Cours 16 - Les causes de l'inflation

PROBLEMES ECONOMIQUES CONTEMPORAINS · Semaine 8 : Inflation en l'absence de croissance, le risque stagflationniste (II)
Raccourcis : espace = play/pause · ←/→ = -/+ 5 sec

En conclusion à cette section, donc sur ce déséquilibre redoutable qu'est la déflation, et bien finalement on peut affirmer que le comportement des banques centrales est difficile. le comportement est exposé à une certaine asymétrie la banque centrale et notamment la BCE puisque nous avons pris le cas de l'Europe connaît une difficulté donc on peut nuancer l'évolution de ces comportements par ce problème d'asymétrie mais en plus elle ne connaît pas si vous voulez exactement la situation et elle ignore si la désinflation va s'accompagner d'une déflation, d'un risque déflationniste.

Donc on peut effectivement nuancer la responsabilité des banques centrales par ce phénomène d'asymétrie. Mais en même temps, on peut reprocher à la BCE d'avoir toujours su réagir, voire même surréagir quand les prix augmentaient, donc quand il y avait un risque inflationniste, et inversement, ne pas réagir, rester en position volontaire d'attente quand il y avait des baisses de prix dans un contexte récessionniste. Aujourd'hui, ce problème est mieux perçu par les banques centrales. En r on peut donc montrer que le comportement de la Banque centrale europ de nos contemporaines a pr une particularit Quand l'inflation augmente, c'est le cas par exemple en 2008, avec un taux moyen de 2,8%, qui n'est pas une grosse inflation, mais elle a augmenté.

La BCE réagit immédiatement. Elle accroît très vite son taux d'intérêt pour éviter que l'inflation s'installe. Quel est son objectif ? Chasser les anticipations inflationnistes. La BCE l'a fait en 2000, en 2006, en 2008, en 2011. Donc, elle sait agir très vite dans un contexte de hausse des prix. La Banque centrale européenne redoute considérablement l'inflation, même quand le problème ne se pose pas réellement. Alors que le taux d'inflation est relativement faible, 2,8 c'est faible, pour une inflation, elle se comporte, la BCE, comme si l'inflation était une réelle menace.

Pourquoi ? Non pas parce qu'elle ignore le contexte économique, Elle a d'excellents experts, mais parce qu'elle sait que les économies européennes contemporaines sont fragiles, donc réagissent mal à des risques, à des perturbations de hausse des prix. Donc elle redouble de pr de mani exag parce que l lui fait peur Elle sait que le ch existe et elle ne veut pas retrouver un syst de stagflation c combinant simultan inflation et ch Donc si l veut on peut consid que l des ann pass et le fameux débat entre monétaristes et keynésiens sur le dilemme inflation-chômage a beaucoup marqué la politique économique et que la mise en cause de ce dilemme par la stagflation a inspiré fortement l'orientation économique de nos politiques économiques.

Donc la surréaction expliquée de la BCE en cas d'augmentation du niveau de l'inflation, même quand ce niveau est très faible. Donc quand ce risque est relativement faible, voire même très faible. En revanche, quand l'inflation baisse anormalement, c'est-à-dire lorsque l'inflation passe subitement de 2% à 0,5% en 2015, comme on l'a vu. La BCE soit ne réagit pas, soit réagit tardivement. C'est anormal. Elle a une capacité de réaction quand ça augmente qui est très vite. Quand ça baisse, ou cette réaction est inexistante, ou elle est extrêmement lente.

Quel est le malaise ? Eh bien, le problème, c'est que finalement, ceci va laisser le temps à l'inflation anticipée de reculer et ensuite c tr difficile d la d parce que finalement les agents l donc adoptent des comportements qui viennent renforcer la r Donc, en définitive, en différent ou en ne réagissant pas, la Banque centrale européenne entretient en quelque sorte un risque déflationniste jusqu'en 2017. Ceci parce que sa priorité est la lutte contre l'inflation et non pas la lutte contre la déflation.

Aujourd'hui, les experts sont beaucoup plus avisés, beaucoup plus prudents et s'inquiètent toujours du risque de problèmes inflationnistes, mais le redoutent moins et sont même prêts à conseiller un peu plus d'inflation pour réduire le risque de récession et surtout pour alléger le problème de surendettement. Il est vrai que pour un emprunteur tel l'État, donc telle la puissance publique, il est préférable de rembourser quand il y a un peu d'inflation que quand il y a de la déflation.

Nous aurons donc à étudier au chapitre suivant le problème de l'endettement, c'est-à-dire gros déséquilibre des économies contemporaines, de toutes les économies contemporaines, puisque le surendettement devient donc une préoccupation majeure pour le fonctionnement de nos politiques économiques. Sous-titrage Société Radio-Canada