Cours 21 - Démographie et migrations (2-4)

PROBLEMES ECONOMIQUES CONTEMPORAINS · Semaine 9 : Démographie et migrations
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Les contraintes monétaires sur l'activité économique par une politique monétaire en agissant cette fois sur la monnaie. Donc quand l'Etat intervient dans une logique keynésienne, il agit par le biais d'une politique budgétaire en évoluant donc sur les dépenses publiques, donc sur le budget. En revanche, Quand il entreprend un principe d'action monétaire, il agit au niveau de la quantité de monnaie en circulation. Nous étudierons dans un premier temps le point 2.1, le rôle de la politique monétaire. Une politique monétaire expansionniste a pour objectif, pour effet final, de vouloir accroître le revenu, donc de donner plus de disponibilité financière, de capacité financière aux agents.

Une masse monétaire abondante, donc de la création de monnaie, agit inévitablement sur le taux d'intérêt. Pourquoi ? La quantité de monnaie en circulation devient plus forte, donc la monnaie est disponible. Ce n'est plus un bien rare. Son prix, inévitablement, va se réduire puisque la monnaie devient abondante. Je peux en avoir facilement. Une grande quantité de monnaie circule. Ceci donc montre que le prix de la monnaie baisse puisque la monnaie n'est plus un bien rare. or le prix de la monnaie c'est le taux d'intérêt inversement que se passe lorsque la politique mon devient restrictive par d restreindre la politique mon c'est envisager de réduire la quantité de monnaie en circulation.

La monnaie devient rare, à ce moment-là son prix s'élève. Or, je sais désormais que le prix de l'argent, c'est le taux d'intérêt. Donc une politique monétaire restrictive élève le taux d'intérêt, elle renchérit le coût de l'argent. Bien entendu, il y aura des conséquences. Si le taux d'intérêt s'élève, l'investisseur est dissuadé, il ne veut pas investir quand le coût de l'argent est élevé. Ce qui nous oblige à étudier dans un second point, le point 2-2, les conditions d'efficacité de la politique monétaire.

La demande de monnaie est une fonction croissante du revenu et décroissante du taux d'intérêt. En effet, si j'ai beaucoup de revenus, donc si je suis notamment dans une économie qui est portée par la croissance et qui distribue du revenu, je suis favorable à la consommation, donc je demande de la monnaie. Donc la demande de monnaie évolue avec le revenu. Donc elle est une fonction croissante de ce revenu. En revanche, si le taux d'intérêt s'élève, le prix de l'argent devient trop cher, je réduis ma demande de monnaie.

Donc nous pouvons affirmer que toute variation à la hausse du taux d'intérêt décourage la demande de monnaie et perturbe donc l'équilibre sur le marché de la monnaie. Nous allons en déduire des conditions d'efficacité pour la politique monétaire. Les politiques monétaires sont d'autant plus efficaces que la demande de monnaie des agents est inélastique, c'est-à-dire insensible au taux d'intérêt. Donc si je veux agir par une politique mon sur l j tout int de le faire si les gens ne sont pas sensibles au taux d Toute hausse de la masse monétaire profite à la croissance, accompagne la croissance.

Les agents dépensent plus et donc l'économie est soutenue. la demande d'encaisse de transaction qui la demande pour réaliser des achats s'élève donc quand la quantité de monnaie en circulation circule bien et est plus forte les agents consomment et demandent plus de monnaie ça soutient la demande globale ça stimule les entreprises et là nous retrouvons le principe de la demande effective de Keynes qui nous dit si les entreprises anticipent une bonne demande, alors elles embauchent, donc on aura une reprise de la croissance parce que les entreprises sont confiantes et vont donc accélérer le rythme de la croissance. nous devons nous interroger sur les raisons de cette élasticité plus ou moins forte de la demande au taux d'intérêt.

Pour le faire, nous allons étudier les motifs de la demande de monnaie. Et ces enseignements nous sont livrés par Keynes, qui distingue trois motifs de demande de monnaie. Premier motif, la demande de monnaie de transaction. Ce sont les encaisses de transaction. C'est une demande de monnaie qui est une fonction croissante du revenu et décroissante du taux d'intérêt. Elle reflète bien l'arbitrage entre les achats, c'est-à-dire les dépenses, et l'épargne. Si les taux d'intérêt sont faibles, l'épargne n'est pas encouragée.

Donc quand il y a une demande de monnaie transactionnelle, c'est une demande de monnaie pour les dépenses de consommation. Deuxième motif de demande de monnaie, la demande de monnaie de précaution. elle varie quant à elle en sens inverse du taux d'intérêt. Plus le taux d'intérêt est élevé et plus l'agent comprend qu'il y a des déséquilibres, qu y a des risques et donc il est incit se couvrir il r ses d il se constitue des r parce qu craint un probl de croissance Donc il a peur, il voit que l'argent devient rare, les taux d'intérêt sont élevés, la quantité de monnaie en circulation est réduite.

Donc il a compris, il a intégré dans ses comportements le ralentissement de l'économie. Et enfin, troisième et dernier motif de la demande de monnaie selon Keynes, c'est la demande de monnaie de spéculation. Elle est également fonction inverse du taux d'intérêt. Quand le taux d'intérêt augmente, les cours boursiers diminuent et évoluent en deçà de leur niveau jugé normal. Mais attention, l'agent économique anticipe la hausse future des cours. Donc il sait que si aujourd'hui les cours sont faibles, demain ils vont récupérer un niveau plus élevé.

Donc il va anticiper ce mouvement et il va faire des achats spéculatifs aujourd'hui. Il achète quand les cours sont bas dans l'espoir de gagner beaucoup demain grâce aux achats à prix réduit aujourd'hui. Inversement, lorsque le taux d'intérêt diminue, les cours progressent. Donc le spéculateur comprend tout de suite qu'il faut anticiper une baisse des valeurs boursières et il va se précipiter pour vendre ses titres. Il récupère en échange des encaisses spéculatives. On peut donc affirmer que quel que soit le motif de la demande de monnaie, transaction, précaution, spéculation, les comportements des agents ou leurs anticipations sont au cœur de l'explication de l'impact de la politique monétaire sur l'activité.

Donc, il y a des contraintes pour les politiques conjoncturelles et naturellement, il faut pouvoir les étudier. L'offre de monnaie agit au niveau de la politique conjoncturelle, ce sera l'objet de la section 3 de ce chapitre.