impact sur une range qui emploie plus de travail que de capitaux que sur une autre qui emploie plus de capitaux que de travail. Et donc au travers de cet exemple, Ricardo essaye de nous montrer, je le dis tout de suite faussement, mais Ricardo essaye de nous montrer qu'il y a une incidence des variations du salaire nominal sur l'établissement de la valeur des choses.

Cet effet porte le nom en théorie économique « effet Ricardo ». Mais même de son vivant, Ricardo dira « oui cet effet », enfin son employé se termne, mais l'incidence du salaire des variations du salaire nominal sur la valeur des choses existe, mais moi Ricardo, je pense que cette incidence est très mineure au regard des fluctuations de la quantité de travail incorporée dans les choses. Et il ajoutera même pour être très précis, je l'estime moi Ricardo à 6 ou 7% des causes de la variation de la valeur des choses.

Voici pourquoi postérieurement à lui, on a appelé la théorie de la valeur travail Ricardienne, la 93% theory of value, c'est-à-dire la théorie de la valeur à 93% sous entendant par là que les 7% manquant dixies de Ricardo, venaient donc de l'effet Ricardo. Enfin, j'aimerais terminer dans une section troisième en vous faisant connaître quelques autres thèses classiques. Les unes restaient objectives d'autres tranchères parce qu'elles devinrent subjectives. Parmi les théories de la valeur objective, j'aimerais vous signaler la théorie de Bayel-Ev et l'EIY qui propose une théorie de la valeur coût de production dans laquelle la rente se trouve exclue.

Parmi les coûts, ce qui sera une position en général admise par les postes Ricardiens. Le colonel Torins prétendra que la valeur des choses doit être fondée uniquement sur la quantité de travail indirecte incorporée en elle. Le travail indirecte, c'est donc le travail qui avait été incorporé dans les machines lorsque ces machines étaient produites. Donc voyons bien la séquence telle qu'elle se présente. Un produit est fabriqué par la combinaison d'un travail d'un travailleur et par vrai conséquent, ça c'est le travail direct et du travail indirect qui est le travail de travailleur qui avait travaillé hanté sédamment pour fabriquer la petite machine.

Scope, l'économiste Scope insistera sur le fait que la valeur doit être fonction des fonctions des coûts de production en longue période. Donc tout ça, ce sont des thèses qui vont le peu ou peu dans l'affiliation de la théorie de la valeur objective. La position de John Stuart Mill sera intéressante à plus d'un égard parce qu'il fera l'accomailleur, oeuvre de synthèse. Il distingra en effet la valeur de marché permanente, calée sur le coût de production, de la valeur de marché temporaire, elle fouille de la confrontation de l'offre et de la demande.

Maintu savait avant lui adopter une position similaire, bien qu'un petit peu moins précise, mais insistant surtout sur le fait qu'en courte période, les fluctuations de l'offre et de la demande faisaient sur la valeur. À côté de ces thèses subjectives, il y en eut certaines en nombre beaucoup moins importants des thèses subjectives. Et là, je voudrais vous citer Jean-Baptiste Cé et je vous ai laissé un long texte qui explique comment pour lui, la production est liée à l'utilité.

Et par voie de conséquence, chez Jean-Baptiste Cé, l'origine de la valeur est essentiellement fondée sur l'utilité. Mais l'utilité que vous conseillez n'est pas forcément la mienne et réciproquement, donc on voit très bien que la thèse est fondamentalement subjective, elle annonce une thèse que nous verrons ensemble à la fin du 19e siècle, celle qu'épouseront les néo-classiques. À côté de Jean-Baptiste Cé, permettez que je vous signe légalement l'économiste Seigneur, qui affirme qu'une chose n'a de valeur que si trois conditions sont simultanément remplies, l'utilité de la chose, la transferabilité de la chose et la limitation quantité de la chose.

Et puis enfin, un dernier économiste, l'économiste Langfield, qui sera incontestablement l'économiste le plus subjectiviste de l'école classique, en mettant spécifiquement en relief le rôle de l'utilité dans l'explication de la valeur. Je conclue sur ce chapitre en vous disant que, en dépit des imperfections et on l'a vu, là encore, on voit bien que Ricardo est le théoricien de l'économie politique classique. C'est lui qui défend l'idée selon laquelle la valeur est calée sur la quantité de travail incorporée dans la chose.

Un auteur qu'il n'aura rien de libéral, Karl Marx, reprendra cette attitude ricardienne et la perfectionnera quelque peu en notre terme, fera en sorte que la théorie de la valeur travail incorporée sera valide à 100% et non plus à 93%.