Bonjour à tous et bienvenue à ce cours sur John Stuart Mill. Nous sommes toujours dans le chapitre 2 l'école classique et nous abordons à présent la section 6 John Stuart Mill. Après avoir résumé les étapes importantes de sa vie, nous développerons ces théories. Grandain sa vie. John Stuart Mill, 1806-1873 est un philosophe et un économiste anglais. Il est souvent considéré comme l'un des derniers grands auteurs classiques. Enfants brodige, il maîtrise le latin, le grec et le calcul différentiel à l'âge de 8 ans.
Il est éduqué par son père, James Mill, lui-même économiste avec l'assistance de David Ricardo et de Jeremy Bentham, qui sont des amis de la famille. John Stuart Mill devient un disciple de Bentham, le fondateur de l'utilitarisme, qui est une pensée politique qui domine l'angloteur pendant toute une partie du 19e siècle. Mill fera évoluer cette pensée dont il disserne les limites. Après une carrière de journaliste où il fait l'apogéologie du libéralisme, il occupe un poste à la compagnie des Indes avant de s'installer à Avignon France.
Il est alors élu à la Chambre des communes en 1865 et défend avec vigueur le droit de vote des femmes et l'égalité des sexes, ce qui en fait l'un des précurseurs du féminisme. Ces idées sur la défense des droits sociaux des travailleurs font de lui un socialiste libéral qui imprègnera le libéralisme économique et politique anglais. Grandeux, les théories de John Stuart Mill. Très connues dans la culture anglo-saxonne, la pensée de Mill est moins étudiée en France.
Son œuvre majeure, principe d'économie politique, publiée en 1846, la même année d'ailleurs que le manifeste du parti communiste de Marx, en fera pourtant l'un des économistes les plus influents de la deuxième partie du 19e siècle. Nous développons ici deux aspects de sa pensée, ses développements à la doctrine utilitariste de Jérémie Ventham et ses apports aux théories classiques d'Adam Smith et de David Ricardo. Petite un, ses apports à la doctrine utilitariste de Ventham. Quelques notions d'utilitarisme apparaissaient déjà chez d'Hydro et les encyclopédistes.
Mais ses Jérémie Ventham, 1748-1832, philosophe, juriste, économiste anglais, qui se pose en véritable père fondateur de l'utilitarisme. Ventham développe toute sa vie des projets de réforme comme le suffrage universel, l'abolition des privilèges. L'objectif est le selon ses propres mots, atteindre le plus grand bonheur pour le plus grand nombre, citation au coeur de sa doctrine, l'utilitarisme. Il définit ainsi le concept d'utilité qui est cependant un peu différent de la conception actuelle. En effet, pour Ventham ce qui est utile est ce qui permet d'atteindre le bonheur.
Mais qu'est-ce que le bonheur ? Le bonheur peut s'établir à travers deux concepts, le plaisir que les individus cherchent à maximiser et les peines qu'ils veulent minimiser. Chaque action influence positivement ou négativement la satisfaction d'un individu à divers degrés d'intensité. Un individu choisit donc les actions qui lui procurent le bonheur individuel le plus grand. Ventham développe alors que le bonheur collectif provient de la somme des bonheurs individuels. Quel rôle pour l'Etat ? Même si Ventham est un disciple et un ami d'Adam Smith, sa conception de l'Etat diffère quelque peu.
Certes, le rôle de l'Etat demeure relativement limité, mais il doit néanmoins permettre aux individus d'atteindre le bonheur le plus grand en les aidant. Il existe deux types d'actions. Ce que Ventham appelle les non-agendas actions, qui sont les actions pour lesquelles l'Etat ne doit pas intervenir et les agendas actions pour lesquelles l'Etat peut intervenir. Cela recouvre des actions par exemple dans le domaine de l'hôpital ou des transports. D'abord disciple de Ventham, John Stuart Mille fait évoluer son principe d'utilitarisme.
Il souligne d'abord qu'il peut exister un écart entre le bonheur individuel et le bonheur collectif. Le défi de toute société doit alors consister à minimiser cet écart. Mettant que cet écart subsiste, le bonheur collectif doit primer sur le bonheur individuel et l'intérêt général doit revenir, doit devenir le premier critère d'action. Cependant, Ventham pense que les individus doivent pouvoir mener la vie qu'il leur plaît sans autre limite que les nuisances qu'il pourrait causer. Il s'est régenci en défenseur de l'autonomie individuelle qui est pour lui un droit tangible.
À ce titre, il fait preuve pour son époque d'une grande tolérance notamment vis-à-vis de l'alcoolisme ou de l'homosexualité qu'il ne condamne pas. Petit 2. Ses apports aux thèses de Adam Smith et de David Ricardo. Initier à l'économie politique par David Ricardo lui-même, John Stuart Mille reproche au classique de s'intéresser davantage aux causes et aux sources de la richesse qu'à sa répartition contre les différentes classes. Influencés par les socialistes du topique, il pense que l'industrialisation a certes à porteporter une forte croissance mais à la conjointement, engendrée d'importantes inégalités sociales ainsi qu'une forte misère ouvrière.
Sur le long terme, l'état stationnaire, tant redouté des classiques vers lesquels convergent toutes sociétés, devrait au contraire engendrer une société plus épanouie où les individus n'auraient plus pour seul objectif l'enrichissement mais un bonheur beaucoup plus grand. En attendant l'avènement de cette situation, l'état doit agir pour remédier à la misère existant. Comme tout libéral, Mille pense que l'état doit préserver le bon fonctionnement des marchés et garantir la propriété privée mais il doit également protéger les plus faibles.
John Stuart Biel propose alors trois principaux modes d'action pour l'état. Imposer les plus riches et redistribuer aux plus pauvres, soutenir le mouvement coopératif alors en voque dans l'Angleterre, encourager la démocratisation de la société. Il faut à la fois faire participer le plus grand nombre de citoyens à la vie politique mais aussi réserver l'exercice du pouvoir au plus compétent. Dans ce cadre, Mille propose l'instauration d'un suffrage universel auquel même les femmes pourraient participer ce qui constitue pour l'époque une véritable révolution.
En conclusion, John Stuart Mille demeure un auteur majeur du libéralisme anglais du 19e siècle. Il prône l'autonomie individuelle et se révèle un ardent défenseur des questions de justice sociale. A ce titre, il s'élève contre l'esclavage et l'industrie capitaliste et s'éloigne de la pensée classique traditionnelle. Avec John Stuart Mille, nous clôturons ce chapitre sur les principaux auteurs classiques.