Bonjour, la fois passée, j'ai donc eu le l'honneur et le plaisir de vous parler du titre 1 de ce cours qui était qui concernait l'avant libéralisme. Et nous avions vu ensemble la période antique, la période médiévale, les deux premiers chapitres donc qui étaient relativement mégrelés et pour cause puisque de pensées économiques inugaires. Et puis dans un chapitre troisième, nous avions abordé la Renaissance et là avec cette Renaissance, je vous avais dit combien il y avait un frémissement dans le domaine de la pensée et pas d'ailleurs que de la pensée.
Ceux qui avaient fait sur le plan économique, j'ai eu les premières réflexions d'importance qui eurent pour nous le mercantilisme. Maintenant nous examinons en titre deuxième de ce cours l'aube de libéralisme. C'est-à-dire que le libéralisme arrivera bien sûr mais tout doucement. Ce sont les signes avant-coureurs. Et ces signes avant-coureurs viennent, j'aimerais vous le rappeler pour cadrer de nouveau notre période. On a vu que les mercantilistes allaient jusqu'au 18e siècle mais spécifiquement en Allemagne. Dans l'ensemble, les mercantilistes, les principaux s'arrêtent avec le 17e siècle essentiellement, en Grande-Bretagne et en France.
Et là nous sommes donc avant le libéralisme, je me répète, à l'aube du libéralisme, nous sommes véritablement dans un cadre profondément changé. Profondément changé. En effet, sur le plan politique, un ordre nouveau est là puisque on l'a vu du fait de l'impulsion des idées de Machiavel et d'autres auteurs. Et puis il y a eu la remise du roi à sa place, c'est-à-dire au sommet de la hiérarchie politique. En d'autres termes, la monarchie absolue s'annonce. Et nous savons bien la deuxième partie du 17e siècle et l'aube du 18e siècle, avec les marqués par le règne du roi soleil.
Donc, nouvel ordre politique, nouvel ordre économique. Dans la mesure où il y a un certain frémissement des techniques, dans la mesure où il y a tendance de l'économie à se réveiller, à avoir une croissance en traîne, et puis aussi parce que sous l'impulsion des grandes découvertes que nous avons vu avec la Renaissance, eh bien il y a une ouverture à l'international. Donc, un nouveau contexte économique également. Un nouveau contexte religieux. Nous avons vu combien le protestantisme allait amener, et dans le fond de la pensée, et dans le rite de l'Église, et dans le comportement de tous les jours, au plein sens du terme, des réformes tout à fait bouleversantes.
En sorte qu'un, l'ordre religieux préexistant se trouve, sinon cassé, au moins sérieusement, fissuré. Nouvelle ordre sur le plan social. Parce que, voyez-vous, la flûte des méthodes précieux, desquelles nous avions parlé, et qui venait essentiellement d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale. Civilisation qui avait été pillée par les Espagnols et le Portugais. Donc ces afflux métalliques en Europe allaient provoquer des tendances inflationnistes, et nous avions vu ensemble comment les mercantilistes, au travers de Malest-Roi et de Jean Bodin, les avaient traités.
Mais ce que j'aimerais que vous reteniez, c'est que, en effet, ces afflux métalliques ont fait monter les prix et l'inflation, en général, bien évidemment, favorise les débiteurs et défavorise les créditeurs, les créanciers. Pour qui étaient les créanciers essentiellement les doblesse, qui étaient les débiteurs, essentiellement les bonjois. Donc on voit déjà se dessiner un nouvel ordre social, nu par ces changements, ces bouleversements monétaires auxquels nous assistons. Et puis enfin, nous avons un nouvel ordre scientifique, un nouvel ordre artistique, et qui est alors là haut combien illustré par le roi du roi soleil, parce que c'est l'époque d'un mollière dont Louis XIV sera le parrain d'un des enfants.
Vosgelat, racine, corneille, boalot, brouillère, de Mme de Sevinier, de Fennon. Ce sera sur le plan de la peinture, l'air de poussin, de l'olorain, de l'Enin, de miniat, de l'Obrin. Ce sera son temps d'architecture. Les travaux de Leveau et de Mansard, ce sera sur le plan philosophique et mathématique. Les œuvres de Descartes, de Pascal et de Deferma, ce sera dans le domaine de la physique. Les travaux de Robert Val, de Picard, de Mariotts, les lois de Mariotts.
Et puis sur le plan musical, également, c'est surtout, vous le savez, l'air de Coutrin, de Rameau et du préféré de Louis XIV, Lully. La risque que je vais vous donner est évidemment exhaustive, ni en termes de personnes, ni en termes de discipline. Mais c'était simplement pour vous montrer combien le monde nouveau était un monde en ébullition. Alors ce basculement auquel nous assistons et qui va s'accentuer, et nous verrons comment, lors de la révolution industrielle, et bien ce basculement s'accompagne du vagissement du libéralisme.
Et nous y voilà. Dans ce titre consacré à l'aube du libéralisme, je voudrais voir deux chapitres avec vous. Dans le premier, je vous expliquerai les idées physiocratiques. La physiocratie a été une école intégralement française qui s'est située dans le troisième quart du XVIIIe siècle. Je serai plus précis dans quelques instants. Et en même temps que cette physiocratie faisait floresse, se sont développées des courants que j'ai appelés prélibéraux. Prélibéraux en Angleterre, prélibéraux en France. Donc voilà les deux chapitres dès qu'elles nous parleront.
Tout d'abord la physiocratie, ensuite les pensées préclassiques. Toutefois, un point unis ces deux chapitres, c'est que nos auteurs, qu'ils fussent physiocrates ou non physiocrates mais prélibéraux, avaient une croyance éperdue dans les lois naturelles. Ces lois naturelles pour eux transcendent les lois civils. Alors c'était une idée qui n'était pas venue à cette époque et qui remontait très haut dans le temps. Mais ce que je veux vous expliquer c'est que dans l'époque que nous allons examiner, le libéralisme politique s'installe.
Il s'installe avec les idées d'un lot 1632-1704 et surtout celle de Montesquieu 1689-1755. Et visiblement la loi y apparaît dans leurs pensées comme un dérivé de la nature des choses. Enfin, sur un plan plus anecdotique, un satiriste anglais qui portait un nom bien français, Bernard de Montevil, 1670-1733, a été à l'origine de ce que l'on a retenu comme étant la fable des abeilles. En effet, dans une ruche, chaque abeille travaille pour elle-même, donc suit son intérêt personnel, mais en même temps elle contribue à la richesse de la ruche.
Transplanter ceci sur le plan économique et on voit bien que la quête de l'intérêt individuel va dans le sens de l'intérêt collectif. C'est une idée qui sera véhiculée très fortement par les libéraux plus tard. Donc, chaque titre premier, comme annoncé, la physiocratie. La physiocratie, quelques mots introductifs si vous voulez bien, est entendue que dans mes notes vous trouverez tout un tas de textes étayant mes propos. Mais en introduction, je vous dois vous dire qu'elles ont été les auteurs.
Et vous en citez les plus importants en finissant par le plus important, c'est-à-dire le chef de fil de l'école physiocratique. Nous y avons trouvé Victor Ricchetti, beaucoup plus connu sous le nom du marquis de Mirabeau, 1715-1789. Mirabeau était un homme extraordinaire qui, bien que noble, était un élu du tiers-État. Et cet homme aura pour ami, Louis XVI. Et là, en 1789, il meurt d'une frise d'apoplexy à l'Assemblée. Et ceci fut bien regrettable parce qu'il eut pu être un homme charnière entre les révoltés, ou les futurs révoltés, et l'ordre établi.
Il eut Pierre-Paul Mercier de la rivière, 1720-1793. 1793 n'étant pas une date au hasard, mais c'est en effet l'époque de Robespierre. Et de la rivière termina sa vie sur la petite charrette, lors de la terreur. Mais Pierre-Paul Mercier de la rivière fut indubitablement le philosophe de l'école physiocratique. Il y avait Le Prône, comme en vieux français, TROSNE, 1728-1789. Nicolas Baudot, 1730-1792. Les deux ont disparu du fait des mouvements révolutionnaires. Et enfin Pierre-Dupont de Nemours, 1739-1817, qui, comme vous le voyez, a échappé au courant révolutionnaire, pour la raison simple qu'il avait senti, que le vent tournait et il s'était exilé aux États-Unis, où il a fondé l'Empire chimique qui porte toujours son nom.
Je plos cette liste d'auteurs en vous parlant du chef de file, c'est-à-dire de François Kenet. 1694-1774. C'est donc une très longue vie. Qui était François Kenet et qu'est-il fait durant son existence ? François Kenet était né près de Paris, dans un petit village qui s'appelle Méré et qui se trouve en Yveline. Et ceci vous ne le trouverez pas dans mes notes, mais je vous en compte, l'histoire. François Kenet, arrivé à l'âge de l'adolescence, ses parents lui ont dit, ce qui à l'époque était déjà bien beau, sur le plan financier, nous ne pouvons pas continuer à pourvoir, à tes études.
Et il avait été observé par le compte de Poissy, Poissy ne se trouve pas si loin que cela de Méré, qui avait vu en cet homme une intelligence assez vive, et il avait proposé à ses parents de le prendre sous son aile, pour lui financer, comme vous pourrez dire en termes modernes, ses études. Et François Kenet de dire, je voudrais être médecin. Et donc le compte de Poissy, lui a financé ses études de médecine, et voilà donc notre François Kenet devenu médecin.
Et, bougeant encore, il se trouvait qu'à la cour, et vers ça il n'est pas si distante de Poissy que cela, il se trouvait qu'à la cour, quelqu'un était très mal en point et personne n'arrivait à la guérir. A guérir cette personne. Donc, on a fait appel à François Kenet, et François Kenet quasi miraculeusement, a pu venir à bout de la maladie, et donc guérir la vie de personne, ce qui a attiré évidemment les faveurs du premier cirurgien du roi, et donc hypsofacto.
François Kenet se voyait propulsé à la cour de Versailles. Et donc, il continue sa carrière de médecin, mais simplement un médecin de cour. Alors à l'époque, sachez qu'il y avait environ 15 000 à 18 000 personnes à la cour de Versailles. C'était une ville dans la ville. François Kenet rencontrera une dame qui deviendra sa cliente, mais qui deviendra aussi sa maîtresse, Madame de Pompadour. Pour autant, Louis XIV avait été un roi, il importe le roi solaïne, un homme à la poigne forte.
Autant, son arrière petit-fils, qu'était Louis XV, était un homme au caractère plus faible, plus indolent. Ce qui fait qu'autour de lui, il y avait des personnes qui gravitaient et qui s'étaient octroyés des parcelles de pouvoir, ainsi de Madame du Barrier, ainsi de Madame de Pompadour, ainsi d'autres personnes. François Kenet donc sera le médecin de la cour de Versailles, n'étant certainement pas submergé par le travail, il s'est adonné à la carrière d'économiste. Et nous verrons comment. Et puis François Kenet vieillit Madame de Pompadour s'éteint avant lui, cela ne l'a pas empêché de rester à la cour, et même, au soir de son existence, François Kenet avait envisagé une carrière qu'il n'a pas achevée de mathématicien.
Je reviendrai sur lui dans une section de ce chapitre. Voilà pour les auteurs. Nous restons toujours dans l'introduction. Maintenant, quelle est l'inspiration des physiocrates ? Les physiocrates sont-ils des libéraux ? La réponse est oui, trois fois oui. Les physiocrates sont des libéraux, la philosophie sur laquelle repose leur analyse est une philosophie empreinte d'ordre naturel. Alors, à la question de savoir l'ordre naturel est dû à qui ? La réponse donnée par les physiocrates est quasi unanime, à Turgo près, nous le verrons un peu plus tard, et la réponse est de dire c'est la divine providence.
Donc vous voyez bien qu'on a toujours un lien entre le spirituel et le temporel très fort, mais ce pouvait-il autrement à l'ère de la monarchie absolue et surtout à l'ère où déambulait dans les allées du Château de Versailles, beaucoup d'hommes d'église. Et d'autre part, prendre à rebours le pouvoir royal sur le plan religieux eût été évidemment une faute grave. Mais sur le plan qui nous intéresse, le fait qu'il y ait eu une croyance en l'ordre naturel et donc à la nature des choses et à son déroulement veut dire à Contrarion qu'il est très difficile de jouer contre la nature, pour pas dire impossible.
Alors traduiser en termes économiques, ça veut dire laisser faire, ça veut dire laisser passer. Parce que de toute façon, si vous ne le faites pas, ça ne changera rien. Les forces naturelles vous dépassent. Donc, référence philosophique au libéralisme indubitable. Je vous ai laissé un assez long texte de Le Mercier de la Rivière à ce propos. Mais la physiographie sera aussi une authentique doctrine. Elle sera en fait une doctrine qui va se transformer en discipline, une discipline économique, qui va chercher à découvrir des lois, des lois qui sont là pour nous dire comment les richesses sont créées.
Et les physiocrates de dire, en tout cas, il faut un état fort, même si, je le répète, le fondement de leurs pensées est libéral. Mais il faut à la tête des nations un état fort. Et que cet état fort précisément soit là pour garantir la liberté et la propriété. La liberté des personnes était bien. Et je veux dire, par là, la liberté d'entreprendre, la liberté de circulation des marchandises, mais aussi la propriété et la propriété évidemment privée, propriété privée qui concerne les choses, la défense de la propriété foncière, mais qui concerne aussi les êtres, c'est-à-dire le rejet de l'esclavage.
C'est un fait notoire, parce qu'il faudra attendre presque un siècle encore pour que l'esclavage soit abolie en France, en vérité 1848. Donc voilà quels sont les principales idées qui animent sur le plan la physiocratie, sur le plan, disons, philosophique. C'est une philosophie édonistique, dans la mesure où elle montre qu'il y a une complémentarité entre les intérêts individuels et l'intérêt général, et que de surcroît la physiocratie, la physiocratie est certaine, que l'harmonie sociale est fille de l'harmonie économique.
Alors je vous propose d'étudier cette physiocratie au travers de trois sections. En section première, visitez avec vous les concepts principaux de la physiocratie. Ensuite, dans une section 2, nous verrons ensemble la contribution de François Kennell, chef de fil de l'école. Et puis enfin dans une section 3, je verrai l'apport assez original d'Anne Robert Turgo, que j'ai oublié de citer dans les auteurs, mais sachant que bien entendu, par le reine, ça a été un physiographe qui a été contesté en tant que physiographe.