Cours 15 - Le problème de l'inflation (II)

PROBLEMES ECONOMIQUES CONTEMPORAINS · Semaine 7 : Inflation en l'absence de croissance, le risque stagflationniste (I)
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Qu'est-ce que la théorie de la monétarisme ? Nous sommes partiellement rassurés puisque nous avons finalement, plutôt qu'une opposition systématique des courants de pensée keynésiens et monétaristes, une certaine fusion des thèses néo-keynésiennes et monétaristes. les déséquilibres trouvent une justification à la fois par le manque de croissance et les comportements des acteurs économiques donc ce problème fondamental de la confiance dans la politique économique est-ce que ces problèmes de confiance et de délai d'ajustement se limite exclusivement au déséquilibre macroéconomique de type chômage et inflation.

Nous pouvons répondre par la négative immédiatement en étudiant un nouveau déséquilibre, le déséquilibre redouté de toutes les économies, le vrai piège économique, la déflation. Donc dans une dernière section pour ce chapitre, dernier point, la section 6.6, la déflation. Alors c'est un mal redoutable, on a vu économiquement que la déflation c'est donc la baisse continue des prix, ce qui pour un néophyte pourrait être considéré comme un effet d'aubaine les prix baissent donc c'est bien mais malheureusement quand on est avisé on sait que si les prix baissent de manière continue cela signifie que l'économie entre en récession permanente Alors, pour illustration, c'est le mâle le plus redouté du Japon qui a dû vaincre cette déflation pendant plus de 20 ans.

Donc, on comprend aisément la difficulté d'adaptation des politiques économiques à ce fléau de baisse continue des prix. Or, nos économies contemporaines, dès octobre 2013, sont confrontées à ce risque. donc après la crise de 2008, lorsqu'elles retrouvent un minimum de croissance, un minimum et non pas une croissance suffisante, elles se heurtent, ces économies, à une baisse continue de leur prix. L'inflation est au plus bas, donc depuis 2009, en octobre 2013. Donc des difficultés, les prix ne progressent plus, ils diminuent.

Donc une inquiétude s'empare de tous les responsables politiques, c'est le cercle vicieux de la déflation. Pourquoi la déflation est-elle un piège économique ? Faut-il la redouter cette déflation ? Il faut donc la détester parce qu'elle touche les ménages, leur salaire n'augmente presque plus, donc leur pouvoir d'achat se fige. elle touche également les entreprises donc les entreprises n'investissent plus donc il n'y a plus d'espoir de croissance et il n'y a plus de régulation possible du chômage et enfin elle touche l'État parce que l'État subit une baisse des recettes issues des impôts tels que la TVA qui est assise sur la valeur des biens et services S'il n'y a plus d'activité, il n'y a donc plus de taxes sur la valeur ajoutée.

Donc la déflation est un mal important qui pose un problème, notamment en Europe, dès que le ralentissement de l'inflation devient continu, mais à un point de faire naître le spectre de la déflation. Donc nous allons devoir appréhender ce nouveau déséquilibre qui n'est pas vu dans la logique de Philips et qui pourtant pose de réels problèmes. Mat cette d se caract donc par une baisse continue des prix Si les prix baissent alors les taux d r c le taux d divis par le niveau g des prix je divise par un coefficient qui est de plus en plus petit, donc le taux d'intérêt réel augmente.

J'ai donc un risque majeur qui va apparaître, c'est que dans ce cas, si les taux d'intérêt réels augmentent, les remboursements de dette et de déficit public vont devenir insurmontables. Je dois rembourser un capital et les intérêts sur ce capital augmentent, donc finalement la charge de la dette devient insoutenable. C'est donc un véritable piège. Non seulement la déflation mange le pouvoir d'achat des ménages, compromet l'existence et l'avenir des firmes et donc entretient le chômage, limite la capacité de fonctionnement de l'État en réduisant ses recettes et donc en provoquant une augmentation de ses déficits pour son fonctionnement.

Mais en plus, cette déflation alourdit immédiatement les charges de dette, donc de remboursement des économies. Cette menace de déflation doit donc être prise très au sérieux et c'est le cas par la BCE en novembre 2013. donc les économies européennes, fragilisées par la crise mondiale financière des subprimes de 2008, sont exposées à un risque déflationniste majeur, une majeure, prise très tardivement en considération par la BCE, qui au contraire craignait un problème d'inflation, parce qu'elle restait dans une logique de type Philips, ou le chômage ou l'inflation.

Donc, comme il y avait un chômage persistant, elle ne voulait pas aggraver son inflation et elle faisait tout pour stabiliser les prix. Et finalement, cette BCE est confrontée à une logique inverse en termes de prix, non pas un risque d'augmentation des prix, mais une menace de baisse continue des prix. Donc, elle réagit, la Banque centrale européenne. Comment va-t-elle le faire ? Nous avons vu que la déflation s'accompagne par le mécanisme que nous avons étudié d'une augmentation des taux d'intérêt.

Donc la BCE va couper cette évolution et elle va baisser son taux directeur. Elle anticipe le mécanisme de hausse des taux d'intérêt réels et baisse d'office son taux directeur, donc son taux d'intérêt. Elle craint un risque de déflation, donc elle sait que les taux d'intérêt réels vont augmenter. Pour éviter d'être piégée, elle anticipe par la baisse de son taux d'intérêt directeur. Alors pourquoi cette baisse et quelles en seront les conséquences ? Donc finalement le ralentissement de l'économie va entretenir le ralentissement des hausses de salaire, donc va empiéter le pouvoir d'achat des Européens.

Ceci parce que le chômage persiste, donc les entreprises n'embauchent pas, donc les salaires n'augmentent plus. Donc finalement la BCE ne cherche pas à lutter contre ce chômage en accompagnant des politiques de dépense publique. Elle préconise à partir de 2013 une action directe sur les taux d'intérêt parce qu'elle vise en priorité d'éviter la déflation. Pourquoi une intervention de la Banque centrale ? Deuxième raison, c'est que la Banque centrale européenne est consciente que le taux d'utilisation des capacités de production des économies européennes est très en deçà de la normale.

Donc elle sait la BCE que les entreprises ne produisent pas tel qu pourraient le faire et donc qu n pas Donc la BCE sait qu'il y a une tendance de pression à la baisse des prix. Donc elle sait que la déflation a tendance à s'installer. Troisième raison de l'intervention de cette BCE, de cette Banque Centrale Européenne c'est que la BCE craignait de l'inflation en 2010, 2011, 2012 or elle observe que ce risque, cette inflation n'a pas pu se faire Donc, elle observe que finalement c'est le ralentissement économique qui a pris le dessus et qu'on n'est pas dans une économie prête à se sortir de la récession.

Donc, elle considère que finalement tous les symptômes vont entretenir la menace déflationniste et elle observe aussi qu'il faut intervenir pour réduire les déficits publics. Car si elle ne réduit pas son taux directeur, la charge de la dette va progresser et donc les déficits publics vont s'aggraver. Et enfin, la quatrième raison qui motive son intervention soutenue, c'est que la BCE observe finalement la baisse des prix des matières premières. Pourquoi ? Parce qu'il y a une baisse de la croissance mondiale.

Les matières premières ne sont plus sollicitées. Les économies occidentales ont également trouvé des substituts à certaines matières premières comme le pétrole. Donc dans une logique de politique environnementale, on cherchait d'autres solutions, ce qui a contribué à la baisse du coût des matières premières. et donc il y a une nouvelle philosophie des économies occidentales qui cherchent à être moins dépendantes de l'extérieur. Donc ces économies qui cherchent finalement à se redresser. On a donc une situation préoccupante en termes de déflation et une nécessité donc d'intervenir.

Alors les effets de cette déflation méritent d'être précisés. Comment la déflation va-t-elle se caractériser ? Ce n'est pas du jour au lendemain, c'est progressif mais avec un réel danger. Cette déflation se caractérise dans un premier temps, et c'est là qu'il ne faut pas faire d'erreur, par une désinflation rapide. On a vu que la désinflation, c'est la baisse du niveau de l'inflation. Donc si on prend les niveaux de l'inflation sur les dix dernières années, on peut observer par exemple pour la France, en 2008 on a un taux d'inflation de 2,8% du PIB, qui chute à 2% du PIB en 2012, qui arrive en 2014 à 0,5%, donc on a bien une baisse continue du niveau de l'inflation, et qui se finit à 0%, qui se limite donc à 0% en 2015.

Pour aujourd'hui, donc, une inflation de 1,2% et qui serait donc au maximum pour l'année 2018 de l'ordre de 1,8-1,9%. Donc, on a effectivement un effet progressif, tout d'abord, avant la déflation réelle, j'ai une désinflation, donc le rythme d'accélération des prix qui est compromis. Le niveau de l'inflation se réduit, ce qui génère des effets très positifs à court terme, mais à condition que cette désinflation ne se poursuive pas par un schéma de déflation. Donc à court terme, par la désinflation, j'ai plus de pouvoir d'achat et je peux donc consommer davantage, ce qui provoque un effet vertueux pour la croissance et un effet stabilisant pour nos économies.

Si ce rythme persiste, c'est parfait. Mais en r il y a un r danger Ce danger c la deuxi phase qui succ la d c quand le m vertueux provoqu par la d se d un niveau faible d Ce qui est le cas pour les économies contemporaines, notamment européennes. Entre 2008 et 2015, ces niveaux d'inflation sont faibles. Pourquoi ? Parce que la BCE a encadré la politique monétaire. Parce que la BCE avait pour objectif prioritaire de lutter contre l'inflation. ce qui est partiellement une erreur mais elle craignait l'inflation donc l'économie va devoir s'ajuster or quand ce schéma de désinflation ce processus de désinflation s'opère, fonctionne dans une économie où les niveaux d'inflation sont faibles il y a un risque que ce mécanisme finalement fasse basculer le pays dans une dynamique déflationniste alors redoutable.

Redoutable, c'est-à-dire que finalement on va avoir un réel danger. Pourquoi est-ce problématique ? Parce que les salaires nominaux sont rigides, les taux d'intérêt sont déjà très bas. donc si finalement après la baisse du niveau de l'inflation j'ai une baisse réelle des prix qui s'impose je ne maîtrise plus, c'est le niveau des prix qui chute et c'est la récession qui va donc l'emporter donc finalement j'ai des risques de crise qui vont devenir dominants Et j'ai un problème de hausse d'endettement qui va donc s'en suivre, ce qui fait que finalement la désinflation qui s'est opérée en première phase va donner lieu à une pression déflationniste qui fera monter les taux d'intérêt réels à long terme. et avec des niveaux incompatibles avec ceux de la croissance.

Alors, c'est le cas pour l'Europe. À partir de 2015, les économies européennes contemporaines ont été ainsi confrontées à des différences majeures à partir de 2015 entre leur taux d'intérêt réel de long terme et leur croissance moyenne. des taux d'intérêt de long terme de 2,5% alors que la croissance n'était que de 0,4% en moyenne pour l'Europe. Pour l'Italie, on avait des taux d'intérêt réels de 3,2% pour une croissance de moins 1,9%, donc des écarts encore amplifiés. Donc finalement, si les taux d'intérêt réels sont supérieurs à la croissance, ça veut dire que le coût de l'argent est totalement inadapté avec le niveau de l'activité.

Donc ça veut dire que le risque d'investir est immense. Donc les entreprises ni les ménages ne vont investir, il y a une perte de solvabilité des emprunteurs, ils ne prennent pas le risque, ils savent que l'économie va vers la récession plutôt que vers l'expansion, le coût de l'argent est trop élevé, donc l'économie est freinée. L'inflation ainsi recule vers des niveaux si faibles que les intérêts nominaux ne peuvent plus suivre ce mouvement à la baisse, donc les taux d'intérêt réels deviennent beaucoup trop élevés et c'est un effet donc très ambigu.

Donc un effet ambigu parce que a priori en apparence la désinflation de la première phase d'activité économique donne du pouvoir d'achat mais finalement elle se poursuit en provoquant de la déflation qui ruine l'économie et donc finalement réduit le pouvoir d'achat des agents puisque ça provoque une récession économique. Donc, on est dans une situation qui devient une situation à risque avec une récession aggravée, un mal nouveau qui affecte principalement les économies contemporaines et tout particulièrement les économies européennes.