Cours 20 - Démographie et migrations (1-4)

PROBLEMES ECONOMIQUES CONTEMPORAINS · Semaine 9 : Démographie et migrations
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Nous avons donc aujourd'hui à étudier le chapitre 6 sur les conditions d'efficacité et les contraintes contemporaines des politiques conjoncturelles. Donc nous sommes bien conscients que les économies occidentales ont à faire face à de grands déséquilibres, ce que nous avons donc déjà signalé au chapitre 3 et 4. Bien entendu, il s'agit désormais de voir comment elles vont mettre en œuvre des politiques économiques, bien entendu, adaptées. Donc la question à se poser, pourquoi l'État doit-il entreprendre des politiques conjoncturelles ?

Comment va-t-il intervenir ? De quels moyens dispose-t-il ? Dit autrement, sous une forme plus classique en économie, quels sont ses instruments ? Donc ce sont des questions fondamentales aujourd'hui parce que nos économies, nous l'avons appris au chapitre 1 et 2, sont exposées à une mondialisation de plus en plus contraignante. Il y a donc des interdépendances, il faut en tenir compte, et les politiques conjoncturelles ont ce devoir de s'adapter à ce monde contraignant. Donc en introduction, ce que l'on peut affirmer, c'est que les risques de grand déséquilibre, on les a vus, la déflation, le surendettement, le déficit public persistant, chronique, posent la nécessité de l'intervention de l'État.

Ce n'est plus à savoir, faut-il être dans une logique interventionniste ou libérale ? On n'a plus ce degré de questionnement. Désormais, c'est la politique conjoncturelle qui doit tenir compte de tels risques. Elle sait par exemple, ces politiques savent par exemple qu'un déficit budgétaire persistant peut engager la solvabilité de l'État. Et dès qu'un État est insolvable, naturellement une crise est à craindre. Donc les comportements des agents vont se modifier, il faut en tenir compte. Ceci peut provoquer ce que nous avons déjà indiqué, par exemple un effet d'éviction ou des anticipations de précaution par les consommateurs qui bloquent leurs achats et qui thésorisent.

On a donc des difficultés pour mettre en œuvre une politique économique. Comment l'adapter ? Ça c'est le premier point. Faut-il prendre les agents par surprise ? Est-ce encore possible ? On a donc toute une série de questions à observer et auxquelles nous allons donc tenter de répondre. Alors d'une manière générale, ce que l'on sait par la théorie économique, c'est que l'État dispose d'instruments pour intervenir. Quatre instruments majeurs sont à sa disposition. La politique budgétaire, en agissant sur les dépenses publiques.

La politique monétaire en mettant donc en avant le rôle de la monnaie. La politique du taux de change en agissant sur la parité monétaire, ceci dans le but de rendre par exemple les exportations plus attractives en baissant le cours de la monnaie. Est-ce toujours possible ? Que fait-on quand on est dans une union économique monétaire comme l'Europe ? Donc un problème. Et puis enfin, les politiques de prix et de revenus. Pouvons-nous agir librement sur les prix et comment soutenir également les revenus ?

Donc finalement, on peut tout de suite comprendre que l'État peut orienter sa politique économique et que face au déséquilibre, la stratégie qu'il va retenir, c'est de mener des politiques contracycliques. Ça c'est extrêmement important, une politique contracyclique des dépenses publiques, c pour jouer contre la tendance contre le trend contre le mouvement conjoncturel observ qui g des d donc on va contrecarrer ce mouvement Il y a donc un choix de politique économique à retenir dans le but, bien sûr, de minimiser les fluctuations économiques qui perturbent les résultats de l'économie.

Nous conclurons cette introduction en disant que finalement, ces politiques contracycliques se marquent soit par une politique de relance en cas de récession, la récession c'est C'est donc l'économie qui se ralentit, l'État va agir contre ce ralentissement en augmentant les dépenses publiques. Ça c'est donc le premier mode d'intervention. Deuxième type de politique, au contraire, une politique de rigueur lorsque l'on a une surchauffe de l'économie, des tensions inflationnistes qu'il faudra donc freiner, il faudra réduire les déséquilibres, modérer les revenus, comment le faire en agissant notamment sur les taux d'intérêt.

Donc ce qui va nous préoccuper dans le développement de ce chapitre, c'est d'étudier justement la façon dont les moyens d'intervention vont être mis en œuvre. Pour le faire, nous retiendrons trois sections. Dans une première section, nous analyserons les mesures budgétaires contemporaines, c'est-à-dire que nous étudierons principalement ces politiques contracycliques. Dans une deuxième section, nous verrons quelles sont les contraintes monétaires, le rôle de la politique monétaire et cette politique monétaire, comment peut-elle fonctionner quand on est dans une union économique monétaire comme l'Europe Et enfin, dans une troisième section, nous regarderons les contraintes d'ajustement des politiques conjoncturelles c'est-à-dire comment converger correctement vers la recherche d'équilibre Quelles sont donc les contraintes qui s'opposent à ces corrections ?

Dans une première section, les mesures budgétaires contemporaines. Point 1 du chapitre, les mesures budgétaires contemporaines. En période de crise, on sait que les déficits publics peuvent être difficiles à résorber. Ils sont donc contraignants. De plus, le risque que l'on court, c'est que ces déficits s'installent, donc deviennent chroniques et paralysent la croissance. Donc, les pouvoirs publics préconisent dans ce cas une action contracyclique au niveau des dépenses publiques. Donc, on l'a vu, les dépenses publiques vont devoir augmenter en phase de récession dans le but de relancer l'activité.

On se souvient, au chapitre 1, on a évoqué cette possibilité avec l'expérience du New Deal de 1933 proposée par Keynes au moment de la crise de 1929. Comment relancer l'économie après cette crise financière économique ? C'était donc agir contre le cycle, contre la tendance. Inversement, ces dépenses publiques devront être freinées en cas de reprise de l'activité pour éviter toute surchauffe, c'est-à-dire tout risque de tension inflationniste. Donc l'État sait comment orienter sa politique économique. il peut aussi mener des politiques de stop and go, c'est-à-dire alternant la rigueur et la relance en fonction des risques pour l'économie.

Pour bien étudier ces effets, nous allons dans un premier temps de cette section 1, le point 1.1, observer la politique économique contracyclique et le jeu des stabilisateurs automatiques. Donc, mener une politique contracyclique, on le sait c finalement agir contre la tendance contre le cycle Comment En recourant finalement au jeu des stabilisateurs automatiques Il est donc nécessaire de savoir de quel jeu s'agit-il. Le fonctionnement en est simple. Comme il s'agit d'inverser une tendance, d'inverser un cycle, nous allons prendre les deux cas possibles.

Premier cas, lorsqu'on a une surchauffe de l'économie, c'est-à-dire une forte croissance avec par exemple l'inconvénient d'induire une inflation trop élevée. Comme il y a beaucoup d'activités, les recettes fiscales liées à cette activité, inévitablement, vont croître. S'il y a plus d'impôts, ceci va aussi refroidir la demande. On dit que c'est une correction automatique. L'augmentation des recettes fiscales s'opère finalement par une progressivité de la taxe, donc de l'impôt, ce qui a pour évidence de réduire le revenu disponible, donc d'affecter à la baisse la demande.

À ce moment-là, on voit que de manière automatique, par l'activité économique et donc par le rythme de progression des recettes fiscales, le retour à l'équilibre s'opère. Donc faire jouer les stabilisateurs automatiques reviendrait finalement à stabiliser les dépenses publiques, donc à ne pas les laisser suivre un rythme de croissance trop élevé et à ne pas leur laisser suivre notamment le rythme de la hausse des recettes. on calme la demande afin de freiner la hausse des prix. Donc c'est la progression de l'impôt qui finalement corrige le risque de surchauffe.

C'était notre premier exemple dans un contexte d'économie de surchauffe, c'est-à-dire d'une économie qui s'emballe. Deuxième exemple, inversement, lorsqu'une économie connaît la récession, une menace de récession, c'est-à-dire un ralentissement de sa croissance. Là, dans un autre sens, naturellement, les recettes fiscales vont agir, mais cette fois à la baisse. Elles s'amenuisent. Ceci exerce un effet favorable au niveau des dépenses. C'est un principe de correction automatique puisque face à la baisse des recettes fiscales, l'État va comprendre qu'il y a une menace de ralentissement et il va donc compenser par un accroissement des dépenses publiques.

On peut donc affirmer que faire jouer les stabilisateurs automatiques revient ici encore à stabiliser les dépenses publiques. Dans quel sens ? Cette fois en les maintenant plutôt qu'en les laissant suivre le rythme de baisse observé au niveau des recettes. Il y a moins de recettes, donc logiquement, dans un contexte d'équilibre budgétaire, on devrait aussi baisser les dépenses, mais par la stabilisation automatique, on sait que c'est l'inverse qui doit se produire, puisque j'ai une menace de ralentissement. et compte tenu que mes recettes fiscales s'amenuisent, je corrige par compensation, donc j'augmente mes dépenses publiques.

En définitive, je stimule la demande sans redouter la hausse des prix. Effet donc keynésien de relance, par exemple politique de New Deal. On va donc pouvoir affirmer que le jeu des stabilisateurs automatiques consiste à adopter des mesures budgétaires contracycliques, c'est-à-dire que finalement la politique économique s'efforce de résister à une expansion jugée excessive ou une r estim mena pour l Donc ce moment on pr de stabiliser les d publiques soit en les soutenant en cas de r soit en les freinant en cas de surchauffe ou de risque de surchauffe.

Alors ce jeu des stabilisateurs est un jeu correcteur, on vient de le voir. Le Le problème, c'est quelle en est son incidence au niveau de l'équilibre budgétaire. Ce sera le deuxième point de cette première section. Point 1.2, le principe d'équilibre budgétaire. Un budget en déséquilibre déstabilise l'économie. Quelle que soit la façon dont on le finance, c'est-à-dire par emprunt, on l'a vu au chapitre précédent, risque d'effet d'éviction de l'investissement privé si tout l'emprunt va au secteur public, qu'on le finance également par création monétaire, risque de tension inflationniste, Puisque une surabondance de monnaie dans l'économie réduit à ce moment-là le taux d'intérêt et conduit les agents économiques soit à faire une trop forte demande de crédit, soit à dépenser au-delà de leur capacité de remboursement.

Un budget en équilibre, au contraire, est neutre, il stabilise l'augmentation de la demande liée aux dépenses publiques est alors exactement compensée par la réduction de la demande induite par le prélèvement fiscal, c'est-à-dire les impôts À ce moment-là, j'ai une neutralité parfaite. Le budget est rarement, bien sûr, pour ne pas dire jamais, parfaitement équilibré. Donc ce qu'il convient de rechercher, c'est un budget bien contrôlé. C'est-à-dire un budget qui ne m'expose pas à une insolvabilité ou un budget qui ne ralentisse pas, qui ne freine pas l'économie.

Un budget déséquilibré avec un déficit budgétaire bien contrôlé peut effectivement exercer un effet de relance sur l'activité. Donc il ne s'agit pas de rechercher le parfait équilibre, ce qu'il faut donc rechercher, c'est une stabilité des finances. Des dépenses publiques trop élevées sont source de surchauffe et de déséquilibre. Des dépenses publiques bien contrôlées, même si elles génèrent un déficit, peuvent néanmoins accompagner favorablement la croissance. L'État va donc mener des politiques conjoncturelles pour agir sur la situation à court terme.

Les objectifs de l'État sont bien entendu la recherche de croissance, mais au-delà de cette recherche, une notion que nous avons déjà évoquée au chapitre 2, c'est la recherche finalement d'une croissance harmonieuse, le fameux carré magique de Caldor, défini en 1971 et qui porte sur l'objectif harmonieux de quatre tendances, la stabilité des prix, l'équilibre extérieur, donc l'équilibre du commerce, importation, exportation, un chômage minimum, puisqu'on sait qu'un chômage zéro n'existe pas, et une croissance économique soutenue. Donc, en définitive, des objectifs ultimes très contraignants, mais dans une logique de croissance totale.

Eh bien, l'État, pour le faire, ne dispose pas que du moyen budgétaire, il a un autre instrument à sa disposition, c'est l'instrument monétaire. Mais la politique monétaire est très contraignante. Nous aurons donc à aborder dans une seconde section les contraintes monétaires.