Cours 04 - La synthèse médiévale

INTRODUCTION HISTORIQUE AU DROIT · Semaine 2 : La synthèse médiévale
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Le naturalisme grec Le naturalisme grec Le naturalisme grec Le naturalisme grec Le point suivant que je vous annonçais il y a un instant, c'est la section 2 intitulée Le naturalisme grec. Pour les grecs, la nature, qu'ils appellent également le cosmos, est quelque chose qui existe avant tout. Le monde n'a pas été créé par Dieu, le monde existe en soi. Donc, c'est ce que je vous invite à détailler dans un premier paragraphe intitulé « Le cosmos comme ordre naturel ».

Donc, dans le monde grec, depuis le 8e siècle avant Jésus-Christ, et puis un peu plus tard, dans le monde grec, le cosmos, l'univers, le monde n'est pas une création de Dieu. Le cosmos n'a ni début ni fin, il est éternel. dans le monde juif on avait compris que Dieu avait par sa volonté créé un monde ordonné pour les grecs le monde est en soi par soi ordonné d'ailleurs le mot cosmos signifie ordre, ça signifie que dans le monde chaque chose est à sa place l le monde v le monde animal le monde min chaque chose est ordonn et sa place Alors ça ne signifie pas que les hommes connaissent cet ordre.

Ça signifie que cet ordre existe et même si les hommes l'ignorent en grande partie, ils vont essayer de rechercher ce qui se cache au fond de cet ordre. parce que les Grecs sont plus optimistes d'un certain point de vue que les Juifs et ils pensent que les hommes sont suffisamment intelligents pour aller à la recherche de cette nature, aller à la recherche de ce monde ordonné et ils sont capables de le connaître. Alors vous voyez que ici le mot ordre a des implications tout à fait différentes.

Tout à l'heure, chez les Juifs, on disait qu'un ordre est un commandement Et donc, observer la règle de droit, c'est d'abord obéir. Eh bien, chez les Grecs, l'ordre étant un monde ordonné, observer la règle de droit, c'est d'abord essayer de la connaître. Et vous voyez qu'ici, on va avoir un autre sens du mot ordre, mais on a aussi un autre sens du mot observer. Tout à l'heure, observer la règle de droit, c'était l'obéissance. Eh bien maintenant, observer, la règle de droit, c'est la connaissance.

J'observe la nature avec mes yeux, et parce que je suis capable de comprendre l'ordre de la nature, alors je me conforme à la nature. Mais vous voyez que pour cela, l'observation est plus un acte de connaissance qu'un acte d'obéissance. Nous allons partir de l pouvoir en tirer une cons que nous allons tirer d pr dans le paragraphe 2 le droit est dans la justice Donc paragraphe 2 le droit dans la justice Alors, du point de vue social, les Grecs ne conçoivent pas l'existence humaine en dehors de la cité.

Alors la cité, pour les Grecs, ce sont des petites unités politiques, de quelques milliers, parfois quelques dizaines de milliers de personnes, Athènes, Sparte, Thèbes. Et les règles de fonctionnement de ces cités peuvent être résumées à une seule chose, qui est la justice. La justice, à l'image d'une loi scientifique que l'on pourrait découvrir, par exemple les mammifères se multiplient par l'accouplement du mâle et de la femelle, il doit y avoir une loi de fonctionnement des sociétés politiques, et cette loi de fonctionnement, c'est la justice.

Donc pas de cité sans justice, mais pas aussi de justice en dehors de la cité. Alors voilà ce qui est l'idéal, mais en réalité, les grecs, les philosophes grecs, n'ignorent pas que les hommes sont injustes, et qu'ils ont tendance à préférer le bien particulier plutôt que le bien commun, ou plutôt que l'intérêt général. D'où cette idée que les citoyens doivent toujours tendre vers la justice. Et cette justice est en réalité une vertu personnelle, ce qu'on appelle la dikaïone.

La dikaïone, c'est le type d'attitude que chacun doit avoir dans sa relation avec les autres. juste pour les Grecs c la fois une r g mais c aussi une vertu personnelle Ainsi on peut dire que Aristide un homme juste c qu un homme sage et dans son comportement avec les autres il faisait preuve de justice Alors comment parvenir à cette justice pour les grecs ? C'est par l'éducation, parce que l'éducation va permettre la connaissance de la justice et la connaissance de la justice va permettre l'harmonie de la cité.

Vous voyez qu'on a une conception très différente, là il s'agit de l'éducation et non pas de l'obéissance. comme dans le monde juif. Donc pour les Grecs, finalement, le droit n'est pas dans la loi, parce qu'il n'y a pas une loi qui est donnée un jour, donnée par un quelconque dieu. La loi est plus exactement dans la justice. Et donc, une autorité politique qui prendrait une loi qui serait une loi injuste, serait une autorité politique, elle-même injuste, qui manifesterait non pas la capacité à adopter des règles de droit, mais qui manifesterait de la violence, de la simple brutalité.

Alors, chez les Grecs, il n'y a pas de distinction entre une justice humaine, qui serait une justice imparfaite, et une justice divine, qui serait une justice parfaite. Les Grecs n'ont pas une conception des dieux qui serait en dehors de la cité. La justice est un tout, elle est unique et elle doit être cette vertu recherchée par ceux qui décident politiquement, mais également par chacun des citoyens. Alors on va voir dans la vidéo suivante comment ces deux traditions ont été en quelque sorte réceptionnées, accueillies dans le monde chrétien.