Cours 16 - Le régime politique, introduction, présentation et enjeux

DROIT CONSTITUTIONNEL 1 · Semaine 5 : Les institutions des États-Unis (2), le régime politique
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Cette vidéo est consacrée au président des États-Unis. A votre avis, qui est l'homme le plus puissant du monde ? Est-ce que le président des États-Unis est vraiment l'homme le plus puissant du monde ? Deux éléments de réponse. Si on s'en tient au classement Forbes de l'année 2016, le président des États-Unis n'est pas l'homme le plus puissant du monde. Il s'agit de Vladimir Poutine, le président de la Russie, qui est qualifié d'homme le plus puissant du monde.

Le président des États-Unis n'arrive qu'en seconde position. Deuxième élément de réponse, est-ce qu'au sein des États-Unis, des différentes institutions des États-Unis, le président est vraiment l'institution la plus puissante ? On le verra, tout ça peut être discuté et le président peut être mis en position de faiblesse, notamment par rapport au Congrès, le Congrès, le Parlement des États-Unis, qui est assurément le Parlement le plus puissant du monde. On le verra donc, le régime présidentiel est un faux ami au niveau de son intitulé.

Ne considérez surtout pas que le régime présidentiel, contrairement à ce qu'on lit quasiment chaque jour dans les journaux en France, est un régime où le président détient tous les pouvoirs et fait ce qu'il veut. Ce n'est absolument pas le cas. Vous avez, et c'est la notion fondamentale, les checks and balances, les contre-pouvoirs, la balance des pouvoirs, qui concernent aussi le président des États-Unis. Alors, logiquement, on va commencer à parler du président à travers l'élection du président des États-Unis.

Alors là aussi, c'est un sujet que l'on peut suivre malgré la séparation par l'Atlantique, que l'on peut suivre aisément en France. Aizément en France, puisque la campagne présidentielle est relayée très largement dans les médias, à travers un cycle électoral assez long, qui dure plus d'un an, avec d'abord une campagne structurée en interne dans les partis, avec les primaires, qui ont été ensuite plus ou moins importées en France, suite à un modèle américain là-dessus. mais passons, vous y verrez ça peut-être plus tard dans votre cursus.

Bref, les primaires interne aux partis qui permettent à chaque parti de choisir son candidat. Deuxième partie de l'élection présidentielle, c'est la campagne officielle entre le candidat républicain et le candidat démocrate, donc avec cette idée qu'il y a un bipartisme. En réalité, il n'y a pas que deux candidats qui sont candidats justement à l'élection présidentielle des États-Unis. Plusieurs candidats sont présents également et lors de la dernière élection de 2016, le troisi candidat a r un score certes assez faible tr faible mais qui n loin d r et anecdotique Avec le troisi candidat qui a obtenu un score de 4 N effectivement on consid g qu n a que deux candidats aux Etats Néanmoins, c'est une image qui est fausse.

Enfin, c'est une image qui est fausse. Néanmoins, l'idée est quand même la primauté des deux grands partis dans l'élection présidentielle. Un système électoral indirect pour le mode d'élection du président des Etats-Unis. indirect avec les fameux grands électeurs mais pour tous ces détails techniques qui seraient certainement assez pénibles à énumérer à l'oral dans cette vidéo je vous recommande les lectures des manuels qui sont tous très complets et très précis sur les modalités techniques les différents types de primaires par exemple les caucus etc. sur l'élection du président des Etats-Unis juste un point un point pour finir avec cette polémique qui revient à chaque élection quasiment aux Etats-Unis En effet, vous avez cette idée de vote populaire aux États-Unis et en même temps vous avez les grands électeurs.

C'est donc la différence entre les deux. Et ce qui arrive souvent, ça a été le cas par exemple lors de l'élection de 2000 entre Al Gore et George W. Bush, ça a été le cas en 2016 entre Donald Trump et Hillary Clinton, vous avez un résultat inverse entre le score populaire, le résultat des suffrages, et le résultat des grands électeurs. La polémique provient du fait que le candidat qui a obtenu le plus de suffrages, Al Gore en 2000, Hillary Clinton en 2016, n'est pas devenu ensuite président des États-Unis.

Cette polémique est essentiellement française et est liée à une interprétation, une mauvaise connaissance également des non-américains, on va dire, du système électoral des États-Unis. puisque ce système électoral des États-Unis, il place dans son cœur, dans sa logique, dans son principe, le fédéralisme. C'est pour ça qu'il est indirect avec les grands électeurs de chaque État et que tous les États n'ont pas le même nombre de grands électeurs, etc. Ce qui peut arriver donc à des résultats inverses entre suffrage populaire et nombre de grands électeurs.

Un exemple précis pour 2016. Hillary Clinton est quand même arrivée en tête avec plus de 2 millions de voix par rapport à Donald Trump. Et Donald Trump a néanmoins à emporter plus ou moins largement au niveau du vote des grands électeurs. Alors comment c'est possible ? C'est possible puisqu'en fait les États aux États-Unis sont relativement peu homogènes. qui sont peu homogènes, vous avez des États qui sont clairement républicains, par exemple le Texas et d'autres États qui sont clairement démocrates, par exemple la Californie.

Et vous avez des swing states les swing states qui correspondent en fait aux qui sont susceptibles de changer c les qui sont vraiment disput politiquement c qui peuvent basculer dans le camp d basculer dans le camp r Et c pour qu dit que pour gagner l pr aux il faut remporter les swing states, c'est-à-dire que chaque parti est plus ou moins assuré de remporter ses États traditionnellement favorables, mais que la différence se jouera sur les swing states.

C'est ce qui s'est passé lors de l'élection de 2016. et c'est ce qui s'est passé, donc Donald Trump a remporté les États qu'il fallait. Néanmoins, est-ce que ça nous permet d'expliquer ces 2 millions de voix des cas ? 2 millions, c'est quand même beaucoup. En fait, il y a un point et on l'explique facilement. Ce point, c'est la Californie. Hillary Clinton, en Californie, l'a emporté très largement. D'une part. D'autre part, la Californie est un État très peuplé.

Ce qui fait que du fait que cet État soit très peuplé, et qu'elle ait réalisé un très gros score, elle a obtenu donc beaucoup de voix. Beaucoup de voix et je crois qu'on peut dire que la Californie, il y a un écart de plus d'un million et demi de voix, voire deux millions de voix si ce n'est plus, en faveur d'Hillary Clinton. Et on se rend compte qu'Hillary Clinton a réalisé de très gros scores dans les États très peuplés, très démocrates, et que Donald Trump, lui, l'a emporté de très peu, mais dans le plus d'États.

Ce qui fait qu'il a emporté plus de grands électeurs, mais qu'il a pu perdre au suffrage universel. Voilà, c'est un point très précis. N'hésitez pas à poser des questions sur le forum sur ces questions-là qui sont vraiment passionnantes et qui permettent et qui doivent, pour vous étudiants et pour n'importe qui en réalité, nécessiter une remise en question de ne pas interpréter les éléments extérieurs, par exemple du système électoral des États-Unis, par rapport à un regard franco-français.

Ça n'a pas de sens. Le système électoral des États-Unis date du 18e siècle. Et donc, replacez-vous dans ce contexte du fédéralisme, de la rivalité entre les États, etc., pour, justement, mieux concevoir le mode de scrutin de l'élection présidentielle des États-Unis. Un dernier point sur l'élection présidentielle des États-Unis, c'est le fait que la campagne du président des États-Unis a pris une tournure depuis les années 2000, une tournure financière absolument peu concevable depuis la France. Alors que nos campagnes présidentielles en France se situent aux alentours de 22-23 millions d'euros par candidat, la campagne aux États-Unis dépasse le milliard de dollars.

Rendez compte des chiffres que je suis en train de vous parler On parle de dizaines de millions d quelques dizaines de millions d par rapport un milliard de dollars La politique aux a pris un tournant financier par ailleurs valid par la Cour supr travers la question des super PAC qui permettent le financement des campagnes électorales, un tournant absolument impressionnant, et qui donne différents styles de campagne. La campagne aux États-Unis, c'est une campagne où il y a beaucoup de publicité, à la télévision, les règles de financement ne sont pas du tout les mêmes que celles en France.

Le financement privé est totalement possible à travers les super PAC. Vous avez des donations qui sont absolument considérables, des donations privées qui sont considérables. Vous avez l'utilisation des publicités négatives. Vous avez vraiment une autre envergure en fait de la politique. Ce qui pose des questions, ce qui pose la question du financement de d'avis politiques, ce qui pose la question du coût des campagnes en France. Est-ce qu'on peut sérieusement faire campagne dans le cinquième ou sixième pays mondial, une campagne présidentielle avec seulement 22, 23, 25 millions d'euros ?

On peut considérer que oui, c'est largement suffisant et que c'est plutôt la politique aux États-Unis qui devrait être encadrée. On peut aussi considérer que le décalage est tel, quelques millions d'euros, quelques dizaines de millions d'euros, comparé à un milliard de dollars, que les deux sont peut-être des extrêmes et qu'il y aurait peut-être un juste milieu. En tout cas, ça interroge clairement la question du financement de la vie politique. Et enfin, cette campagne des États-Unis, elle donne à voir l'importance du président des États-Unis.

En effet, il n'y a pas une seule élection à travers le monde qui polarise autant la tension que celle du président des États-Unis. Et ce qui est aussi assez impressionnant, c'est que cette élection, elle polarise la tension à travers les continents pendant plus d'un an. Pendant plus d'un an, les Français, les Anglais, les Allemands, en Inde, en Chine, dans tous les pays, tous les pays sont focalisés sur l'élection du président des États-Unis. Chacun vient se passionner pour la prochaine primaire républicaine, la prochaine primaire démocrate, les fameux Super Tuesday, etc.

C'est quelque chose qui est assez marquant quand même, quand on voit, d'après les résultats des sondages, un désaveu de la démocratie en France, une critique de la démocratie, l'abstention, la défiance vis-à-vis des acteurs politiques. Malgré tout, la politique continue de passionner, et c'est paradoxal, ça se passe notamment aux États-Unis, ce qui met en avant précisément l'influence du président des États-Unis, dont on va voir maintenant les différentes compétences.