L'intervention publique L'intervention publique L'intervention publique Nous avons donc compris que il est facile de justifier l'intervention publique dès lors que cette intervention est utile à la croissance de l'économie. Or, aujourd'hui, dans nos économies contemporaines, beaucoup de dépenses ne parviennent pas à trouver de justifications réelles parce qu'on considère qu'elles sont inadaptées, soit parce que leur financement est inapproprié, soit parce que la capacité de remboursement des puissances publiques est mise en cause. Il convient donc, dans une deuxième section, de s'interroger sur le financement des dépenses publiques.
Pour comprendre ce financement, nous allons donc considérer que finalement il existe au niveau national quatre possibilités de mode de financement de l'intervention publique. Nous avons vu en introduction que trois moyens aisés sont vite trouvés, l'emprunt, l'impôt, la création de monnaie. Mais il existe aussi un autre canal qui se fera au niveau international par un appel au capitaux extérieur. Donc étudions dans un premier temps de cette section 2 les modes de financement des dépenses publiques. Le financement fiscal, c'est le mode de financement automatique de la majeure partie des dépenses publiques.
Or, beaucoup d'économies contemporaines ont des taux de pression fiscale qui sont inférieurs au taux de pression fiscale de la France. On a vu que le taux de pression fiscale de la France est aujourd'hui considéré élevé, pour certains excessif, puisqu'on est au-delà de 44%. Donc c'est un prélèvement important qui a ses propres limites, puisqu'il réduit d'autant le pouvoir d'achat des agents. Donc le financement fiscal a des limites évidentes. Il procure des revenus à l'État qui lui permettent de couvrir facilement ses dépenses, ses budgets de fonctionnement, d'investissement, ses interventions, mais il comporte une limite évidente.
Il réduit le pouvoir d'achat des agents, donc il peut facilement mettre en cause la croissance économique. Il faut donc veiller à ne pas surcharger ce financement fiscal. Il faut préserver le contribuable. L'économie française a un taux de pression fiscale élevé et nos hommes politiques, nos gouvernants, savent qu'ils ne peuvent pas exagérer ce taux de pression qui a connu ses limites, seuil maximal, acceptable, tolérable. sinon on hypothèque la capacité de demande des agents puisqu'ils ne disposeraient pas de revenus suffisants Deuxième mode de financement des interventions publiques le financement monétaire Ce financement monétaire peut prendre différentes formes des crédits à la banque centrale sous forme d'avance le crédit des banques sous forme d'acquisition de bons du trésor, également la création de monnaies directes par les banques centrales et désormais par la BCE, mais au risque d'affaiblir la valeur de la monnaie européenne.
Au risque aussi de cr des tensions inflationnistes et donc de renouer avec un d majeur qui peut fatal l des Donc, comme le financement fiscal, le financement monétaire a des limites évidentes. Troisième mode de financement, le financement par les marchés de capitaux. L'État couvre son déficit, son besoin en financement, en émettant des emprunts à court terme, moyen terme ou long terme. À échéance, il rembourse en émettant de nouveaux emprunts. Cette politique facile doit être surveillée. L'État ne doit pas émettre plus qu'il ne peut finalement rembourser.
Donc il existe une réelle limite avec un risque d'effet vicieux, d'exagération, d'utilisation de ce mode de financement. Et enfin, un quatrième mode de financement, le financement international. L'État peut faire appel au capitaux extérieurs. Il émet des emprunts sur les marchés internationaux de capitaux. Cette dette extérieure va induire des sorties de capitaux et donc une certaine dépendance. Il y aura des déficits inévitables et une capacité de remboursement va aussi limiter l'usage de ce financement international. Alors, l'État connaît ses propres limites, mais en même temps, il s'appuie sur le raisonnement keynésien d'utilité d'un déficit public et davantage d'un déficit public puisque Keynes vantait les mérites de l'intervention et de la relance de l'activité par l'intervention de l'État.
Ceci nous conduit à étudier dans un deuxième temps de cette section 2 ce que Keynes appelait le multiplicateur des dépenses publiques. Avant d'étudier le multiplicateur des dépenses publiques, nous allons tout d'abord préciser en quoi l'équilibre budgétaire finalement est neutre et n'apporte pas de bienfaits particuliers à l'État. Un budget en déséquilibre crée des tensions, nous l'avons vu. si l'État est trop dépendant pour son financement, il y a un risque de perte de pouvoir d'achat pour les ménages parce que l'État prend trop d'impôts.
Il peut y avoir également un risque inflationniste parce que l'État crée trop de monnaies pour se financer. Nous pouvons également avoir un risque d'endettement et de dépendance à l'étranger parce que l'État emprunte trop au niveau international ou on peut également avoir une trop forte émission d'emprunts extérieurs ou de dépendance au niveau de financement. Donc le déséquilibre est certainement source de distorsion. En revanche, un budget équilibré, tel que toutes mes dépenses publiques restent financées par mes recettes publiques, un budget équilibré serait neutre, donc n'entraverait pas, n'affecterait pas la croissance, mais en même temps ne lui serait pas particulièrement favorable.
Donc on peut en d que l d budget neutre n pas une recommandation particuli importante Cette id et ce r sont pr par Keynes grâce à sa thèse du multiplicateur. En effet, le multiplicateur des dépenses publiques va nous permettre d'expliquer les avantages d'un déficit public. Il serait donc préférable, dans cette logique, pour l'économie d'avoir un déficit plutôt qu'un équilibre budgétaire. Ce qu'il faut également savoir, c'est qu'il existe plusieurs types de multiplicateurs. Un multiplicateur statique, un multiplicateur dynamique, auto-entretenu, des multiplicateurs de budget composites ou des multiplicateurs de budget équilibrés.
Peu importe, nous ne regarderons pas les spécificités de ces multiplicateurs qui peuvent être donc nombreux. ce que nous cherchons à comprendre, c'est leur logique. Et elle est la même, quelle que soit la nature du multiplicateur. Donc, le principe, il est simple. Nous avons finalement, dans l'économie, nous avons vu précédemment, dans une logique comptable que l'offre se partage en plusieurs composantes de la demande. En effet, l'offre qui représente l'ensemble des revenus de l'économie se décompose en consommation, en investissement et en dépense publique.
La consommation plus l'investissement plus la dépense publique représentant la demande. Alors, dans cette logique d'équilibre, si l'offre égale la demande, on peut donc financer les dépenses publiques par une partie de l'offre disponible. Le solde devant servir les deux autres facteurs de la demande, à savoir la consommation et l'investissement. Et bien Keynes nous dit, regardons, observons le partage de l'offre entre les composantes de la demande. Nous avons donc une demande qui se définit en trois composantes, la consommation, l'investissement et les dépenses publiques.
Comment sont financées la consommation, l'investissement et les dépenses publiques ? Par l'offre, c'est-à-dire par le revenu total disponible Keynes nous dit Si nous souhaitons stimuler l'économie il faut donc soutenir davantage les dépenses publiques Comment y parvenir ? Comment donc réaliser ce soutien de l'activité économique ? Soit en réduisant l'investissement et la consommation pour donner plus aux dépenses publiques, soit en comprenant que grâce par exemple à la création de monnaie ou à l'endettement, donc par le déficit public, sans toucher à la consommation et l'investissement, sans les réduire, mais en stimulant par un financement exceptionnel les dépenses publiques, alors on peut avoir un partage de l'offre qui soutienne davantage les dépenses publiques sans compromettre la consommation et l'investissement.
Nous aurons donc plus de dépenses publiques possibles parce qu'on les finance soit par des impôts supplémentaires, soit par un emprunt extérieur. Et surtout si on les finance par emprunt, on va créer un déficit, mais un déficit louable, un déficit qui va stimuler l'activité. j'aurai donc plus de dépenses publiques qui vont me permettre de produire davantage de donner d donc de donner plus de pouvoir d aux agents donc finalement de soutenir la consommation Par la th de la demande effective cette hausse de la consommation sera per par les entreprises comme une demande future suppl donc elles vont produire plus et embaucher plus.
Le multiplicateur des dépenses publiques, certes, s'est fait au détriment d'un déficit public, mais qui finalement a accompagné la croissance et a donné plus de consommation et plus d'investissement. donc le déficit public est dans ce cas rentable. Ce déficit public est utile, il accompagne l'activité économique. Alors vous allez me dire, on peut dans ce cas finalement faire ça tout le temps et ne plus avoir de récession. Le problème c'est que si le multiplicateur des dépenses publiques soutient l'activité et notamment accompagne la consommation et l'investissement, il a quand même ses limites.
Il faut un jour rembourser ce déficit. Comment vais-je le faire en tant que puissance publique ? Je pourrais le faire au bout d'un certain nombre d'années quand les fruits de la croissance me donneront plus de recettes, ou je pourrais le faire même en l'absence de croissance fortement soutenue, mais à condition d'élever les impôts. Donc, je retrouve les limites. Lorsque, par le multiplicateur budgétaire, je confirme que le déficit public est utile, Je dois aussi entrevoir ses limites.
Il est certes utile et efficace, mais à condition de ne pas être exagéré, c'est-à-dire de telle sorte que je puisse faire face au financement qu'il a permis de générer, C'est-à-dire au financement des emprunts que j'ai contractés. Si je suis dans l'incapacité de rembourser, alors le déficit public devient un problème, un malaise. C'est le malaise aujourd'hui de nos économies occidentales. Il y a donc là aussi des limites à ne pas dépasser. Il faut être en mesure de rembourser et l'emprunt et le déficit.
Donc, en conclusion à cette seconde section, on peut faire une petite remarque de bon sens sur le vocabulaire économique qui peut paraître évidente mais qui mérite une petite réflexion. il ne faut pas confondre déficit public et endettement, c'est-à-dire déficit et dette. Le déficit public, c'est le solde entre les dépenses et les recettes. Lorsqu'une économie dépense plus qu'elle ne dispose de moyens, elle provoque un déficit, c'est un déficit public. En revanche, si une économie se finance par des emprunts, quelle que soit l'origine de ces emprunts, elle devient donc emprunteuse, elle contracte des emprunts, emprunts, elle se crée donc une dette, c'est de la dette publique.
Donc nous avons ici un financement des dépenses publiques, qu'il se fasse par endettement ou par déficit, de toute façon, chaque forme de financement a ses limites et doit responsabiliser l'État. Il y a donc, lorsqu'on finance les dépenses publiques, des politiques économiques à adapter à la situation. C'est ce que nous allons étudier à la section 3, c'est-à-dire au point 3 de ce chapitre.