La démocratisation du vote aux élections. C'est ensuite au sein de cette population qui a le droit de vote de voir comment cette population a évolué, quelles en sont été les caractéristiques, par exemple comment est-ce qu'on est arrivé à un droit de vote à 18 ans, à partir de 18 ans. Reprenons depuis le début avec d'abord la question du suffrage censitaire par rapport au suffrage universel. Alors les élections commence évidemment à l'Antiquité par exclure certaines catégories de la population.
Ne peuvent voter que les hommes, que les citoyens, ceux qui ont la citoyenneté athénienne ou romaine par exemple. En sont exclus, notamment dans les premiers âges d'Athènes et de Rome, les femmes, les esclaves évidemment, avec un corps électoral réduit, réduit à quelques centaines de milliers de personnes. Et pour sortir immédiatement de ces comparaisons historiques, trop historiques, antiques, revenons-en à la base avec le suffrage universel par rapport au suffrage censitaire. Historiquement, c'est le suffrage censitaire qui est la première modalité des votes, de la manière dont on peut voter.
C'est le suffrage censitaire qui définit en premier l'électorat à travers le monde. Le suffrage censitaire repose sur une double justification, une justification d'abord sociale, qui considère que tous les citoyens ne sont pas aptes à élire, à opérer un choix, le choix de leur représentant. C'est une vision assez élitiste de la représentation qui souhaite réserver le choix de la représentation aux classes les plus bourgeoises et à écarter les autres du choix possible. La seconde justification est idéologique et elle prend place dans l'idée de l'électorat fonction.
C'est une véritable question qui se pose à travers le suffrage censitaire, c'est-à-dire avec les critères d'exclusion d'une partie de la population de l'électorat. plusieurs manières d'exclure la population de l'électorat, c'est-à-dire d'exclure du droit de vote la population. C'est d'abord l'idée d'un sens financier, l'argent. L'argent a été pendant longtemps un moyen d'exclure une certaine partie de la population du droit de vote. C'est une justification sur le revenu, soit ça peut être il faut gagner tant d'argent, ou alors payer tant d'impôts, ou alors ça peut être également des questions d'habitation.
Habitation, c'est-à-dire il faut être propriétaire pour avoir le droit de vote. Ces différentes modalités du suffrage censitaire se retrouvent dans tous les pays. et contrairement à la vision contemporaine qu'on a du suffrage censitaire, le suffrage censitaire est loin d'avoir disparu il y a longtemps puisque c'est au cours du 19e siècle qu'on est passé d'un suffrage censitaire à un suffrage en partie universel, universel masculin pour commencer. Mais vous avez également un sens qui peut être culturel, avec l'exigence de diplômes, par exemple dans la monarchie de Juillet, où vous pouvez avoir l'idée qu'il faille avoir des connaissances en écriture et en lecture, notamment en Italie, avant 1913.
Ça vise à écarter toujours une certaine partie de la population. ça cherche en fait toute cette question du vote sans hésitaire parce qu'on n'est pas là non plus pour rentrer dans le détail mais sachez, ayez à l'esprit que la question du vote sans hésitaire c'est comment est-ce qu'on écarte une partie de la population du droit de vote tout simplement alors on l'a vu, différentes modalités la modalité principale c'est l'argent ça vise à créer une certaine à réserver le vote à une certaine partie de la population actuellement bien sûr maintenant qu'on est dans le suffrage universel complètement, cette question du suffrage transitaire peut paraître anachronique, datée ou alors extrêmement inverse à l'idée de démocratie.
Et pourtant ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas puisque même les philosophes des Lumières ont été pendant longtemps en faveur de cette idée du suffrage universel. Mais on le remarque m si a notamment dans la constitution de 1793 le suffrage universel n pas appliqu Malgr des d de principe les grands principes des Lumi clairement le suffrage universel n pas mis en place imm dans les institutions et dans le système des institutions issues de la Révolution en France. parce que le suffrage censitaire permet, on va dire, de conserver aux acteurs politiques une certaine, en tout cas c'est ce qu'ils pensaient, une certaine cohérence et une certaine attente dans les résultats du suffrage.
Autrement dit, il était considéré que le vote des classes les plus défavorisées était imprévisible et qu'on ne pouvait pas donc les maîtriser. Et donc il fallait les exclure du vote, et éviter la surprise du suffrage universel. D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est que lorsque le suffrage universel masculin va être mis en place, ce qui va ressortir, c'est cette idée d'éducation du peuple. Il va falloir éduquer le peuple, c'est ce qu'on trouve dans les textes et les débats parlementaires de l'époque, éduquer le peuple au suffrage universel.
Éduquer le peuple, si bien savoir comment voter techniquement, mais en réalité cette éducation du peuple c'est aussi dire au peuple comment il doit voter, c'est-à-dire pour qui voter, pour qui le peuple doit voter. C'est ce qu'on retrouve notamment dans les ouvrages de Maurice Agulon, notamment sur 1848, et le suffrage universel masculin. Mais cette idée d'éducation du peuple, elle se retrouve en réalité partout, dans tous les pays. L'idée de l'apprentissage du suffrage universel. Autre point à avoir à l'esprit qui permet de casser cette évidence que le suffrage universel serait forcément lié immédiatement à la démocratie, puisque ce n'était pas le cas, ni aux principes des Lumières, même si c'était le cas dans les principes, mais pas dans l'application des principes, c'est l'idée du secret du vote.
C'est-à-dire qu'une fois que vous votez, encore faut-il que le vote soit secret. Mais on revient sur ce point à la fin de la vidéo. Maintenant, passons au suffrage universel. Le suffrage universel, c'est l'idée qu'il n'y ait plus de barrière, qu'il n'y ait plus de sens dans le vote. Le suffrage universel est ensuite classé entre suffrage universel masculin, puis suffrage universel tout court, c'est-à-dire suffrage universel masculin et féminin. Le suffrage universel masculin, c'est-à-dire qu'une partie de la population, les femmes, sont toutes exclues du vote.
La bataille ou les luttes pour le suffrage universel masculin commencent dès la fin du XVIIIe siècle mais là où elles prennent un tournant décisif c'est au cours du XIXe siècle à partir vers le milieu du XIXe siècle avec notamment la France qui l'établit en 1848 et je vais citer d'autres dates c'était le cas avant en Norvège en 1897 en Finlande en 1906 En Autriche, en Suède en 1907, Portugal en 1911, en Italie en 1912 et la France donc auparavant en 1848.
Au Royaume-Uni, c'est seulement en 1918 que le suffrage est universel, puisqu'il a été universel que par étapes, dont je vous passe les détails, après trois étapes, 1832, 1867 et 1884, qui intègrent progressivement différentes classes urbaines. Donc le suffrage masculin se situe en gros entre 1850 et le début du 20e siècle sur un processus très long et surtout différencié selon les pays, c'est à dire que c'est pas l'idée d'une grande marche en avant où tout le monde irait dans le même sens, non, il y a vraiment des luttes, des batailles idéologiques, des batailles entre les partis politiques qui ne sont pas les mêmes entre les pays pour défendre l'idée du suffrage universel.
Le suffrage universel n'est d'ailleurs pas une question qui est là aussi indépendante des institutions politiques. C'est une question qui est ancrée dans les enjeux et rappelez-vous tout ce qu'on vient, tout ce qu'on a déjà vu dans les vidéos passées de ce semestre entre rien que les enjeux constitutionnels sur arriver à faire entre guillemets une bonne collaboration entre les pouvoirs, toutes les difficultés d'arriver sur ce point, d'arriver à rédiger un système équilibré entre les pouvoirs ou à ou un minimum un déséquilibre, mais au moins qui fonctionne.
Mettez-vous aussi dans le contexte des guerres. On a vu que, par exemple, en 1870, c'est encore une défaite militaire qui met fin à un régime politique qui met en place ensuite cinq ans avant d'arriver seulement à des lois constitutionnelles. Donc la question du suffrage universel, elle n'est clairement pas prioritaire à ce moment-là dans l'histoire. C'est pour ça qu'elle prend un temps différent, une temporalité différente selon les pays, que ce n'est pas exactement la même année que tout se déroule, mais qu'il y a néanmoins l'idée d'une période, cette cinquantaine d'années, de la fin du XIXe siècle.
Le vote des femmes n'arrivera que plus tard, une fois que le suffrage universel masculin sera généralisé, à peu près un demi-siècle plus tard en Europe. Les pays pr sont l encore la Nouvelle d 1893 l en 1901 et les en 1920 dans le 19e amendement de la Constitution La Finlande en Europe est le premier pays en 1906 Les autres pays, notamment les pays latins, sont plus lents à l'adopter, là aussi en raison de réserves et de luttes, à nouveau politiques, etc.
Avec l'Espagne en 1931, la France en 1944, suivi de la Belgique et de l'Italie, et le Portugal qui fermera la marche en 1974. Contrairement à ce qu'on peut penser, le vote des femmes n'est pas marqué par une opposition entre progressistes libéraux et conservateurs de l'autre. autrement dit ça ne serait pas la gauche qui serait favorable au vote des femmes et la droite de l'époque bien sûr qui serait défavorable contrairement à cette idée qu'on peut avoir et qu'on peut lire parfois la question du vote des femmes c'est même l'inverse qui se passe c'est à dire que c'est le socialisme, les gauches qui sont plutôt défavorables à l'adoption du suffrage universel puisqu'il est considéré en quelque sorte que ça serait contraire aux intérêts électoraux de la gauche.
Contraire aux intérêts électoraux, puisque là, il faut se projeter, bien sûr. L'idée que les femmes seraient à ce moment-là, on parle d'un contexte précis, bien sûr, que les femmes seraient soumises soit à leur mari, qu'elles voteraient comme leur mari, ou alors qu'elles voteraient comme le dit le curé. C'est ce qui se lit dans les débats parlementaires de l'époque. et que donc, en gros, les femmes ne seraient pas capables de voter pour elles-mêmes et d'exercer librement leurs droits.
Et que ce vote-là des femmes serait donc, par essence, négatif ou serait plutôt à l'avantage de la droite. Le mouvement du vote des femmes, vous le verrez notamment dans les vidéos du cours de sciences politiques, d'introduction à la science politique, vous le verrez, plus développée nécessairement. Il y a beaucoup de choses à dire dessus, il y a le mouvement des suffragettes, qui est un mouvement de défense de l'idée des droits de vote des femmes, qui va porter cette contestation du fait de l'injustice, que les femmes n'aient pas le droit de vote, et qui va défendre le suffrage universel masculin.
Vous avez toute une longue histoire de cette défense de la cause du droit de vote des femmes, qui est une histoire absolument passionnante, mais que vous aurez l'occasion de voir dans d'autres vidéos. Une fois que vous arrivez à la question du suffrage universel, une fois que vous avez dépassé cette question du suffrage universel, vous pouvez ensuite jouer sur d'autres variables dans cette démocratisation du vote. Ça peut être l'âge, avec l'abaissement progressif de la majorité électorale, qui était à certains moments de 30 ans, qui a été baissé progressivement pour arriver à 18 ans dans la décennie 70 à travers l'Europe.
Donc l'âge a pu aussi être une barrière. On a pu exclure certaines personnes en considérant qu'avant 25 ans, avant 30 ans, et maintenant c'est avant 18 ans, on n'est pas apte, on n'est pas capable de voter. Cet âge de 18 ans n'a rien de fixe. Vous trouvez régulièrement, et cela à travers les pays, des propositions de loi qui vise à proposer un abaissement, encore une fois, de l'âge de la majorité électorale, avec un abaissement à 16 ans.
En tout cas, 16 ans, c'est l'idée qui revient souvent. Toujours dans cette perspective du dépassement du suffrage universel, la question de qui peut voter sur le territoire. Parce que le suffrage universel, il est considéré comme un suffrage universel, mais en vrai national. c'est-à-dire que peuvent voter les citoyens, avec la citoyenneté, la nationalité, qui donnent le droit de vote. Ce droit de vote n'était donc pas un droit qui était permis aux étrangers qui résidaient dans le pays.
Ça a été changé en France et dans les autres pays, dans la décennie 90, à partir de 1993, en accordant le droit de vote pour les élections locales et pour les élections européennes aux ressortissants étrangers des pays de l'Union européenne pour les élections que je viens de citer. De fait, pour ces élections-là, le suffrage n'est plus seulement national, il est aussi permis pour les étrangers de l'Union européenne qui vivent sur place. Et ça, c'est une réciprocité entre tous les pays de l'Union européenne.
Reste une dernière question, la question des étrangers hors Union européenne, du coup, dans les élections nationales ou organisées dans le cadre des pays, que ce soit les élections nationales ou locales. Seuls certains pays ont pour l'instant élargi leur droit de vote aux étrangers. C'est la Suède pour les élections locales, en 1975, la Norvège en 82, le Danemark en 81 et les Pays-Bas en 85 qui ont élargi ce droit de vote au-delà du droit lié à la citoyenneté.
En France, la question est récurrente, mais pour l'instant, on n'avance pas, il n'y a pas d'avancée en ce sens, et le vote reste lié au droit lié à la citoyenneté, le droit de vote. Alors un dernier point pour finir cette vid et pour finir le semestre c toujours dans cette id de d du vote c que la d du vote c une chose avoir le droit de vote c'est une chose, en quelque sorte c'est bien, mais c'est pas suffisant.
C'est pas suffisant puisque presque de manière aussi importante que le droit de vote, ou dans un second temps de manière aussi importante que le droit de vote, encore faut-il que votre vote soit égal à celui de votre voisin, celui de votre voisin ne compte pas plus que le vôtre, et encore faut-il que le vote soit secret, égal et secret. Le vote doit être égal et secret et en lien à cette démocratisation du droit de suffrage se met en place la modernisation de ce qu'on a appelé la technologie du vote.
La technologie du vote, c'est-à-dire essentiellement le passage du vote secret, pardon, le passage d'un vote public à un vote secret. En effet, vous pouvez avoir le droit de vote, mais devoir exprimer votre opinion, non pas dans une urne ou avec une enveloppe, après l'avoir mis l'enveloppe, le billet de vote dans une enveloppe, dans un isoloir. Mais vous pouvez simplement, à l'époque, au début du suffrage universel masculin, devoir voter à l'oral ou par écrit dans ce qu'on appelle les registres de vote, en étant votre nom et votre choix, etc.
A l'évidence, ce système nous paraît complètement anachronique et ne nous permettant pas de garantir des élections libres et justes, évidemment. Mais nous avons là une version, une perception très contemporaine des élections. puisque même les philosophes des Lumières, les principes des philosophes des Lumières n'étaient pas des fervents défenseurs d'un vote secret. Au contraire, pendant très longtemps, c'est le vote public qui a été perçu comme le vote démocratique par excellence. Le vote public qui était perçu en réalité, là aussi selon des considérations politiques qui permettaient de vérifier la bonne fidélité, ou la fidélité tout court d'ailleurs, au régime politique révolutionnaire.
Le vote public a donc eu la faveur de certains philosophes des Lumières, et du coup, ça doit nous amener à relativiser cette idée du suffrage caché, secret, qui n'est pas du tout un prérequis à la démocratisation du vote et à la démocratie et au régime politique moderne. Cette technologie démocratique, cette technologie du vote, elle est passée par plusieurs stades et chaque outil électoral a son histoire propre Que ce soit la standardisation des bulletins de vote Que ce soit les enveloppes, pour cacher Que ce soit surtout l'isoloir, qui arrivera très tardivement en France Pensez que c'est seulement en 1913 que sera adopté l'isoloir alors qu'il l'est au Royaume-Uni dès 1872.
Ça fait donc seulement un peu plus d'un siècle qu'en France on vote avec un isoloir et que son vote peut véritablement être caché. Enfin, et ça sera certainement mon avant-dernier mot, un mot-clé seulement et je vais même passer dessus, c'est l'Australian ballot. Le passage du vote public au vote secret et tout le matériel électoral qui va autour, c'est ce qu'on appelle l'Australian ballot, c'est-à-dire le bulletin australien. Le bulletin australien, puisque c'est l'origine géographique de la première fois que le vote secret, un vote secret, a été réalisé dans cette technologie du vote qui se modernise progressivement.
D'ailleurs, beaucoup de points se posent encore. Cette modernisation du vote n'est pas terminée. Que faire actuellement du vote électronique ? Le vote électronique avec le vote sur les machines électroniques, c'est-à-dire que vous vous rendez dans un bureau de vote et vous votez sur une machine électronique. Dans ce cas-là, vous avez la suppression du papier, la suppression de l'urne. On parle d'urne électronique. Mais vous avez également le vote électronique à travers la question du vote à distance.
Le vote à distance qui est certainement la question actuelle et future pour la technologie du vote. Alors, on a terminé maintenant ces différentes vidéos du premier semestre. vous l'avez vu le programme est très dense beaucoup de points à voir et surtout ne changez pas votre méthode de travail si vous avez suivi dès le début les vidéos qui permettent à la fois de bien saisir la manière dont il faut travailler sérieusement sur la licence numérique il est essentiel je le répète encore une fois d'apprendre la méthode et de s'entraîner c'est le seul moyen en vérité de pouvoir travailler On ne peut pas arriver au partiel sans s'être entraîné, sans avoir bien fait la méthode, bien la connaître et bien maîtriser, histoire de ne pas perdre de temps lors du partiel sur comment je dois rédiger une introduction, par exemple.
Servez-vous des manuels, faites des fiches, participez sur le forum. Mais tout ça, ça doit déjà être fait, puisque au jour d'aujourd'hui, maintenant, on approchera du partiel. Et je vous souhaite donc de bonnes révisions et surtout de réussir votre examen. Sous-titrage Société Radio-Canada